Témoignage de Gilberte Czykzyk

Transcription du témoignage vidéo de Madame Gilberte CZYZYK-EUGÉNIE

conservé au Mémorial de la Shoah (1).

© Mémorial de la Shoah, USC Shoah Foundation

 

Mme Gilberte CZYZYK-EUGÉNIE, qui souffrait vraisemblablement du syndrome du survivant, a laissé, au Mémorial de la Shoah, plusieurs témoignages sur la déportation de ses parents et son enfance cachée à Tremblay-lès-Gonesse. Elle a également accordé une série d.entretiens au journaliste Alain VINCENOT qui les a publiés dans Je veux revoir maman, ouvrage consacré aux enfances juives cachées pendant la Seconde Guerre mondiale, publié aux éditions des Syrtes, en 2005. Nous avons intégré plusieurs citations, extraites de ces entretiens, dans notre article sur les enfances juives cachées à Tremblay-lès-Gonesse. Mme Gilberte CZYZYK-EUGÉNIE a également déposé des documents photographiques qui nous restituent les visages des enfants cachés dans la pension de famille tenue par Estelle et Edouard DEGOUY à Tremblay-lès-Gonesse.

 

1 - Témoignage de Gilberte EUGÉNIE, née CZYZYK (Survivors of the Shoah) - Réalisateur : AFFRIAT Juliette   - langue : Français -               

      durée  01.55.00. - Mention obligatoire : Survivors of the Shoah. - Type de document : Témoignage - Domaine documentaire : films.

 

La transcription de ce témoignage a été publiée dans le bulletin de la SEHT n° 46, année 2022, pages 29 à 32

 

Je suis Juliette AFFRIAT, j’interviewe Madame Gilberte EUGÉNIE. Nous sommes le 21 novembre 1996 à Paris. 

Où êtes vous née ?

Je suis née à Paris dans le 14ème arrondissement, le 12 décembre 1935.

Où sont nés vos parents ? D’où viennent-ils ?

Mes parents sont venus de Pologne. Ils sont nés à Varsovie et à Chelms. Ma mère en 1906 à Chelms, mon père en 1918 à Varsovie.

Quel était le nom de vos parents ?

Ma maman s’appelait KOZÈS, de son nom de jeune fille, mariée en 1940 à Monsieur CZYZYK, mon papa qui s’appelait donc CZYZYK Chaïm.

En quelle année sont-ils arrivés de Pologne ?

Respectivement en 1929 et 1931.

Que faisaient-ils en Pologne ?

Je ne sais pas du tout.

Sont-ils arrivés à Paris avec d’autres membres de la famille ?

Je n’en ai aucune idée. Je pense qu’il y a d’autres membres de la famille qui sont arrivés de Pologne, ne serait-ce qu’une soeur de ma maman (2) et puis elle aussi avait des enfants avec son mari, donc cinq enfants. Ils sont arrivés de Pologne. Je ne sais pas si c’est avant ou après, mais c’est la seule chose dont je me souviens.

2 - Il s’agit de Cipa KOZÈS épouse ZYNGER.

 

Quelles étaient les occupations de vos parents avant la guerre ?

J’ai pu retrouver certains papiers. Mon père était donc tailleur et ma mère couturière. Je dois dire que M. CZYZYK, en quelque sorte, n’est pas mon père. Je suis certainement née de père inconnu, mais bon, il m’a reconnue au moment du mariage. J’ai porté le nom de KOZÈS et ensuite le nom de CZYZYK, au moment du mariage qui a eu lieu en septembre 1940, à Paris.

Pouvez-vous décrire la vie de votre famille avant la guerre ?

Non, je ne peux pas, je ne me souviens absolument de rien, sinon que j’avais une petite soeur qui est née le 15 novembre 1940 et je dois dire que c’est parce que je l’ai fait tomber dans les escaliers, alors que nous habitions rue des Bernardins. Mes parents étaient déjà séparés et, lorsque je l’ai fait tomber, j’avais tellement peur. Peur de me faire disputer, peur aussi de lui avoir fait mal. Je me suis souvenue que j’avais une soeur, pour le reste je n’ai aucun souvenir.

Vous dites que votre soeur est née en novembre 1940. C’était après le début de la guerre. Vous rappelez-vous de la déclaration de guerre ?

Non, non !

Savez-vous si votre père était engagé comme combattant ?

Non, je ne pense pas. Je n’ai aucun souvenir. Simplement qu’il est venu de Pologne sur le passeport de ses parents. D’après ce que j’ai pu trouver. Il était donc certainement très jeune, puisqu’il est né en 1918. Je n’ai pas connaissance d’autre chose (3).

3 - Alain VINCENOT signale que Chaïm CZYZYK s’était engagé dans l’armée. Nous avons consulté la DAVCC qui nous a répondu qu’aucun dossier de leurs  archives ne fait référence « à un quelconque engagement dans la légion étrangère de l’intéressé ».

 

Quelle nationalité votre père avait-il ?

Il avait une nationalité indéterminée, car je crois qu’il a été refoulé de France.

Et votre mère ?

Ma mère était polonaise.

Le fait que mon père soit de nationalité indéterminée m’a été donné bien plus tard, lorsque j’ai cherché à faire des papiers, ça m’a fait m’apercevoir que je n’avais aucun papier, que j’avais une nationalité indéterminée, ce que j’ignorais. Ce qui fait que, étant gamine, j’étais très attachée à ma maman. J’ai porté le nom de KOZÈS pendant toute mon enfance, jusqu’au moment où j’ai dû passer des examens, enfin le certificat d’études. Lorsque j’ai passé mon certificat d’études, il a fallu que je fasse des papiers, chercher mon identité. C’est à ce moment que j’ai su que je ne m’appelais pas KOZÈs, mais CZYZYK.

Alliez-vous à l’école avant la guerre ?

Avant la guerre certainement. Oui, j’allais à l’école avant la guerre. Je me souviens que j’allais à l’école dans le cinquième arrondis­sement, mais très vague souvenir. Je me souviens d’une papeterie, à côté d’où j’habitais, car nous habitions à l’hôtel, rue des Bernardins. Et là, j’allais donc dans cette papeterie, et ce dont je me souviens, je me demande même si ce n’est pas là que nous avons acheté l’étoile juive, cette étoile que j’ai portée. Je ne comprenais pas pourquoi il fallait porter cette étoile. Je me souviens de l’odeur de cette papeterie. C’était juste en bas d’où nous habitions, rue des Bernardins.

À quelle date êtes-vous allée à l’école maternelle communale laïque ?

C’était une école laïque. Je n’ai jamais fait, à ma connaissance, ni à cette époque, ni plus tard, quelque chose de religieux. Je n’ai jamais été dans un établissement religieux. Je ne me souviens pas si mes parents étaient pratiquants. Je ne sais pas. J’ai vraiment un très gros trou. Je ne me souviens pas de grand chose. Je suppose que je devais parler le yiddish, que je devais comprendre le polonais. 

Pendant la guerre, jusqu’à quelle date êtes-vous restée chez votre mère ?

Ça ne peut être que 40/41, puisqu’elle a été déportée en 1942. Mais quand je vous dis ça, je fais appel aux dates, mais je ne me souviens pas.

Après 41 et la date de sa déportation où étiez-vous ?

J’étais dans une pension de famille du côté de Tremblay-lès-Gonesse, qu’on appelle aujourd’hui Tremblay-en-France, chez des gens qui tenaient une pension de famille et il y avait déjà des cousins à moi, des cousins du côté de ma maman. Elles étaient sœurs. Il y avait donc des cousins et un oncle (4) et ses enfants. Je pense que c’est par ce biais là que nous sommes arrivés là. J’ai toujours entendu dire, par les personnes qui m’ont élevée, que ma maman voulait que ma sœur  soit avec moi, et elle suppliait de prendre ma sœur, mais il faut savoir que c’était extrêmement difficile, dans la mesure où je n’avais pas sept ans, ma sœur  n’avait pas deux ans. Dans cette pension de famille qui faisait hôtel à Tremblay-lès-Gonesse, Tremblay-en-France maintenant, il y avait beaucoup de gens qui se cachaient. On appelait cela des réfractaires (5). Ça ne veut pas dire grand-chose, je ne sais pas. Ces gens se cachaient. Ces gens ont fait le maximum pour les sauver. C’était très difficile. On devait se cacher dans la journée, descendre quand il y avait des alertes la nuit. Donc on n’était pas seuls. Donc, pour en revenir à ma petite sœur, elle n’a pas pu rester avec moi. Je suppose qu’il a fallu la mettre quelque part. Elle était petite. Mon papa était déjà déporté. Ma maman se trouvait seule avec ma sœur et moi, mais les gens qui ont continué à m’élever, ont pu me garder, continuer à m’élever, mais ils ne pouvaient pas (accueillir ma sœur). Ils m’ont dit : « Elle (la maman) avait supplié d’accueillir ta sœur, mais je ne pouvais pas. J’avais trop d’enfants à m’occuper, j’avais trop de choses, elle était trop petite ». Ma maman a dû la mettre quelque part, mais ce quelque part je ne sais pas.

4 - Il s’agit de Jacques et Cipa ZYNGER, les oncles et tante de Gilberte.

5 - Il s’agit de réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO) qualification que Mme Gilberte CZYZYK-EUGÉNIE ne semble pas connaître. C’est sans doute la présence de ces réfractaires qui explique le grand nombre d’adultes hébergés chez les DEGOUY.

 

À quelle date votre père a-t-il été déporté et en quelles circonstances ?

Mon père a été déporté en juin 42. Je ne connais pas les circonstances. Je pense qu’il a été déporté parce qu’il était juif, tout simplement.

A-t-il été raflé ?

Je ne sais pas.

À quelle date précise avez-vous été placée ? Votre mère était-elle avec vous ?

Ma mère venait toutes les semaines. À l’époque, la banlieue c’était loin. Ce n’était pas comme maintenant, c’était loin. Il fallait beaucoup de temps pour venir en banlieue. Elle travaillait sur Paris, venait tous les vendredis soirs s’occuper de mon linge, s’occuper de moi. Je ne sais pas comment elle faisait, Si elle allait voir ma sœur, je ne sais pas du tout. Je ne saurais pas dire.

Combien de cousins étaient-ils avec vous ?

Il devait y avoir cinq enfants et mon oncle. Et ma tante était donc déjà déportée, avant ma maman qui elle-même a été déportée en novembre 1942.

Vous étiez donc cinq enfants, vous et quatre autres enfants qui étaient vos cousins ?

 Non pas seulement ça, dans cette pension. J’étais donc toute seule, mais mes cousins étaient cinq enfants. Cette dame avait aussi un autre petit garçon dont le père était prisonnier, mais qui n’était pas juif. Cela veut dire par là qu’elle hébergeait aussi bien des juifs que des non juifs. Et une autre petite fille qui était née là également, qu’ils ont élevée comme leur fille, mais qui avait sa maman. Son papa, lui, était mort à la guerre d’Espagne. On était, je crois, plus de seize adultes et au moins six ou sept enfants. Donc ma petite sœur ce n’était pas possible qu’ils la gardent, parce que malgré tout, il fallait vivre et ces gens faisaient le maximum, car il fallait donner à manger. Il y en avait qui avaient des cartes (d’alimentation). Moi je n’avais rien. On avait demandé à mon oncle de s’occuper de moi. Il se débrouillait toujours pour avoir quelque chose. Et puis, je ne sais pas pourquoi, il avait dû se passer quelque chose dans la famille, il prétendait que je n’étais pas sa nièce. Je ne sais pas ce qui s’était passé, dans la famille, ce qui fait que les personnes qui m’ont élevé m’ont toujours dit qu’ils avaient fait le maximum pour partager, mais lui devait être suffisamment choqué aussi. Je suppose que c’était d’abord ses enfants, je pense que c’était peut-être normal, je ne sais pas (6).

6 - Dans la pension de famille neuf enfants sont identifiés : les cinq cousins ZYNGER de Gilberte, le garçon dont le père était prisonnier, le petit-fils DEGOUY, Monique GOUGE (dont le père a été tué en Espagne), Gilberte CZYZYK. En revanche les adultes ne sont pas identifiés nominativement

 

Comment votre existence a-t-elle changé dans cette pension de famille ? Quelles étaient vos occupations ?

J’allais à l’école. J’ai toujours été à l’école. Par contre ce que je ne pouvais pas faire, par rapport aux autres enfants, c’était de jouer, parce qu’il fallait que j’aide. On me disait toujours, il faut bien que quelqu’un paie ta pension, il n’y a rien, tu es grande maintenant, il faut que tu comprennes, il faut que tu nous aides. Alors bon, moi j’aidais. On me demandait d’aider. Comme ces gens étaient très travailleurs, c’était tout à fait naturel dans l’histoire. Ce qu’il y a, c’est que je ne comprenais pas très bien. Finalement j’aidais. Je tricotais aussi. On me faisait tricoter beaucoup pour les prisonniers. On faisait des couvertures. Je suppose que ces gens étaient vraiment très extraordinaires.

En dehors du fait de tricoter, en quoi participiez vous aux travaux ? Travaux ménagers ?

Des travaux ménagers, mais pas de gros ménage. J’aidais à mettre la table. J’aidais à éplucher des pommes de terre. Je faisais des tas de choses qu’on pouvait faire à cet âge là.

Vous n’avez pas été exploitée ?

Je n’ai jamais été exploitée, mais je travaillais, je ne jouais pas. Je restais souvent dans un coin, je ne jouais pas. Malheureusement c’est resté. Je ne sais pas m’amuser. Je suis très malheureuse quand il faut participer à une fête. Je n’ai pas le goût de la fête. Je ne m’y sens pas du tout à l’aise.

Pendant votre séjour dans cette famille, comment vos hôtes s’appelaient-ils ?

C’était M. et Mme DEGOUY, Edouard et Estelle. Ils habitaient donc à Tremblay-lès-Gonesse appelée maintenant Tremblay-en-France. Ce n’est plus en Seine-et-Oise. Ils étaient très occupés.

Avaient-ils des enfants ?

Ils avaient un fils qui avait un petit garçon aussi, d’un an ou deux de moins que moi et avec lequel nous étions aussi. Donc elle gardait aussi son petit-fils, pour que les parents puissent travailler sur Paris. Leurs enfants n’ont jamais bien compris ce qui se passait pendant la guerre. C’était tout à fait normal que leurs parents s’occupent d’eux, mais ils ont pris ombrage, je pense, de ce que les parents faisaient pour nous. Ils ont fait énormément pendant toute la guerre et après, bien plus tard, je me suis rendu compte qu’on leur avait volé quelque chose. Je ne sais pas. Ils avaient certainement peur. Certainement qu’ils nous en ont voulu. Leur fils nous en a voulu. La preuve est qu’avec le petit garçon, qui a peut-être deux ans de moins que moi, on ne nous mélangeait pas. Comme on dit on ne mélange pas les serviettes et les torchons, donc sa maman lui interdisait de jouer avec nous.

Et votre institutrice à l’école, comment s’occupait-elle de vous ?

Je changeais beaucoup d’école. Je ne me souviens pas de mes institutrices. Je me souviens simplement que lorsqu’il y avait une épidémie, je l’ai su bien après, c’était la rougeole et moi j’ai cru, parce que à l’époque il y avait des fraises dans les bois, j’ai cru que j’avais de l’urticaire. Ces personnes qui m’ont élevé, lorsque je leur ai dit, tu te souviens que j’avais de l’urticaire ? Mais non, ce n’était pas de l’urticaire, ont-ils répondu, mais on ne pouvait pas le dire à tout le monde. Donc, j’allais à l’école avec la rougeole. Je n’en suis pas morte, donc, la preuve.

Vous disiez que dans la papeterie à Paris votre mère avait acheté l’étoile. Jusqu’à quand l’avez-vous portée ?

Je la portais. Je me demande si je ne la portais pas à l’école. À l’école de Paris, je pense. Ensuite à Tremblay-lès-Gonesse, je ne suis pas certaine. Nous étions mis de côté avec cette étoile. On ne jouait pas avec nous, avec cette étoile. On savait qu’on était juifs (7).

7 - Les nombreuses photos de classe de la période attestent qu’aucun enfant n’a porté l’étoile à Tremblay-lès-Gonesse.

 

On savait que vous étiez juifs avec cette étoile ?

Oui, on ne jouait pas avec nous. Et de toute manière, je ne jouais pas beaucoup. On était mis de côté.

Vos cousins étaient-ils dans la même école que vous ?

Je ne me souviens pas.

Pendant cette période, aviez-vous des nouvelles de vos parents ? Saviez-vous où ils étaient ?

Non, non. Je ne savais pas. Il faut aussi se situer à cette époque où on ne parlait pas aux enfants. On ne disait pas, ou peut-être que moi… Je ne me souviens pas qu’on m’ait dit quoi que ce soit, pour mes parents. J’ai vraiment un trou complet, je ne me souviens pas.

Et la famille d’accueil ne s’inquiétait-elle pas de savoir si vos parents allaient revenir ou pas ? De savoir où ils étaient ?

Eux, ils savaient où ils étaient. De toute manière, ils savaient où ils étaient. Je l’ai su après. Je suppose, je sais que je l’ai su après. Je ne peux pas dire que je l’ai su pendant la guerre. Je l’ai su après, puisque ce n’était pas à moi qu’ils l’avaient raconté. Je l’ai su par quelqu’un d’autre. Le Monsieur avait dit : « lorsque je suis allé voir le commissariat, pour savoir ce qui s’était passé, il m’a dit : Bien voilà, elle a été arrêtée, en parlant de ma maman. Alors il est allé à Drancy et à Drancy on lui a dit : si vous voulez la voir, vous entrez, et vous restez. Et donc, bien entendu, il est reparti. Après la guerre, ils sont allés demander des comptes. Le commissaire a dit on ne peut rien faire puisqu’ils étaient maintenant dans la Résistance ».

Par contre ma tante, c’est sur dénonciation d’une concierge française (8). Je peux dire à la fois que chez les Français il y avait des gens qui avaient du coeur, je suis bien placée pour le dire, et de l’autre côté il y avait aussi ceux qui dénonçaient. Parce que tout de même, une femme avec cinq enfants, qui venait chercher des vêtements pour ses enfants, c’est comme ça qu’elle s’est fait arrêter…

Donc moi, ils m’ont gardée. Ils m’ont aussi gardée après la guerre avec eux. Après la guerre, ils espéraient encore bien sûr que mes parents reviennent. On a toujours attendu. J’ai vu revenir le papa du petit garçon, qui était prisonnier. Je me souviens des cloches qui sonnaient un peu partout et puis, pour moi, il n’y avait rien ! À ce moment là, nous étions en Charente. C’était le pays où était née Mme DEGOUY. On était reparti. C’était après la guerre ça.

8 - Il s’agit de Cipa KOZÈS épouse ZYNGER.

 

Monsieur et Madame DEGOUY faisaient-ils partie d’une organisation de Résistance ?

Écoutez, c’est après que j’ai su. Monsieur DEGOUY avait sa carte de communiste, mais il n’avait plus le temps de faire quelque chose. Et puis, ça s’est arrêté là. Je ne pense pas qu’il faisait partie d’autre chose.

 



Réagir