Plan de développement local
LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT LOCAL DE LOROPÉNI
A partir de 1999 le Comité de Jumelage a souhaité une présence permanente sur le terrain pour contribuer à l’essor économique du département par un appui technique et financier aux villageois désireux de s’impliquer dans des actions de développement.
Le 26 juin 1999 François ASENSI, Député Maire de Tremblay-en-France, président du Comité de Jumelage, signe une convention avec l’Association Française des Volontaires du Progrès (A.F.V.P). Celle-ci, avec le partenariat des acteurs locaux et des villes de Tremblay et Marsciano conçoit et met en œuvre le Plan de Développement Local de Loropéni. La ville de Marsciano est partenaire de cet engagement. La convention avec l’opérateur de terrain est cosignée par Mario TIBERI, maire de Marsciano.
Financement
Période du 1er octobre 1999 au 30 septembre 2000.
Budget annuel 300.000 F
- Participation de l’Etat 150.000 F (versée pour le compte du Ministère des Affaires Etrangères par Cités Unies France)
- Participation Marsciano 5 millions de lires, soit environ 15.000 F
- Participation de Tremblay 135.000 F
Période du 1er octobre 2000 au 30 septembre 2004.
Budget annuel 300.000 F
- Participation de l’Etat 150.000 F (versée pour le compte du Ministère des Affaires Etrangères par Cités Unies France)
- Participation Marsciano 5 millions de lires, soit environ 15.000 F
- Participation de Tremblay 135.000 F
Signature de la Convention avec l’AFVP
Le 26 juin 1999, à l’Hôtel de ville, François ASENSI, député Maire de Tremblay-en-France, a signé la convention avec l'AFVP (Association Française des Volontaires du Progrès) sous l'gédie de la FMVJ (Fédéraion Mondiale des Comités de Jumelage) pour la mise en oeuvre du Plan de Dévreloppement local de Loropéni.
Le Conseil Municipal du 26 juin 2000 a validé la convention pour la période allant du 1er octobre 2000 au 30 septembre 2004. Le financement du PDL de Loropéni figure au budget de la ville.

Le 26 juin 1999 François ASENSI, Député Maire de Tremblay-en-France, président du Comité de Jumelage,
signe une convention avec l’Association Française des Volontaires du Progrès (A.F.V.P).
pour objet la mise en oeuvre du Pan de Développement Local de Loro (laz péni
Les objectifs du Plan sont :
- de favoriser l’émergence d’interlocuteurs crédibles et représentants les populations auprès des partenaires au développement (administration, services de l’État, ONG, bailleurs de fonds, etc.).
- d’engager un processus de prise en main par les populations locales de leur propre développement, au travers d’une responsabilisation et d’une implication à tous les iveaux.
Au moment de la signature du plan de développement, les agriculteurs de la zone de Loropéni cultivent leurs terres à la houe. L'une des priorités du Plan de Développement sera la modernisation des techniques agricoles. Dans le département la charrue est très rare. Dans les villages de plus de 500 habitants, on en recense au plus 5 et une charrette par village, en 1999. La culture se fait donc principalement à la daba (la houe). Un paysan qui cultive à la daba exploite au plus deux hectares, alors qu'un paysan qui pratique la culture attelée en cultive 5 à 6 foix plus. L'un des objectifs du PDL est la promotoion de la culture attelée.

Culture collective d'un champ à la daba, CPC photo-plus Ouagadougou
Dans chaque village les candidats à la culture attelée peuvent formuler leur projet en langue locale, avec l'aide d'un villageois qui a été formé à cet effet. Le candidat doit participer pour moitié au financement de sa charrue et des boeufs. Il a droit de contracter à cet effet un emprunt auprès de la caisse d'Epargne de Lporopéni. L'autre moitié du financement est couverte par le PDL qui fournit des semences sélectionnées et, en outre, organise un stage pour former le paysan à la conduite des boeufs et à leur entretien.
Les candidatures sont validées par le Comité de décision qui comprend des représentants des villages. Le Comité de suivi se réunit tous les six mois, sous la présidence du maire de Loropéni, président du Comité de jumelage, avec laparticipation de l'AFVP et du Comité de Jumelage de Tremblay-en-France.
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Paysan de Loropéni; armé de sa daba, cliché SEHT

Comité de suivi, mai 2002
Le plan de développement local est mis en oeuvre par les villageois, avec le concours d'un ingénieur agronome, volontaire du progrès missionné par l'Asscociation des Volontaires du Progrès (AFVP). Il est assisté par un tecnicien local qui est chargé du dialoge avec les paysans, en langue locale.Tous les six mois, une délégation du comité de Jumelage de Tremblay-en-France se rend à Loropéni, pour participer au Comité de suivi présidé par le maire de Loropéni, président du Comité de Jumelage de Loropéni.

Comité de suivi, mai 2002
De gauche à droite Pierre-Yves LIVOLANT, Hervé REVEL, Jacob HIEN, président du Comité de suivi en sa qualité de maire de Loropéni, Anne SCZYMANSKI, ingénieur agricole.
EXTRAIT DU PROCES-VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL
DE LA VILLE DE TREMBLAY-EN-FRANCE
Séance du lundi 26 juin 2000
M. François Asensi, député maire,
Je voudrais avant de passer à la question N° 13 et de donner la parole à M. Hervé REVEL saluer la présence dans notre assistance de représentants de Loropéni, notre région sœur avec laquelle nous sommes jumelés, notamment M. Bilari COULIBALI qui est le Trésorier du Comité de Jumelage de Loropéni. Il est également accompagné de son épouse, Adjatou, et de Mme Colette PALÉ.
(Applaudissements).
Nous sommes très heureux de les avoir, ce soir, parmi nous. Et nous allons, aujourd’hui, aborder un sujet qui les concerne. C’est donc M. REVEL, Vice-président du Comité de Jumelage et Maire-Adjoint, qui va intervenir.
***
CULTUREL
13) Opération de coopération décentralisée - Convention avec l’association française des
volontaires du progrès, pour le financement du plan de développement local de
Loropéni, Burkina Faso, ville jumelle de Tremblay-en-France - Approbation et auto-
risation des versements.
M. REVEL.- Depuis 1987, les deux villes de Marsciano et de Tremblay-en-France sont jumelées avec le Département de Loropéni au Burkina Faso dans le cadre d’un jumelage de coopération.
Dans un premier temps, le Comité de Jumelage de Tremblay-en-France qui est subventionné par notre Assemblée Municipale a visé à l’amélioration des conditions de vie des habitants de Loropéni en les aidant dans les domaines de l’éducation et de la santé.
Aujourd’hui, l’effort est dirigé vers le domaine économique.
Une première action a été menée par le Comité de Jumelage de Tremblay-en-France avec la participation du Comité Local de Jumelage de Marsciano et de Cités Unies France. Elle a concerné l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de développement local du Département de Loropéni pour la période du 1er octobre 1999 au 30 septembre 2000.
Une convention a été passée avec l’association française des volontaires du progrès. Puis elle a été signée, afin qu’elle soit l’opérateur de terrain des actions de coopération décentralisée pour le compte des deux comités de jumelage de Tremblay-en-France et de Marsciano, le 26 juin 1999.
L’évaluation de l’action engagée au cours de cette première période s’est avérée positive et permet, à la Ville, d’envisager une poursuite de cette action jusqu’en 2004 pour conduire cette action sur cinq ans.
Le budget annuel de cette opération serait de 300.000 F financés à hauteur de 50 % par la coopération, de 5 % par la Ville de Marsciano et de 45 % par la Ville de Tremblay-en-France. Ces fourchettes sont celles du financement de la première tranche. Et nous proposons de pérenniser, les 4 années suivantes, ce type de participation.
Il est donc demandé au Conseil Municipal d’une part d’approuver à compter du 1er octobre 2000 la convention à passer avec l’association française des volontaires du progrès pour la mise en œuvre du plan de développement local de Loropéni pour la période du 1er octobre 2000 au 30 septembre 2004, puis d’autre part d’autoriser M. le Député-Maire à signer cette convention et à effectuer les versements correspondants à l’association française des volontaires du progrès au Burkina Faso.
Cette convention annuelle serait renouvelable par tacite reconduction et résiliable avec préavis de trois mois signifié aux parties contractantes.
Les crédits relatifs au financement du dernier trimestre 2000 ont été inscrits au Budget Primitif 2000. La dépense correspondant à ce dernier trimestre serait versée sous forme de subvention à l’association française des volontaires du progrès, délégation régionale à Ouagadougou.
Les crédits relatifs au financement des participations financières de la Ville jusqu’en 2004 seraient inscrits au budget primitif de chaque exercice budgétaire en dépenses et en recettes car il faudrait continuer à bénéficier de la subvention du Ministère de la Coopération.
M. LE MAIRE.- Qui souhaite intervenir sur cette délibération ?
Mme AMBLOT.- Pour ma part, j’aimerais avoir des détails complets sur le montant du budget annuel de 300.000 F.
M. REVEL.- Vous voulez des précisions sur l’utilisation des 300.000 F. Le budget de la première année d’exercice comprend donc tout le travail de préparation et de mise en place de l’action qui a été faite sur place par l’équipe de l’A.F.V.P., plus bien entendu le salaire des volontaires concernés. L’équipe est composée d’une volontaire française qui est ingénieur. Elle est aidée d’un technicien burkinabé qui est rémunéré en tant que salarié local. En fait, ils ont choisi dans le département cinq villages qui vont bénéficier de cette action. Puis ils ont mis en place toutes les structures de gestion de l’action, c’est-à-dire : que les communautés villageoises ont été réunies, qu’elles ont désigné des responsables et qu’elles ont engagé une action de formation de ces responsables avec notamment des cours d’alphabétisation en langue locale. En effet, voilà : la mise en place, le financement du personnel qui gère l’action et l’équipement d’un certain nombre de villageois.
Si je suis trop long, vous m’arrêtez. Mais je vais essayer, Monsieur le Maire, de présenter très vite la problématique. Dans le département, très très peu de paysans pratiquent la culture attelée. En effet, on cultive à la houe. Vous imaginez d’une part la pénibilité, puis d’autre part le rendement médiocre de ce type de culture. Là, nous aidons donc les villageois à passer à la culture attelée en les aidant à acheter le matériel oratoire et les bœufs qui permettront de mettre en culture les terres concernées plus des actions de formation. Puis nous les aidons, aussi, à acquérir des intrants.
Il y a un deuxième volet qui est prévu. Il s’agit de la construction d’une maison de l’amitié qui permettra de mieux utiliser le patrimoine local, en particulier le site touristique des ruines de Loropéni, en fixant les touristes qui se rendent sur place de manière à ce que quelques sous puissent rester dans l’économie locale.
Voilà en quoi consiste le plan de Loropéni. Cela fait donc 300.000 F par an : 150.000 F donnés par la coopération, puis 150.000 F donnés par les villes de Tremblay et de Marsciano. Le budget total de l’action représente donc 10 F par habitant pour notre Ville dont 5 F remboursés par l’Etat, 4,50 F payés par les Tremblaysiens et 0,50 F par Marsciano.
M. LE MAIRE.- Vote : Les versements sont adoptés à l’unanimité.
Je vous remercie pour nos amis de Loropéni.
SIGNATURE PUBLIQUE DE LA CONVENTION
AVEC L’A.F.V.P LE 31.10. 00 À LOROPENI
Discours du chef de mission de Tremblay
Monsieur le président du Comité local de jumelage, président du Comité de suivi,
Monsieur le Conseiller d’Etat, chef du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France à Ouagadougou,
Monsieur le préfet maire, président de la délégation spéciale de Loropéni,
Monsieur le préfet maire, président de la délégation spéciale de Kampti,
Messieurs les représentants des autorités religieuses et coutumières, en leurs rangs et qualités,
Monsieur le délégué régional de l’Association Française des Volontaires du Progrès,
Monsieur le président du Comité de décision,
Mesdames, Messieurs les membres du bureau du Comité local de jumelage, de l’Association pour le Développement de Loropéni, du Comité de décision,
Messieurs les représentants des Communautés villageoises, Mesdames, Messieurs, chers Amis,
Ayant eu l’occasion de m’exprimer devant le Comité de suivi, au nom du président de notre Comité de Jumelage, Monsieur François ASENSI, Député, Maire de Tremblay-en-France mon intervention sera brève.
Tout d’abord je suis très heureux de vous renouveler les fraternelles salutations de la population de notre ville. La signature du contrat que nous paraphons officiellement aujourd’hui a été précédée d’un débat au sein du Conseil Municipal de Tremblay, le 26 juin dernier. Le rapport présenté à l’Assemblée municipale ayant été approuvé à l’unanimité, notre délégation a le sentiment de représenter ici toute notre Cité.
Désormais Le financement du Plan de Développement local (PDL) est inscrit au budget municipal de notre ville. Il marque une nouvelle étape de la coopération dans laquelle sont engagées les trois villes Loropéni, Marsciano et Tremblay.
De 1987 à 1999, notre seule ville de Tremblay-en-France a investi 145 millions de Francs CFA à Loropéni-centre, avec pour réalisations principales l’école de l’Amitié et le Collège d’Enseignement Général. Depuis octobre 1999, date de démarrage du PDL notre soutien irrigue désormais les Communautés villageoises. Pour nous, cette orientation nouvelle, validée par l’Assemblée Générale du Comité de Jumelage et par le Conseil Municipal de notre ville est désormais prioritaire.
Je voudrais pour terminer remercier Monsieur Jacob HIEN pour la qualité des travaux auxquels nous avons participé, sous sa présidence, dans le cadre du Comité de Suivi, avec la participation de tous les acteurs concernés par le P.D.L. J’ai le sentiment que les priorités que nous avons définies et que le programme d’action que nous avons adopté pour la campagne 2001 permettront la réalisation de nos objectifs communs, au service du Développement. Enfin j’exprime toute ma satisfaction à l’A.F.V.P pour l’étape qui vient d’être franchie au cours de cette campagne qui a permis la mise en place des structures de décision et de gestion de notre coopération et le démarrage effectif de notre action. Enfin je remercie le Service de Coopération et d’action culturelle de l’ambassade de son soutien.
Hervé REVEL, maire adjoint à la Culture,
Vice président du Comité de Jumelage

