Rapport semestriel PDL de Loropéni, octobre 2002

JUMELAGE COOPERATION

LOROPENI – TREMBLAY – MARSCIANO

 

 

RAPPORT SEMESTRIEL

        PDL /LOROPENI

 

 

 

Mai-Octobre 2002

 

 

Octobre 2002

Anne SZYMANSKI

Samy Etienne KAMBIRE

 

 

LISTE DES SIGLES

 

ADL               : Association pour le Développement de Loropéni

 

CLJ/L             : Comité de Jumelage de Loropéni

 

CDC               : Comité de Décision Communal

 

CDR               : Comité de Décision Rural

 

COGES          : Comité de Gestion

 

CV                  : Consultant Villageois

 

CVD               : Comité Villageois de Développement

 

CS                   : Comité de Suivi

 

EAC               : Equipe Appui Conseil

 

FDL                : Fonds de développement Local

 

GPO               : Gestion Prévisionnelle des Opérations

 

PDL                : Programme de Développement Local

 

ZATA               : Zone d’Appui Technique Agricole

 

ZATE              : Zone d’Appui Technique de l’Elevage

 

 

 

LISTE DES ANNEXES

 

Annexe 1 : Compte-rendu de la formation « Entretien des bœufs de trait ».

 

Annexe 2 :Compte-rendu de la formation « Utilisation de l’équipement agricole ».

 

 

INTRODUCTION

 

Durant les six derniers mois, l’essentiel du travail dans le cadre du PDL a concerné le suivi des actions engagées dans la campagne 2002.

 

Ce suivi a été appuyé par une GPO (Gestion Prévisionnelle des Opérations). Cette réunion a eu lieu le 20 août 2002 à l’Ecole Centre de Loropéni. Elle a rassemblé et ce pour la première fois, plusieurs acteurs du PDL [1]. Etaient représentés le CLJ/L, l’ADL, le Comité de Décision Communal, le Service technique agricole, l’AFVP Ouagadougou et enfin l’EAC.

Après un petit mot concernant l’évaluation à mi-parcours, l’EAC a présenté brièvement le travail effectué dans le cadre du PDL pendant les trois mois qui ont suivi le Comité de Suivi du 10 mai 2002. Puis, des échanges ont été développés autour de plusieurs points tels que les formations agricoles ou l’hydraulique. Nous y faisons référence dans le présent rapport. Cette expérience jugée très enrichissante pour chacune des personnes présentes  pour le suivi, la progression et l’amélioration du PDL, devrait être systématisée pour ce qui est de la constitution des participants.

           

Le présent rapport se propose de récapituler les activités du PDL pendant les six derniers mois et d’envisager le travail des trois mois à venir (octobre, novembre et décembre). Il abordera les structures de base, puis le suivi des actions engagées. Enfin, il donnera le point sur le bilan financier de la Campagne 2002.

 

 

[1] Une seule fois, une GPO  avait bénéficié de la présence du Président du Comité de Jumelage de Loropéni.

 

I - Formation continue des structures de base

Depuis le dernier Comité de Suivi tenu le 10 mai 2002, les travaux agricoles se sont progressivement installés (malgré quelques périodes de sécheresse), paralysant ainsi la plupart des activités des structures de base. Les activités principalement touchées par cette hibernation sont entre autres l’organisation et la mobilisation des populations, l ‘animation des rencontres, la sensibilisation et la diffusion de l’information.

 

Néanmoins, certaines structures CVD et CD ont tout de même pu tenir quelques réunions, en vue de gérer les affaires courantes. C’est le cas des secteurs 1, 2, 4 et 7 de Loropéni, de Lokhosso, Tapira, Kparryéra, Sinara, Soronkina et Niantana qui ont fait le compte-rendu du dernier Comité de Suivi à leurs populations. Le CVD du secteur et le CDC se sont organisés pour suivre la réparation des forages de l’Ecole Centre et du secteur 1. Le CDR et les CVD de Kparryéra et de Sinara n’ont ménagé aucun effort pour faciliter l’aboutissement des dossiers et le démarrage des travaux d’implantation des deux nouveaux forages.

 

Le CDR et le CDC ont également réceptionné et distribué les charrues et les charrettes à leur bénéficiaires. Ils ont aussi parachevé la vérification des derniers achats des bœufs de trait.

 

Aussi, le CDC tient des réunions à chaque fois que le besoin se fait sentir. Il rédige lui-même ses procès verbaux. Il prend un peu plus d’initiative que de par le passé. Il a une meilleure compréhension des rôles qu’il doit jouer et par conséquent, on note plus de motivation de certains de ses membres qui déploient des efforts très remarquables (même si la réaction de leurs populations se fait attendre). D’ailleurs, à son initiative, une rencontre de concertation et d’échanges entre le CDC, le CDR et l’EAC est prévue le 11 octobre prochain, en vue d’améliorer nos relations.

 

Pour ce qui est du CDR, compte tenu de sa jeunesse, beaucoup de ses membres ne maîtrisent pas encore leur rôle, malgré leur motivation. Du fait de l’éloignement des promoteurs les uns des autres dans un même village donné d’une part et surtout de la distance entre l’ensemble des villages du PDL d’autre part, les structures de base de chaque village ont été chargées du suivi des actions de leurs promoteurs. Une réunion du CDR est prévue le 22 octobre prochain pour une synthèse des différents suivis effectués dans chaque village et pour faire le bilan de la campagne qui s’achève.

 

Des réunions préparatoires du Comité de Suivi sont prévues le mois courant dans l’ensemble des villages du PDL. Lors de ces rencontres, l’EAC pourra aider les structures de base qui n’ont pas encore effectué les compte-rendu des CS et GPO à leurs populations à le faire.

 

Les principales réactions et conclusions vous seront communiquées au prochain Comité de Suivi et dans le rapport annuel.

 

Au constat des efforts louables des structures de base de part et d’autre, on peut conclure qu’à des degrés différents certes, les structures CDC et CDR fonctionnent assez bien dans l’ensemble.

 

Cependant, des voies et moyens restent à trouver pour améliorer la circulation de l’information aussi bien au sein des structures de base elles-mêmes, qu’entre elles et leurs populations. Pour ce faire, il convient d’y associer les personnes ressources des villages et secteurs concernés, en plus de leurs CVD. Plusieurs formations spécifiques sont également nécessaires pour pallier aux autres insuffisances relevées au niveau de la non maîtrise des rôles de chaque membre, de la coordination des suivis effectués par chaque structure de base dans son village.

 

En ce qui concerne les villages et secteurs jusque là peu engagés dans le PDL, des questions sur les raisons profondes de leur démotivation leur seront posées. De leurs réponses dépendra leur réintégration au PDL. Ces échanges se feront avec des représentants de chaque couche sociale du secteur ou village. Mais ils seront pris séparément et les échanges ne se feront pas en plénière, afin que chacun puisse s’exprimer librement.

 

A l’intention de l’ensemble des promoteurs, un suivi rapproché et davantage de sensibilisation à travers des formations spécifiques leur permettront de vaincre certaines ignorances et de mieux rentabiliser et pérenniser leur action.

 

II- Suivi des actions engagées

 

 

Cette partie présente à la fois un bilan des actions achevées telles que les formations agricoles et l’alphabétisation et le suivi des activités engagées au niveau de l’agriculture et de l’hydraulique.

 

1. Les formations agricoles

 

Au mois de juin 2002, deux formations agricoles ont été dispensées par les services techniques de Loropéni et de Kampti. La première traitait de l’entretien des bœufs de trait. Elle a été suivie par la deuxième qui concernait l’utilisation de l’équipement agricole. A l’instar des années précédentes, ces formations s’adressaient en priorité aux nouveaux promoteurs qui ont été pris en charge. Elles devaient leur permettre de maîtriser la pratique de la culture attelée et d’optimiser l’utilisation de la charrue et des bœufs de trait.

 

Après une brève description du déroulement et du contenu de chacune des deux formations, nous présenterons les difficultés évoquées par les différents acteurs concernés puis les suggestions qu’ils proposent à chacune d’elles.

 

a) Les techniques d'entretien des bœufs de trait

La formation s’est déroulée sur deux journées, les 17 et 18 juin 2002, à l’Ecole de l’Amitié de Loropéni. Elle a été dispensée par les chefs ZATE de Kampti et de Loropéni, respectivement Mr NITIEMA K. Edouard et Mr SOME Simon Pierre.

 

Cette formation visait à donner des bases concernant les techniques d’élevage des bovins : durée de travail, alimentation, infrastructures d’élevage, etc. Une partie a été consacrée à la santé : symptômes et pathologies courantes, soins et traitements. A ce titre, les promoteurs ont visité un troupeau de bœufs. Ils ont ainsi pu apprécier les signes de bonne et de mauvaise santé d’un animal. Pour plus de détails sur le contenu de la formation, se référer à l’annexe 1, page 23.

 

Globalement, la formation a été appréciée par l’auditoire. Les services techniques et les promoteurs ont cependant soulevé certaines difficultés.

Ils ont tout d’abord déploré le manque de ponctualité de certains promoteurs, ce qui a perturbé le démarrage du travail. En outre, tous les nouveaux promoteurs n’ont pas assisté à la formation. En effet, sur 51, seulement 22 étaient présents. Cette situation s’explique par deux facteurs principaux : l’information a premièrement mal circulé dans les villages de Sinara et Lokhosso qui à eux deux comptent presque la moitié des promoteurs 2002. En outre, au mois de juin, les paysans sont très occupés par les travaux champêtres. Certains déménagent dans leurs champs ou campements parfois très éloignés du village. Ils sont donc difficilement mobilisables. Lors des campagnes de sensibilisation, l’EAC devra de nouveau insister sur la nécessité de participer aux formations agricoles pour optimiser la pratique de la culture attelée. Par ailleurs, si les formateurs sont disponibles, ce qui n’a pas été le cas cette année, il serait non seulement souhaitable que la formation soit avancée au mois de mars ou avril, avant le début de la saison des pluies mais aussi de créer plusieurs centres de formation, ce qui résoudrait bon nombre de problèmes ici posés.

Enfin, et ceci est une difficulté majeure, compte tenu des contraintes budgétaires, la formation n’a duré que deux jours. Ce temps est insuffisant lorsqu’on considère le contenu de la formation et surtout l’auditoire concerné dont la plupart des promoteurs sont analphabètes. Les formateurs se sont efforcés de résumer au maximum le contenu de la formation. Certains points auraient pourtant mérités d’être plus approfondis. Par conséquent, même si les auditeurs ont pu assimiler quelques notions de base, la formation n’aura pas l’impact souhaité. 

 

b) L'utilisation de l'équipement agricole

Cette deuxième formation a eu lieu immédiatement après la première, les 19, 20 et 21 juin 2002, à l’Ecole de l’Amitié. Elle a été dispensée par le Chef ZATA de Loropéni, Mr HIEN Dibé Eugène et celui de Kampti, Mr Da Alexis.

 

La formation visait à ce que les promoteurs sachent manier correctement la charrue et les bœufs. Après des explications théoriques, les promoteurs ont pu s’exercer par petits groupes. Une paire de bœufs et deux charrues ont été mises à leur disposition. Ainsi, les promoteurs ont pu appliquer le montage et le démontage des pièces de la charrue, les différents réglages, l’entretien et le labour. Le dernier jour, les femmes de certains promoteurs ont pu assister à l’enseignement du semi en ligne. Elles n’ont malheureusement pas été nombreuses. Certains villages sont effectivement éloignés et les femmes n’ont pas de moyens de locomotion. Pour plus de détails sur le contenu de la formation, se référer à l’annexe 2, page 24.

 

 

Trois points forts ont été relevés par les services techniques et par l’AFVP :

 

- 41 paysans étaient présents, les promoteurs de Sinara ayant enfin reçu l’information. Les services techniques ont noté la ponctualité et l’assiduité de tous les participants ainsi qu’une forte participation aux débats.

 

- La présence de deux formateurs a permis d’effectuer des travaux pratiques de petits groupes et une meilleure assimilation des connaissances théoriques et pratiques par les auditeurs.

 

- Au terme de la formation, tous les participants savaient manier la charrue et les bœufs. La pratique de terrain sera bien entendue indispensable pour parfaire ces connaissances.

 

Des points faibles ont néanmoins été relevés :

 

- La durée insuffisante de la formation : elle est due aux mêmes raisons d’ordre budgétaire, que celles concernant l’entretien des bœufs de trait.

 

- S’est posé aussi le problème des charrues  qui n’ont pas été livrées immédiatement après la formation. Cette question est plus détaillée dans le paragraphe concernant l’équipement agricole.

 

- Il a été posé la question du recyclage de tous les promoteurs subventionnés en 2000, 2001 et 2002. Ce point qui concerne les deux formations agricoles, a été débattu lors de la GPO. Ce recyclage concernerait plus de 100 promoteurs, ce qui poserait le problème du financement des perdiems. Le chef ZATA a proposé son soutien, mais seulement dans le cadre de la formation continue des groupes cibles qu’il encadre et qui ont souvent l’avantage de compter parmi eux quelques uns des promoteurs dont il est question.

 

- Enfin, les villageois se sont plaints de l’insuffisance du montant des perdiems qui s’élevaient à 500 FCFA / personne / jour. Il est vrai qu’avec cette somme, ils devaient se loger et se nourrir. Cette question, elle aussi, a été débattue lors de la GPO. Les participants, et notamment le chef ZATA et l’EAC se sont accordés sur la possibilité de créer ultérieurement plusieurs centres de formation dans les villages, c’est-à-dire rapprocher les centres de formation des bénéficiaires. Cela permettrait de résoudre à la fois le problème de distance, de participation, des perdiems et de l’hébergement des auditeurs. En ce qui concerne la Commune, les perdiems de 500 F / personne / jour restent inchangés, compte tenu du fait que la formation a lieu à Loropéni même. Aussi, la proposition du CS de faire participer financièrement les promoteurs aux formations et pourquoi pas celle d’un repas collectif à l’issue de chaque formation sont à étudier dans le cas des anciens bénéficiaires soumis au recyclage.

 

2. Equipement agricole et autres

 

La campagne agricole qui a démarré de manière précoce dès la première quinzaine du mois d’avril, a souffert d’une longue période de sécheresse (du mois de mai au mois de juin) , avant que les pluies ne retrouvent un rythme régulier à partir de juillet. Cette perturbation a causé des dégâts considérables au niveau des travaux de labour et d’ensemencement. Les promoteurs ont tout de même pu mettre à profit ce temps mort pour acheter les bœufs de trait.

a) L'acquisition des bœufs de trait

A la date du 30 / 06 / 02, l’ensemble des 53 promoteurs bénéficiaires (chacun d’au moins un bœuf de trait) ont tous acquis leurs bœufs et ont pour la plupart commencé les premières séances de dressage. Aidée des CD et des services techniques, l’EAC mène actuellement un travail de suivi-bilan de la campagne sur le terrain. Elle en profite également pour récupérer les reçus d’achat desdites bêtes. Aussi, les CD Communal et Rural ont convenu d’une rencontre le mois courant avec le Chef ZATE, pour s’accorder sur le suivi de ces bœufs et pour réfléchir à propos des modalités d’achat et de suivi des bœufs pour la prochaine campagne.

 

b) La réception de l'équipement agricole

Les quarante charrues et les quatre charrettes qui avaient fait l’objet d’une commande groupée auprès de la Société Ouest Africaine de Fonderie n’ont effectivement été livrée que le 2 juillet 2002, soit une dizaine de jours après la formation « Utilisation de l’équipement agricole », à l’issue de laquelle l’équipement devait être remis à chaque promoteur. Le fournisseur SOAF s’est excusé de ce retard en évoquant un problème de rupture de stock, consécutive à une « rafle » des charrues sur le marché national par la SOFITEX en vue de répondre à sa politique visant un rendement de 500 000 tonnes de coton pour la présente campagne.

 

Ainsi, ce n’est que le 2 juillet 2002 que le CDC a réceptionné les 40 charrues et 4 charrettes, en présence de l’EAC. Le Comité de Décision Communal a immédiatement récupéré les six charrues et les trois charrettes de ses promoteurs et il a procédé à leur restitution avant que celles des villages ne soient stockées dans les 

magasins de la banque de céréales. Ensuite, le CDC et l’EAC ont procédé au retrait à la Caisse Populaire du montant du reliquat du à la SOAF pour la commande dudit équipement. Ils s’en sont acquittés sur les lieux mêmes en payant ladite somme au représentant de SOAF qui leur a signé une décharge et remis les factures correspondantes.

Le CDR, informé dès le 3 juillet 2002 a sollicité ses deux représentants par village concerné pour convoquer les bénéficiaires pour l’enlèvement du matériel, ce qui fut fait dans la même semaine.

Le point quant à l’utilisation de cet équipement pour la présente campagne, intimement liée au dressage des bœufs de trait vous sera fait lors du prochain Comité de Suivi ou dans le prochain rapport annuel.

 

b) Les semences améliorées

Pour la présente campagne, deux promoteurs ont bénéficié de subvention pour l’achat de semences améliorées. Le premier promoteur, de Loropéni Commune, qui a sollicité des semences d’arachides, a pu les acheter et les semer à la fin du mois de juin. La croissance des jeunes pousses semblaient prometteuse. Actuellement, nous ne disposons pas encore de données sur le rendement. Il en est de même pour le second promoteur de Tikéra qui a semé son petit mil son sorgho sur 1 hectare au début du mois de juillet.

 

d) La plantation

Un promoteur de Tapira a bénéficié d’un hectare de manguiers. Il a d’abord préparé son terrain et procédé au piquetage selon les conseils de l’agent des Eaux et Forêts. Il a ensuite acheté ses 121 plants et effectué leur mise en terre à la mi-juillet, toujours sous la veille du technicien de l’environnement. A ce jour le promoteur ne nous a pas signalé la moindre perte.

 

e) La porcherie

Les travaux de construction qui avaient commencé en avril ont souffert du démarrage précoce et capricieux des pluies. En ce qui concerne les finitions l’EAC et le CDC ont été saisis pour constater les dégâts, après une pluie torrentielle.

 

3. L'hydraulique

Cette année 2002, les Comités de Décision ont subventionné deux créations de forages pour les Villages de Sinara et Kparryéra et deux réparations de forages au secteur 1 de Loropéni commune.

 

a) La création de deux forages à Sinatra et Kparryéra

Le 12 juin 2002 a eu lieu au bureau AFVP à Loropéni le dépouillement de l’appel d’offres pour la création des forages de Sinara et de Kparryéra.  Le fonds est géré par l’AFVP à Ouagadougou représentée par Monsieur Sébastien Brisson qui a lancé l’appel d’offres. Afin de promouvoir la participation des acteurs concernés et pour faciliter un maximum de transparence, il a été décidé par l’AFVP d’effectuer le dépouillement sur le terrain à Loropéni. Sébastien Brisson, Chargé de Programmes spécialiste de l’hydraulique et responsable du dossier s’est déplacé pour l’occasion. Par ailleurs, étaient présents Monsieur YOUL Sié Bifroté, Président du CD Rural et Président de séance, Monsieur KAMBIRE Tilfouté, représentant le village de Kparryéra et enfin l’EAC.

Après l’analyse technique et financière des offres des différents soumissionnaires, la commission d’attribution a sélectionné la SO. GE. W (Société Générale d’Entreprise Wendpayagda) dont le siège est à Ouagadougou. Il est à noter que cette entreprise se chargera aussi de la construction du forage de la Maison de l’Amitié.

 

Suite aux démarches de Sébastien Brisson auprès de l’entreprise sélectionnée, les contrats ont été signés à la fin du mois de juillet par les différentes parties à savoir l’AFVP, l’entreprise prestataire et enfin les représentants au sein du CD des villages de Sinara et de Kparryéra.

L’entreprise SO. GE. W souhaite commencer les travaux dans la même période pour les trois forages. Compte tenu de la saison pluvieuse et de la difficulté de l’accès à Sinara, les travaux ne pourront pas débuter avant le début du mois de novembre. Néanmoins, le 27 septembre, une équipe technique a pu faire l’implantation sur les trois sites. Effectivement, ce travail demandant peu de matériel, un petit véhicule a pu atteindre Sinara.

 

Les 10 et 20 juillet, l’EAC a convoqué deux réunions à Sinara et à Kparryéra. L’objectif était la mise en place des Comités de Gestion chargés du bon fonctionnement des forages. Ils ont par la suite été formés. Pour plus de détails sur cette formation, se référer au dernier paragraphe concernant l’hydraulique.

 

b) Les réparations des forages de l'Ecole Centre et du secteur 1 de Loropéni-commune 

 

Au cours des mois de juin et juillet, les deux forages ont été réparés.

 

- Au secteur 1, l’ancien comité de gestion n’était plus très dynamique. Encouragés par l’EAC, les riverains ont donc pris l’initiative de mettre en place un nouveau COGES. Après le recensement des familles concernées par le forage, le COGES a adopté un système de cotisation en vue d’alimenter le fonds de roulement. Pour plus de précisions, se référer au paragraphe concernant la formation. 

 

Concernant l’Ecole Centre, le forage a été réparé mais le COGES et le mécanicien n’ont pas respecté la procédure pourtant convenue et expliquée largement par l’EAC et  le CD. Effectivement, avant la réparation du forage, la procédure exigeait que les nouvelles pièces soient présentées à l’EAC et au CD et ceci afin d’éviter certaines incompréhensions survenues lors de la réparation du forage de l’Ecole de l’Amitié. Mais ceci n’a pas été fait. Lors de la réunion du 17 septembre 2002 qui rassemblait le COGES et le CD, l’EAC a rappelé à l’assemblée l’importance du respect de la procédure pour faciliter la transparence. A l’occasion de cette réunion et d’une autre organisée le 20 septembre où était aussi conviée la directrice de l’Ecole Centre, des éclaircissements ont été demandés au COGES par l’EAC sur la gestion et la trésorerie 

-du forage. Les réponses plus ou moins satisfaisantes ont conduit l’assemblée d’un commun accord, à la prise de certaines décisions par rapport à la gestion  pour la rendre plus transparente et plus opérationnelle. Elles ont été complétées lors de la formation (cf. paragraphe suivant). Par ailleurs, il a été décidé de rajouter deux femmes au COGES (qui n’en comptait que deux) pour l’hygiène.

 

c) La formation des Comités de Gestion des forages

Au mois de septembre, une formation a été dispensée pour les quatre Comités de Gestion des forages par Mr KAMBIRE Samy Billy habitant le secteur 1 de Loropéni. Elle a eu lieu à Kparryéra les 13, 14 et 15 septembre, à Sinara les 20, 21 et 22 septembre et enfin à Loropéni les 23, 24 et 25 septembre. Compte tenu de la période hivernale et des travaux champêtres, les auditeurs en accord avec le formateur ont décidé de travailler en journée continue.

La formation avait pour objectif essentiel le renforcement des capacités d’intervention des membres des comités de gestion qui seront responsables du fonctionnement du point d’eau. La formation a abordé quatre points principaux :

 

-La définition des responsabilités du Comité de Gestion du point d’eau et des tâches que chaque membre sera appelé a assurer ultérieurement.

-L’organisation de la collecte des cotisations souscrites par les usagers et la gestion de ces fonds afin d’assurer l’entretien régulier de la pompe.

-Le fonctionnement permanent du système décentralisé de maintenance de la pompe.

-L’information sur les principales maladies hydriques et les mesures préventives à observer pour les éviter.

 

Le formateur a choisi la méthode participative. La formation a été basée sur des exposés, des jeux de rôle, des travaux pratiques et une méthode active de questions-réponses.

 

En fin de formation, chaque COGES avec l’appui du formateur a pu décider des modalités de gestion de son forage.

 

A Kparryéra, en ce qui concerne l’organisation de la collecte et de la gestion des cotisations souscrites par les usagers, les participants ont décidé de faire cotiser 200 FCFA par mois et par chef de famille. Les dolotières payeront 100 FCFA par préparation de dolo.

Le COGES a décidé d’interdire le port des chaussures sur le forage. Par ailleurs, la pompe sera fermée à 12 h et la nuit. Celui ou celle qui ne respectera pas ce règlement devra s’acquitter d’une amende d’une poule, d’un poussin et de 30 F.

 

A Sinara, chaque famille cotisera 500 F par mois. Les interdits sont les mêmes qu’à Kparryéra. Les sanctions sont plus élevées : une chèvre, un poulet et 5000 F d’amende par transgression d’interdit.

 

Le COGES de l’Ecole Centre a eu des difficultés à obtenir les cotisations de familles se servant du forage. Il a donc décidé de vendre l’eau : une bassine à 10 F et une barrique à 70 F. Cette vente sera assurée par un enfant du quartier qui sera payé chaque mois.

 

Le COGES du forage du secteur 1 a décidé de faire payer 200 F par mois et par famille.

 

Dans l’ensemble, les auditeurs ont été très satisfaits par les échanges et par les connaissances qu’ils ont pu recevoir. Le formateur a apprécié la ponctualité et la présence de tous les membres des COGES de Sinara et de Kparryéra. Il a par contre déploré l’absence de deux personnes lors des séances de formation à Loropéni.

Concernant Kparryéra et Sinara, il est prévu une réunion sur chaque site le premier jour où l’eau coulera des forages. Ce sera l’occasion pour le formateur de rappeler les grandes lignes de la formation. Les auditeurs pourront alors s’exprimer et poser des questions. Ils seront alors prêts à prendre leurs fonctions.

 

4. L'alphabétisation

Les différents rapports de supervision et de contrôle de la DPEBA ainsi que les visites de l’EAC ont révélé une bonne fréquentation du centre de même q’une détermination de l’animatrice à partager ses connaissances avec ses auditeurs.

 

L’évaluation finale a été effectuée le 5 mai  2002 à Loropéni, sous le contrôle de l’agent lobiriphone du service d’alphabétisation de la DPEBA, Mr HIEN Jean Bosco.

Le 8 mai, le jury a procédé à la correction et à la délibération de l’évaluation : sur 10 candidats, 8 ont réussi dont 3 femmes sur les 4 présentes lors de l’examen. Le taux de réussite s’élève donc à 80 %.  Une prime d’encouragement  a été donné à l’animatrice au vu de ses efforts.

Ces résultats encourageants et la remise des attestations (les diplômes n’étaient pas encore disponibles) ont été l’occasion d’une petite fête organisée par les auditeurs.

 

Ces bons résultats n’excluent cependant pas l’organisation d’une réunion bilan par l’EAC, courant octobre. Seront conviés deux représentants des auditeurs, l’animatrice, le superviseur et le contrôleur.

 

Enfin, pendant les mois d’octobre et de novembre, l’EAC préparera la campagne en parcourant les villages et secteurs pour des séances de sensibilisation sur les bienfaits de l’alphabétisation. Parallèlement, elle contactera la DPEBA de Gaoua, afin de se renseigner sur la procédure pour l’obtention de fonds auprès du FONAENF (Fonds pour l’Alphabétisation et l’Education Non Formelle), celui-ci devant être opérationnel pour cette campagne 2003-2004.

 

 

II- Bilan financier de la campagne 2002

1. Investissements

 

Il n’y a eu aucune séance d’octroi depuis le dernier Comité de Suivi du 10 mai 2002. Cependant certaines sommes présentées ci-dessous ne correspondent pas à ce qui avait été présenté dans le dernier rapport. Effectivement, certaines actions ont coûté moins cher que ce qui avait été prévu. C’est le cas pour l’agriculture. La charrue est revenue à 60 000 F au lieu de 65 000 F, d’où la différence de consommation du FDL. On constate donc une baisse légère des montants investis dans les volets agricultures et autres.

Par contre, en ce qui concerne les forages de Kparryéra et de Sinara, leur coût est plus élevé que ce qui avait été prévu. Les investissements en hydraulique dans les villages ont par conséquent augmenté.

 

[2]  la ligne Fonds engagés correspond aux sommes engagées, présentées dans le dernier rapport (Nov. 2001 – Avril 2002).

 

2. Alphabétisation

3. Les formations

 

Perspectives et Conclusion

 

            Les activités prioritaires et urgentes à mener pendant les trois prochains mois pourraient se résumer comme suit :

            Des réunions préparatives de l’inauguration de la Maison de l’Amitié et du Comité de Suivi seront organisées avec l’ensemble des villages et des secteurs du PDL. Lors de ces réunions, d’autres points seront à l’ordre du jour tels que le bilan de la campagne qui s’achève, un état de la fonctionnalité des équipements subventionnés et enfin une réactualisation du diagnostic dans chaque village / secteur afin d’aider le Comité de Suivi à mieux définir les nouvelles orientations du PDL pour la campagne prochaine.

            Par ailleurs, le Comité de Décision Rural et l’EAC tacheront de suivre les travaux de foration à Kparryéra et à Sinara. Les CD et l’EAC poursuivront le suivi des actions subventionnées en agriculture et autres, la sensibilisation et l’appui-conseil auprès des promoteurs. La collecte des reçus se poursuivra et les comptes des actions achevées seront clôturés.

            De plus, de nouvelles formations spécifiques seront organisées à l’intention des structures de base et plus particulièrement des structures villageoises encore très jeunes.

            Enfin, la sensibilisation, l’information et la dynamisation se poursuivront pour les secteurs et villages les moins mobilisés et aussi à l’endroit des villages candidats au PDL, dont le choix sera validé au CS du mois de mai 2003.

 

            Globalement, les résultats sont encourageants. Les efforts des Comités de Décision témoignent de leur compréhension progressive de la méthodologie et des objectifs du PDL. Néanmoins, il convient de trouver les moyens matériels, financiers et humains pour leur permettre de mieux assimiler ce transfert de compétences et de jouer au mieux leur rôle de maître d’ouvrage délégué.

            En ce qui concerne les actions réalisées jusque-là, des suivis rapprochés en terme de formations spécifiques, de sensibilisation, d’appuis et de conseils sont encore nécessaires pour mieux les rentabiliser et les pérenniser.

Enfin, pour certains villages et secteurs, de nouvelles méthodologies d’approche sont à envisager pour les mettre sur les voies du PDL.

 

 

ANNEXES

 

Annexe 1 : Rapport de la formation « Entretien des bœufs de trait »

 

D P R A du Poni

Z A T E  de Loropéni et de Kampti.

 

 

Rapport de formation « Entretien des bœufs de trait »

 

 

Du 17 au 18 juin s’est déroulée dans l’enceinte de l’Ecole de l’Amitié de Loropéni, une session de formation destinée aux promoteurs qui ont bénéficié de bœufs, cette année 2002. Cette session a été exécutée à la demande de l’Association Française des Volontaires du Progrès. 

 

Les objectifs de la formation

 

-Faire connaître quelques techniques d’élevage des animaux de trait : cas du bœuf.

-Amener les producteurs à mieux connaître les pathologies courantes spécifiques des bœufs de trait.

-Faire connaître les mesures de prophylaxie et de traitement des maladies courantes.

 

Les résultats attendus

 

Une bonne maîtrise des techniques d’élevage et une meilleure connaissance des pathologies permettront :

-Une utilisation efficiente des bœufs de trait.

-Une réduction des cas de mortalité des animaux qui sont parfois dus à l’ignorance des limites d’utilisation et des soins à apporter au animaux du fait de leur statut particulier.

 

Le contenu de la formation

 

  • L’importance des animaux de trait dans la production agricole.
  • Les limites de l’utilisation du bœuf dans le travail.
  • L’alimentation des bœufs de trait (rationnement, cultures fourragères, besoins en eau).
  • Les infrastructures et le matériel d’élevage.
  • La visite d’un troupeau en introduction au thème sur les pathologies animales.
  • Les pathologies animales et les mesures de prophylaxie, de traitement des maladies courantes.
  • La réforme des bœufs de trait.

 

Evaluation, suggestions et recommandations

 

La formation a été positivement appréciée aussi bien dans la forme que dans le contenu. Cependant, des difficultés ont été rencontrées :

 

- Les difficultés des promoteurs :

 

La période retenue pour la formation coïncide avec le début de l’hivernage, ce qui ne leur permet pas de participer à la formation efficacement.

La durée trop courte de la formation ne leur a pas permis d’assimiler correctement tout ce  qui leur a été dispensé.

La contribution financière pour le séjour de ceux qui viennent des villages éloignés semble insuffisante.

 

- Les difficultés des formateurs :

 

Les promoteurs sont régulièrement arrivés en retard, ce qui a posé des désagréments dans la gestion du temps.

Le temps imparti pour exécuter la formation était très court et n’a permis de traiter que de manière très superficielle les thèmes à aborder.

 

Au regard des difficultés rencontrées, des propositions ont été faites :

 

- Faire la formation avant l’achat des bœufs.

- Faire la formation courant janvier ou février.

- Organiser régulièrement et pour tous les formateurs des formations similaires.

 

Le contenu de la formation

 

- L’importance des animaux de trait dans la production agricole.

- Les limites de l’utilisation du bœuf dans le travail.

- L’alimentation des bœufs de trait (rationnement, cultures fourragères, besoins en eau).

- Les infrastructures et le matériel d’élevage.

- La visite d’un troupeau en introduction au thème sur les pathologies animales.

- Les pathologies animales et les mesures de prophylaxie, de traitement des maladies courantes.

- La réforme des bœufs de trait.

 

Evaluation, suggestions et recommandations

 

La formation a été positivement appréciée aussi bien dans la forme que dans le contenu. Cependant, des difficultés ont été rencontrées :

 

- Les difficultés des promoteurs :

La période retenue pour la formation coïncide avec le début de l’hivernage, ce qui ne leur permet pas de participer à la formation efficacement.

La durée trop courte de la formation ne leur a pas permis d’assimiler correctement tout ce  qui leur a été dispensé.

La contribution financière pour le séjour de ceux qui viennent des villages éloignés semble insuffisante.

 

- Les difficultés des formateurs :

Les promoteurs sont régulièrement arrivés en retard, ce qui a posé des désagréments dans la gestion du temps.

Le temps imparti pour exécuter la formation était très court et n’a permis de traiter que de manière très superficielle les thèmes à aborder.

 

Au regard des difficultés rencontrées, des propositions ont été faites :

-     Faire la formation avant l’achat des bœufs.

           - Faire la formation courant janvier ou février.

           - Organiser régulièrement et pour tous les formateurs des formations similaires.

           - Augmenter la durée de la formation à 5 jours.

           - Organiser un recyclage des promoteurs déjà formés.

           - Revoir à la hausse les perdiems des promoteurs qui viennent des villages éloignés.

Annexe 2 : Rapport de la formation "Utilisation de l'équipement agricole

 

DPARH du Sud-Ouest

DPAPH du Poni

ZATA de Loropéni et de Kampti

 

 

Rapport de la formation « Utilisation de l’équipement agricole »

 

      Du 19 au 21 juin, s’est déroulée, dans l’enceinte de l’Ecole de l’Amitié de Loropéni, une formation sur le thème « Connaissance et utilisation du matériel de la culture attelée ».

 

      Les objectifs de la formation

 

Les objectifs que vise cette formation sont :

         - Partager avec les promoteurs des connaissances en matière d’utilisation du matériel de la culture attelée.

         - Connaître les avantages et les contraintes liés à la pratique de la culture attelée.

 

La méthodologie de la formation

 

La méthodologie utilisée durant ce temps de formation est participative. En effet, les thèmes et apprentissages se sont faits au sein de groupes constitués.

 

            Les résultats attendus

 

            A terme, les promoteurs devraient avoir acquis les connaissances nécessaires de la pratique de la culture attelée.

 

            Pour une meilleurs compréhension du thème, une évaluation de niveau a été faite dès le premier jour, c’est-à-dire le 19 juin. Des questions d’éveil ont été posées aux participants :

  • Pour vous, quelle importance revêt la culture attelée ?
  • Parlez-nous de quelques avantages et contraintes liées à la pratique de la culture attelée ?

Pour répondre à ces questions, les participants ont été scindé en deux groupes, un par salle de classe. Ensuite, les travaux ont été mis en commun. De la synthèse , il ressort les préoccupations suivantes :

 

  1. a) Avantages liés à la culture attelée.

  • Rétention d’eau, développement rapide des plants
  • Rapidité, augmentation des superficies, enfouissement de la matière organique (mauvaises herbes)
  • Pratique du semis en ligne, bonne densité, augmentation du rendement
  • Accroissement des superficies emblavées
  • Intensification de la production
  • Valorisation de l’association agriculture / élevage
  • Amélioration des terres et de leur conservation
  • Disponibilité de la fumure organique
  • Diminution de certaines charges
  • Réforme des animaux
  • Diversification des cultures
  • Amélioration de la qualité des produits
  • Economie d’énergie, moins de fatigue, travail bien fait, plus profond
  • Autosuffisance alimentaire
  • Surplus de revenus (vente pour satisfaction des besoins, épargne possible)
  • Diminution de l’exode rural
  • Amélioration du bien-être familial
  • Nouvelles dispositions vis-à-vis des innovations

b  )Contraintes liés à la culture attelée

 

-Nécessité de formation pour l’acquisition de nouvelles connaissances techniques.

-Nécessité d’investissement dans du nouveau matériel de travail.

-Utilisation de nouvelles variétés.

-Assurance des animaux en matière de soins sanitaires et nutritionnels.

-Exigent des charges monétaires.

-Travail supplémentaire d’enlèvement des souches.

-Respect des engagements (remboursements des crédits).

 

Au vu des éléments ressortis au sein des différents groupes de travail, la mécanisation bien conduite entraîne tant bien des avantages sur les plans technique, économique, social que culturel. Aussi, certaines contraintes sont à observer pour mener à bien le travail, telles que celles relevées dans les préoccupations des producteurs.

 

Après cette mise en commun, le reste du programme de la journée a été marqué par une démonstration de labour et des différents réglages d’une charrue qui ont eu lieu sur le terrain. De façon pratique, des groupes de trois personnes ont été constitués pour les exercices d’entraînement. C’est ce qui mit fin au programme de la journée, à 14 h 20.

 

Le deuxième jour, la formation s’est poursuivie avec la connaissance et l’utilisation de la charrue de ses accessoires. En effet, ce thème se justifie par le fait que l’utilisation des machines agricoles permet la résolution d’un certain nombre de difficultés inhérentes à la production agricole. L’exécution des travaux champêtres oblige l’homme à se dépenser physiquement et intellectuellement. Les muscles de son corps sont en activité pour un travail lent qui prend entre 15 et 20 jours pour un hectare, dans des conditions très difficiles. La machine agricole, se substituant à l’homme, lui épargne beaucoup de peine et fournit un travail plus rapide  (2 à 4 jours maximum pour un hectare). Ce faisant, la connaissance et l’utilisation correcte de la charrue s’avèrent nécessaire pour résoudre le problème de main-d’œuvre car les conditions et les moyens à la production d’aujourd’hui n’incitent pas les bras valides à s’orienter vers l’agriculture. Il limite ainsi l’exode rural.

 

Deux grands groupes ont été constitués, pour 3 heures de pratique et 3 heures de théorie.

La théorie consistait en la connaissance de la charrue : la description des pièces qui la composent, leurs rôles, leur démontage et remontages, leur entretien et enfin les différents réglages.

La pratique a mis l’accent sur la pratique du labour :

  • Comment labourer ?
  • Les différentes sortes de labour (labour à plat, labour en adossant, labour en refendant).
  • Les différents réglages (profondeur, largeur, talonnage).
  • Les différents entretiens des pièces travaillantes après le labour.

 

Le troisième jour a vu la poursuite des travaux de la veille en plus de la connaissance du triangle sarcleur, du butteur et du semis en ligne, comme thème d’accompagnement de la culture attelée. Ce dernier thème, le semis en ligne a fait appel à quelques femmes venues de quelques villages qui ont eu un enseignement sur l’orientation des semis, sur les densités, etc.

 

Les points forts de la formation :

Les auditeurs ont fortement participé aux débats pour des questions de fonds et de forme. Nous avons constaté une grande assiduité et ponctualité de la plupart des participants aux séances de formation. En guise de performance, la plupart des auditeurs arrivent à utiliser la charrue et ont acquis les connaissances nécessaires au montage et au démontage des pièces.

 Les points faibles de la formation :

            La formation, quoique intéressante, a eu une durée courte si l’on tient compte des thèmes à enseigner. De plus, la disponibilité à temps des animaux pour les séance d’apprentissage et de démonstration a posé des difficultés. Enfin, tous les promoteurs formés n’ont pas eu leur équipement immédiatement après la formation.

Suggestions :       

En guise de suggestions, nous réitérons notre reconnaissance à l’AFVP qui ne ménage aucun effort pour l’organisation chaque année de ces séances de formation au profit des « atteleurs » . Nous rappelons par la même occasion que compte tenu du volume des thèmes à enseigner, que les programmes tiennent compte de la durée de la formation. Enfin, nous suggérons que pour les opérations à venir, que les bénéficiaires aient leur matériel complet dès après la formation afin qu’ils puissent appliquer à brève échéance leurs acquis.

 

 



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