Restauration des vitraux
DERNIERE CAMPAGNE DE RESTAURATION
D'après l'étude préalable de la restauration établie en novembre 1999 par Daniel Lefèvre, architecte en chef des monuments historiques, le devis de la restauration complète des vitraux s'élevait à 1.150.000 francs, soit 175.316,40 euros.
Partie X\/lème siècle.
Pour cette partie de l'édifice, il était prévu, après démontage complet : nettoyage des deux faces, remplacement des pièces peintes brisées, rehausse des carnations effacées, remise en plomb totale, pose d'une protection grillagée, emballage et transport des vitraux sur site, remise en place.
L'ensemble pour un coût de 725.000 francs, dont 195.000 francs de protection grillagée, soit 10.525,54 euros, dont 29.727,55 euros de protection grillagée.
Partie XVIIIe. siècle.
Pour cette partie de l'édifice, le programme comporte nettoyage des deux faces, remplacement des pièces peintes brisées, rehausse des carnations effacées, remise en plomb totale, pose d'une protection grillagée, emballage et transport des vitraux sur site, remise en place évaluées à 335.000 francs.
Cette évaluation ne comprend pas la restauration de la baie sud de la 1ère travée. Celle-ci représentait le baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste. M. Lavedan, architecte des Monuments historiques, avait ordonné sa dépose en raison des mouvements enregistrés sur cette partie de l'édifice. Le vitrail original n'ayant pas été retrouvé, après le décès du donneur d'ordres, il a été proposé la création et réalisation d'un vitrail non figuratif.
Le vitrail de remplacement a été réaliséepar les ateliers Lorin de Chartres. Fondés en 1863, ces ateliers ont été créés par Nicolas Lorin. Deux autres générations se sont succédées depuis. En 1973, Gérard Hermet et Jacques et Mireille Juteau se sont associés pour assurer la continuité des ateliers. Ce sont eux qui ont effectué, de 2005 à 2007, la restauration complète des vitraux de Saint-Médard.
Leur signature figure sur la verrière de la 5ème travée nord et sur celle des 2 premières travées sud, création originale signée G Hermet et MJuteau
L'atelier Lorin, classé monument Historique

L'atelier LORIN, sis rue de la Tannerie à Chartres, cliché SEHT
Fondé en 1863 par Nicolas LORIN, l’entreprise, spécialisée dans la création et la restauration de vitraux, est le dernier au monde des ateliers créés au XIXe siècle qui soit encore en activité. Outre les bâtiments, rue de la tannerie, classés Monuments historiques depuis 1999, le projet de sauvegarde et de valorisation, coordonné par la Ville de Chartres, concerne les machines et les archives de l’atelier.
Après le décès du fondateur Charles LORIN, son fils Nicolas a repris l’atelier jusqu’en 1940. Le petit-fils du fondateur, François Lorin, a géré la succursale de l’atelier à Paris jusqu’en 1972, date à laquelle la maison Lorin a été reprise par Gérard HERMET, Jacques et Mireille JUTEAU.
La restauration des vitraux de l’église Saint-Médard a été effectuée en 1996 et 1997, par Gérard HERMET et Mireille JUTEAU. Élodie VALLY, employée aux ateliers Lorin depuis 2004 a racheté l'entreprise en 2016 et choisi de poursuivre son histoire. Elle a réalisé cette acquisition en association avec François RATKOFF et Claire BABET. Depuis 2019, elle dirige seule les ateliers et emploie une équipe de trois collaborateurs choisis pour la qualité de leurs compétences techniques. Nous la remercions d’avoir accepté de recevoir la Société d’Études Historiques de Tremblay et de lui avoir ouvert les archives de la maison LORIN.

Gérard Hermet, cliché archives maison LORIN.

Mireille JUTEAU, archives maison LORIN

Source :
article de H. Revel, Les vitraux de Saint-Médard, chef d'œuvre de l'art du verre au XIXème siècle, bulletin n° 44 de la SET, année 2020

