Enfances juives cachées à Tremblay-lès-Gonesse, 1ère partie
Enfances Juives cachées à Tremblay-lès-Gonesse pendant la Seconde Guerre mondiale, 1ère partie
Source : Buletin n° 46 de la SEHT, année 2022, Hervé Revel, Enfances Juives cahcées à Tremblay-lès-Gonesse, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Deux sites ont caché des enfants juifs cachés à Tremblay-lès-Gonesse pendant la Seconde Guerre mondiale :
- Le premier dans le quartier des Cottages, au 13A, rue des écoles, où la nourrice Germaine, Palmyre Delestrée épouse Musin a accueilli Félix et Bernard Dounaevsky, placés chez elle par l’association l’OSE, après que les parents Avram Dounaevsky, son épouse Rachel et leurs filles Rolande et Berthe aient été déportés en 1942.
- Le second dans le quartier du Bois-Saint-Denis où Edouard Degouy et son épouse Estelle Bernard ont accueilli 13 adultes et 9 enfants juifs, notamment Gilberte Czyzyk qui a laissé un long témoignage vidéo au Mémorial de la Shoah.
Enfances juives cachées dans le quartier des Cottages du Vert-Galant
Nous avons relaté plusieurs enfances cachées notamment à Montfermeil et Villepinte, mais nous n’avions rien trouvé sur Tremblay jusqu’à la réception d’un courriel de Brigitte Dounaevsky en 2022. Elle nous apprenait qu’elle avait reconnu son père, Bernard DOUNAEVSKY, sur une photo de classe de l’école du Bois-Saint-Denis, datée de l’année scolaire 1943-1944, publiée sur Internet. Les registres d’inscription de cette école n’ayant pas été conservés, les photos de classe sont le seul document qui atteste la présence à Tremblay de Félix et Bernard, mais cette preuve est irréfutable.

Photo de classe de l’école du Bois-Saint-Denis prouvant que Bernard DOUNAEVSKY était scolarisé dans cette école pendant l’année scolaire 1943-1944.

Photo de classe de l’école du Bois-Saint-Denis prouvant que Félix DOUNAEVSKY était scolarisé dans cette école pendant l’année scolaire 1943-1944.
Dans son message, Brigitte DOUNAEVSKY faisait le point des recherches. Elle savait que son père avait été placé chez une nourrice de Tremblay-lès-Gonesse dont elle ne connaissait pas le nom et elle évoquait le témoignage de Gilberte CZYZYK qui avait été cachée chez Estelle et Edouard DEGOUY, dans le quartier du Bois-Saint-Denis.
Mis sur la piste d’Estelle et Edouard DEGOUY, nous avons progressivement découvert l’histoire de cette famille admirable qui a sauvé, au péril de sa vie, des dizaines de juifs, à la barbe des autorités de Vichy et de l’occupant nazi. Mais avant de retracer son histoire, comme nous le permettent les documents dont nous disposons, nous devons nous pencher sur celle de la famille DOUNAEVSKY
Les familles Dounaevsky et Koutchiouk
Les parents de Félix et Bernard Douanevsky se prénomment Avram et Rachel
Avram DOUNAEVSKY exerce la profession de peintre, son épouse Rachel, consacrée entièrement à l’éducation de leurs quatre enfants est sans profession. Ils habitent un appartement situé au n° 73, rue du Poteau à Paris, dans le 18ème arrondissement. À la naissance de Félix, le couple a francisé son nom qui, à l’origine, était DUNAEVSCHII.
Avram a une sœur Seindlea DUNAEVSCHII qui a épousé Elich KOUTCHIOUC. Celui-ci, comme Avram, est originaire de Kichineff, Roumanie. Il est né le 10 avril 1911 et est domicilié au n° 6, rue Gasnier Guy à Paris 20ème. Il exerce la profession de cordonnier et réussit complètement son intégration, obtenant la nationalité française par décret du 12 mars 1936.
Elich KOUTCHIOUC a 26 ans lorsqu’il est convoqué par le conseil de révision de son arrondissement qui le classe dans la première partie de la liste en 1937. Il est mobilisé et affecté au 19ème régiment de dragons. Incorporé le 20 octobre 1937, avec effet au 15 octobre, il est libéré de ses obligations militaires le 15 octobre 1938, certificat de bonne conduite accordé. Il est affecté dans la réserve au 19ème régiment de dragons.
Après la déclaration de guerre, Elich KOUTCHIOUC est mobilisé le 21 mars 1939, en application du décret-loi du 20 mars 1939. Le 16 février 1940, il est affecté au 41ème GRDI (41ème groupe de reconnaissance de division d’infanterie).
Après six mois de campagne, il est fait prisonnier, le 22 juin 1940 et interné au stalag XI A, où il est recensé sous le matricule 101652. Il passera là toute la guerre et ne rentrera en France que le 4 mai 1945. Pendant toute sa captivité, son épouse prendra soin de lui et lui adressera une trentaine de colis, pour adoucir son séjour derrière les barbelés.
Il sera démobilisé le 7 juillet 1945 par le centre de démobilisation de Paris qui le classera réformé définitif et lui accordera une pension d’invalidité de 25 %, justifiée par les ennuis pulmonaires contractés au cours de son séjour au stalag XI A.
En raison de sa captivité, Elich KOUTCHIOUC est incapable de prendre soin de ses neveux, c’est donc son épouse qui a dû s’en charger.
La famille Dounaevsky assassinée par les nazis avec la complicité de l’État Français
Les époux DOUNAEVSKY, en application des dispositions de la loi, se sont fait recenser par les services du régime de Vichy. En 1942, tous savaient que les juifs de Paris étaient menacés de déportation, mais Avram et Rachel DOUNAEVSKY pensaient que ceux qui étaient de nationalité française comme Félix, Bernard, Berthe et Rolande, tous nés en France, ne risquaient rien.

Avram et Rachel Dounaevsky, Archives familiales de Brigitte Dounaevsky
Respectueux de la loi, Avram DOUNAEVSKY avait obéi aux dispositions du statut des juifs prescrivant le recensement de leurs familles. Le 24 septembre 1942, la police procède à l’arrestation des juifs d’origine roumaine, programmée par la police à partir des fiches de recensement.
Une série de documents émanant de
Rachel DOUNAEVSKY languissant ses filles Berthe et Rolande les invite à revenir dans l’appartement de la rue du Poteau, le 23 septembre. Le 24 septembre, très tôt le matin, les policiers se présentent à la porte de l’appartement et procèdent à l’arrestation d’Avram, de son épouse Rachel et de leurs filles Berthe et Rolande. Fort heureusement Félix est encore en colonie de vacances et Bernard dort chez la voisine. Celle-ci entend des cris dans l’immeuble et s’empresse de cacher Bernard dans un placard de son appartement, ce qui lui a sauvé la vie, mais l’a sans aucun doute profondément traumatisé. Arrêtés le 24 septembre à l’aube, Avram DOUNAEVSKY, son épouse Rachel et leurs filles Berthe et Rolande sont conduits à Drancy et prennent la direction de l’Allemagne, le lendemain par le convoi n° 37


Berthe et Rolande Dounaevsky, archives familiales de Brigitte Dounaevsky
Le convoi est constitué majoritairement de 729 Juifs roumains. Il emmène avec eux 106 Juifs polonais, 97 Français, la plupart nés en France de Juifs roumains comme Berthe et Rolande DOUNAEVSKY. Ces contingents sont complétés de 33 Russes et 28 Allemands.
Le télex précisant la composition du convoi, adressé à EICHMAN et à Auschwitz, a été rédigé par le SS HEINRICHSOHN et signé par son chef RÖTHKE. Il précise que le convoi 901/32, transportant 1 000 Juifs a quitté Le Bourget-Drancy, le 25 septembre 1942 à 8 h 55, en direction d’Auschwitz. Le chef du convoi est le feldwebel POLLER.
Fort heureusement, Félix et Bernard ne sont pas au domicile des parents, le 24 septembre 1942. L’oncle Elich étant prisonnier de guerre en Allemagne, à cette date, le seul membre de la famille qui puisse venir à leur aide est la tante Seindlea KOUTCHIOUC. Elle n’a pas été recensée juive et protégée par son statut d’épouse de soldat français, prisonnier de guerre, elle est libre de ses mouvements et réussira à placer ses neveux en nourrice.
Elle l’a fait par l’intermédiaire de l’Association OSE qui a placé les enfants à Tremblay-lès-Gonesse.
Pendant quatre années, aidée par les associations juives qui financent le placement des enfants, Seindlea KOUTCHIOUC paiera très largement la nourrice, car celle-ci doit élever les enfants, subvenir à tous leurs besoins et assurer leur sécurité, au péril de sa propre vie.
Après sa libération du stalag, l’oncle KOUTCHIOUC déposera un dossier pour que les enfants obtiennent les prestations sociales auxquelles ils ont droit, en leur qualité d’orphelins victimes de la guerre.
Bernard DOUNAEVSKY a été rongé sa vie durant, par le poids de l’horrible destin de sa famille. Victime, comme beaucoup, du syndrome du survivant, il n’a jamais trouvé les mots pour en relater l’histoire à sa descendance. Au vu des portraits de ses parents et de ses soeurs, on mesure le poids de l’affection qui le liait à eux. De plus, il était traumatisé par l’horrible témoignage décrivant l’interminable voyage des siens, embarqués vers les camps de la mort dans des wagons à bestiaux, sans provisions de bouche et sans réserve d’eau.
Si Bernard n’avait pas trouvé les mots, sa belle-soeur les avait particulièrement bien choisis, pour les dire à ses nièces, dans une lettre dont l’extrait ci-dessous nous permet de comprendre l’impact du traumatisme subi par Bernard et Félix DOUNAEVSKY :

Lettre de Madame veuve Félix DOUNAEVSKY, en date du 28 janvier 1993, à ses nièces
Archives de Brigitte DOUNAEVSKY

Une famille unie, brisée par les nazis : Rachel, Bernard, Berthe, Félix, Avram, Rolande DOUNAEVSKY
Archives de Brigitte DOUNAEVSKY
Une série de documents, sélectionnés par Brigitte et Sylvie DOUNAEVSKY, dans les archives de l’AROLSEN, permet de reconstituer le parcours d’Avram DOUNAEVSKY, homme de caractère qui a fait face avec courage à la barbarie nazie. Arrivé à Auschwitz, il est sélectionné pour les camps de travail. Il est recensé sous le numéro AU5564A qui le qualifie de déporté politique. Il sera tatoué du matricule 125 898 à Buchenwald.
Il reste peu de temps dans le camp d’Auschwitz et est dirigé ensuite sur Gross-Rosen. Le 10 février 1945, il quitte Gross-Rosen et est conduit à Buchenwald où il arrive le 21 février 1945. Selon le témoignage d’un co-détenu, il est décédé au cours de la marche de la mort, lorsque les nazis, à l’approche des armées alliées, évacuent Buchenwald. D’après le témoignage recueilli par Seindlea KOUTCHIOUC, Avram aurait contracté le typhus au cours de cetransfert. Affaibli par la maladie, il n’a pas pu suivre le rythme de marche du convoi et a été abattu d’une balle dans la tête.
Avram DOUNAEVSKY n’est pas décédé le 27 Septembre 1942 au camp de concentration d'Auschwitz, mais en mai 1945, à quelques jours de la libération du camp. Doué d’une fantastique capacité de résistance, face à la barbarie nazie, il a donc vécu quatre interminables années dans les camps de la mort, avec pour tout bagage, le souvenir de l’horrible agonie de ses filles et de son épouse !

Matricules du déporté Avram DOUNAEVSKY, archives de l’AROLSEN
Placement en nourrice de Félix et Bernard Douanevsky
Bernard et Félix DOUNAEVSKY ont échappé à la déportation, parce qu’ils n’étaient pas présents au domicile des parents, lorsque ceux-ci ont été arrêtés, mais ils figurent sur la fiche de recensement de la famille, conservée aux archives de la police. Ils courent le risque d’être arrêtés, si la police parvient à les repérer.
Seindlea KOUTCHIOUC mesure les risques que comporte la situation de ses neveux dont les parents ont été déportés. Elle ne sait rien de l’horrible drame vécu par son frère Avram, sa belle sœur Rachel et leurs deux petites filles Berthe et Rolande, après leur arrestation, mais elle craint le pire. Originaire de Roumanie, elle connaît bien l’association OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) qui, depuis des décennies, aide les familles juives défavorisées de l’Europe de l’Est. Elle fait appel à elle pour mettre ses neveux en sécurité. Pour répondre à sa demande, l’OSE les place en nourrice à Tremblay-lès-Gonesse, où elle vient de recruter Germaine MUSIN qui habite Tremblay-lès-Gonesse.

Fiche OSE de placement en nourrice de Félix DOUNAEVSKY, archives de l’OSE. Un document semblable atteste le placement de Bernard DOUNAEVSKY, chez la même nourrice.
La nourrice Germaine, Palmyre Delestrée, épouse Musin
La première information sur le placement des enfants DOUNAEVSKY a été une carte, non datée, adressée par Félix à sa tante, pendant
Félix cite le nom de la nourrice, mais ne précise pas la nature du lien qui le relie à cette personne, pas plus que le lieu où elle réside. En revanche, la fiche de placement de l’association OSE localise le domicile de la nourrice et précise que les enfants lui ont été confiés. C’est un document officiel que nous devons à Madame Corinne Rachel KALIFA du Conseil National pour
Germaine, Palmyre MUSIN a accueilli deux enfants juifs, en connaissant les risques qu’elle encourait. Elle a pu les fondre, sans aucun problème, dans la population locale et les inscrire à l’école du Bois-Saint-Denis, avec la complicité de l’équipe pédagogique qui les a acceptés, sans exiger les documents d’identité qui auraient trahi leur origine juive.
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Carte postale non datée adressée par Félix DOUNAEVSKY à sa tante Seindlea KOUTCHIOUC.
Archives de Brigitte et Sylvie DOUNAEVSKY
Le ton de la carte de Félix révèle que lui et son frère se sentent bien chez leur nourrice et qu’en cette période de restrictions, ils ne souffrent pas de la faim. « Je mange bien comme tu le sais » précise-t-il. Il est sans doute plus facile qu’à Paris, à cette époque, de se nourrir à Tremblay-lès-Gonesse, en raison de la proximité des nombreuses fermes de la plaine de France et de l’activité professionnelle de René MUSIN qui travaille dans l’agriculture.
Enfin, le document révèle que les MUSIN entretiennent des relations amicales avec la tante KOUTCHIOUC, à laquelle ils souhaitent de joyeuses Pâques, sachant bien qu’il s’agit de la Pâque juive.
Germaine, Palmyre DELESTRÉE est née en Belgique à Jumet dans la province du Hainaut, le 12 août 1901. Son père Jules DELESTRÉE exerce la profession de maraîcher, il est âgé de 22 ans. Sa mère Marie, Joséphine MORDANT est âgée de 17 ans. Arrivée à l’âge adulte Germaine, Palmyre DELESTRÉE épouse Oscar BARTET. Ils auront un fils Oscar, Vital, Simon né en 1928 en Belgique. Le couple se sépare en 1935.
Germaine, Palmyre DELESTRÉE arrive à Tremblay-lès-Gonesse en 1935, accompagnée des deux enfants nés de son premier mariage, son fils Oscar, Vital, Simon BARTET, sa fille Simone BARTET. Connaissait-elle René Paul MUSIN avant d’émigrer à Tremblay ? L’a-t-elle connu en France ? Germaine, Palmyre et René, Paul MUSIN se marient à Tremblay-lès-Gonesse, le 30 Juillet 1938. Au moment de leur mariage, le couple est domicilié rue Paul de Geyter. René MUSIN est employé depuis plusieurs années en qualité d’ouvrier agricole. Notons que la présence d’une colonie belge parmi les travailleurs agricoles de Tremblay-lès-Gonesse, correspond à une tradition ancienne, confirmée par les divers recensements.
Germaine MUSIN adopte provisoirement la profession de son époux, mais désireuse de changer de métier, elle fait acte de candidature, en qualité de nourrice, auprès de l’association l’OSE. Elle sera recrutée en septembre 1942 et se verra confier Félix et Bernard DOUNAEVSKY.
En mai 1942, Germaine MUSIN connaît de graves difficultés dans son couple. Son mari René, Paul MUSIN est poursuivi pour une affaire de pédophilie. Si l’association OSE avait eu connaissance des faits, elle n’aurait jamais confié des enfants à l’épouse d’un homme poursuivi en justice pour des délits commis envers un mineur.
Le jugement prononcé à l’encontre de René, Paul MUSIN fait référence au lien de parenté qui lie l'accusé à sa victime. Il en est le beau-père, c'est-à-dire le mari de la maman de la victime. La maman est Germaine, Palmyre DELESTRÉE épouse MUSIN, la victime Simone BARTET.

En-tête de la page une du jugement rendu le 26 mai 1942, à l’encontre de René, Paul Musin par la cour d'Assises du département de Seine-et-Oise.
Après sa condamnation, René, Paul MUSIN est en liberté surveillée, il ne peut pas se permettre le moindre geste déplacé. On peut supposer que dans son couple le lien entre les époux est loin d’être fusionnel.
La venue dans le foyer de deux nouveaux enfants a libéré la nourrice de sa vie de couple et l'a amenée à ne s'occuper que des enfants. Bénéfique sur le plan économique, avec le versement de la pension, la venue de Bernard et Félix DOUNAEVSKY a été un facteur d’équilibre pour la vie de la famille.
Dès que les KOUTCHIOUC ont repris Bernard et Félix, les MUSIN sont repartis en Belgique et ont divorcé, peu après.

La nourrice Germaine, Palmyre DELESTRÉE MUSIN (à droite du cliché) aux côtés d.Elich et Sendleia KOUTCHIOUC
et de leur neveu Bernard. Archives familiales d'Isabelle DOUNAEVSKY.
Remerciements
Nous exprimons notre gratitude à tous ceux qui ont contribué à notre étude.
Nous remercions Brigitte DOUNAEVSKY, la lanceuse d’alerte qui nous a mis sur la piste d’Estelle et Edouard DEGOUY. Nous la remercions aussi pour sa participation remarquable à nos recherches, ainsi que sa soeur Sylvie DOUNAEVSKY.
Nous devons beaucoup à Corinne Rachel KALIFA, du Conseil National pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés (COMEJD).
Nous savons gré à Karen TAIEB d’avoir guidé nos recherches au Mémorial de la Shoah, à Isabelle CAUDERAN et Sabine SECHI de nous avoir apporté l’aide des archives de la ville de Tremblay-en-France.
Nous remercions Ute DUBOIS, Louis et Marie-Jeanne-TRITZ pour l’analyse de la réponse de Berlin à la demande d’indemnisation déposée par Bernard et Félix DOUNAEVSKY
Nous avons apprécié d’être amicalement accompagné dans notre enquête par le bureau de la SEHT.
Nous avons enfin été très heureux de faire la connaissance de
Gilles DEGOUY, arrière-petit-fils d’Estelle et Edouard DEGOUY.
Nous lui sommes très reconnaissants d’avoir mis à notre disposition les archives photographiques de sa famille, nous permettant ainsi de visualiser les traits de ces personnes admirables qui sont au centre de notre étude : Estelle et Edouard DEGOUY.
Ils font honneur à leur famille, à notre ville, à la France, souillée à leur époque, par la complicité du gouvernement du maréchal PÉTAIN avec les persécutions antisémites criminelles du régime nazi.

