Images des manifestations, mai 1936

Manifestation des ouvriers grévistes, devant la n° 17, rue de Roisssy

archives de la SEHT, fonds Martine Boudes

 

                         Harmonie municipale, CPA collection SEHT © SEHT

 

Sur la place de l'église, les grévistes dorment sur l’herbe ou jouent aux cartes, à plat ventre sur le sol. Les piquets de grève restent en fonction jusqu'à vingt-trois heures environ. Ils occupent la place depuis quatre heures du matin, aussi a-t-il été nécessaire d’organiser un roulement. Chaque gréviste est prévenu de l’horaire auquel il devra  « être de piquet ».

Lors des changements de prise et cessation de poste, un clairon sonne. Tous les rassemblements s’opèrent au son de cet instrument, qui est remplacé pendant quelques jours par un tambour. Les instrumentistes sont fournis par l’harmonie municipale, créée le 4 février 1936, à l’initiative d’un groupe d’habitants du Bois-Saint-Denis, parmi  lesquels Louis Dequet, premier adjoint au Maire de la Municipalité ouvrière élue en 1935. L’harmonie municipale ne compte pas moins de sept clairons, dont celui de Louis Dequet, qui a sonné à son tour, sur la place de l’église. Il figure sur le cliché au 2ème rang en remontant vers le haut, deuximème à droite, son clairon en main.

Au 4ème rang en remontant vers le haut, un des instrumentistes lève le poing, en solidarité avec la lutte des ouvroiers agricoles en grève.

 



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