LEMOINE Eugène, Charles

 LEMOINE Eugène, Charles , mort pour la France le 15 octobre 1918

Fils de Louis, Denis Lemoine et d’Angélique, Léonie Chevallier ; Eugène, Charles Lemoine est né le 21 mai 1885, à Roissy-en-France où ses parents sont encore domiciliés, au moment de son recensement militaireCheveux et sourcils châtains, yeux bleus, il a un visage ovale dans lequel on remarque un nez de forte taille. Il mesure un mètre soixante-neuf et comme la plupart des jeunes du village, il travaille dans l’agriculture, seul gisement d’emploi de proximité. Il est recensé comme charretier, sait lire et écrire.

 

Le Conseil de révision du canton de Gonesse le juge bon pour le Service armé et le classe dans la 1ère partie du recrutement cantonal.

Incorporé le 7 octobre 1906, au 12e régiment d’artillerie, il arrive au corps le jour même. Il est ensuite affecté au 39régiment d’artillerie, le 1er octobre 1907. Il passe enfin dans la disponibilité, le 28 septembre 1908. Avec en poche son certificat de bonne conduite, il est versé dans la réserve de l’armée active, le 1er octobre 1908.

Dans l’armée de réserve, il accomplit deux périodes d’exercices au 59ème régiment d’artillerie, une première du 15 mai au 6 juin 1911, une seconde du 16 septembre au 1er octobre 1913.

 

Rappelé à l’activité par le décret présidentiel de mobilisation générale du 1er août 1914, il rejoint son affectation le 3 août 1914. Parti sur le front le 6 août 1914, il est évacué blessé à Avancourt, le 20 octobre 1916  « fracture sur malléolaire des deux os du pied gauche ». Rétabli, il retourne au dépôt le 26 mars 1917, est muté au 83e régiment d’artillerie lourde le 1er juin1917 (DM 14702 8/3 du 27/08/1917). Le 6 septembre 1917, il est envoyé  en renfort à la SMA (section de Munitions d’Artillerie) du 103ème régiment d’artillerie lourde (D.M.32291 3/3). Il est ensuite muté au 333e régiment d’artillerie lourde, le 1er mars 1918.

 

Evacué le 6 octobre 1918, il meurt à l’hôpital de Lunéville le 15 octobre 1918, des suites d’une maladie contractée en service « Pneumonie grippale ». Avis de décès ministère de la guerre n° C.B. 23329A du 19 décembre 1918. Il est rayé des contrôles le 15 octobre 1918.

 

Lunéville compte deux hôpitaux auxiliaires.
L'Hôpital Auxiliaire 1, hébergé à l'Institution d'enseignement privée Saint-Pierre-Fourrier dit Le Mesnil, 15, rue de Bénédictins. Ouvert le 12 janvier 1915, fermé en février 1919, il a compté de 100 à 150 lits. Son annexe, située à l'école des filles, au n° 20, avenue des Vosges, ouverte le 1er août 1914, fermée en février 1919, comptait 40 lits. Il continua a fonctionner pendant l'occupation allemande.

L'Hôpital Auxiliaire 102, hébergé au collège municipal de garçons, au n° 48, rue Vanaudon a ouvert le 6 août 1914,. Fermé le 1er mars 1918, il devient l'hôpital auxiliaire A 8 jusqu'en janvier 1919, avant de devenir caserne Froment-Coste, de janvier à avril 1919.

 

Source Hôpitaux militaires dans la guerre 1914-1918 par François OLIER et  Jean-Luc  QUÉNÉC’HDU.

 

 

Ancien carré carré militaire du cimetière de Tremblay-en-France, sépulture d’Eugène, Charles Lemoine.

Sa dépouille a été transférée en 2014 dans l'ossuaire du nuveau carré militaire.

 

Evacué le 6 octobre 1918, il meurt à l’hôpital de Lunéville le 15 octobre 1918, des suites d’une maladie contractée en service « Pneumonie grippale ». Avis de décès ministère de la guerre n° C.B. 23329A du 19 décembre 1918. Il est rayé des contrôles le 15 octobre 1918.

Hôpital de Lunéville



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