Jean Blanchot : Les combats de la Résistance contre les nazis au Vert-Galant

Les combats de la Résistance contre les nazis

au Vert-Galant, par Jean Blanchot ancien résistant

 

première publicaion, bulletin 26 de la SEHT , 2002

 

 

Jean BLANCHOT au fort d'Aubervilliers, 1944. Archives de la SEHT, fonds J. Blanchot

 

Ne pouvant accepter la domination des occupants nazis en France et dans notre commune de Tremblay, des gens avides de liberté se sont mobilisés dans des organisations de résistance pour lutter contre les Occupants de notre Domaine, qui était pour nous celui de la Liberté.

 

Une section de résistants a été formée par un camarade communiste qui avait été fait prisonnier par les Allemands durant la guerre de 1939 et, suite à une longue maladie, avait été rapatrié en France. Il a repris ses activités professionnelles à Paris, dans une société de construction téléphonique qui était à l’époque C.I.T (Construction Industrielle des Téléphones) devenue: aujourd’hui Alcatel. Il a organise dans cet établissement des réunions, afin de mobiliser le personnel contre les occupants allemands.

 

Il a résidé au Vert-Galant et formé un groupe de résistants F.T.P.F (Francs Tireurs Partisans Français). Il avait comme adjoint Georges Sartorio qui avait été envoyé en Allemagne au titre du S.T.O (Service du Travail Obligatoire). Revenu en permission pour la naissance de son fils Pierrot, il avait choisi de ne pas retourner en Allemagne. Signalons que le père de Georges Sartorio avait été déporté dans les camps d’extermination et passé dans la chambre a gaz, pour finir au four crématoire. Ce groupe F.T.P.F avait pour siège le pavillon de la mère de Georges Sartorio, dit Georges Sand. Ce groupe a contacté d’autres résistants antinazis. Dans ce groupe, dirigé par le commandant Dive, dit Gourget au sein des F.T.P.F., se trouvait un aviateur russe évadé d’Allemagne. Il a rejoint notre groupe, ainsi qu’un déporté politique qui avait combattu pendant la guerre d‘Espagne, au sein des Brigades Internationales contre le régime franquiste, c’était notre camarade Pierre Dupouy. Un autre camarade qui était aussi mon beau-frère, Georges Jaéglé a rejoint notre groupe. Je me suis associé à leur combat et j’ai été admis parmi eux malgré mon jeune âge, seize ans et demi, à cette époque.

 

Nous avions dans ce groupe des résistants italiens F.T.P.M.O.I. (Francs Tireurs Partisans Main d’Œuvre Immigrée). Ce sont eux qui ont subi des pertes au sein de notre groupe. I1 y avait Antoine Cusino qui a été exécuté par les nazis, lors d’une probable récupération de carburant, dans une station essence, route des Petits-Ponts à Villepinte. Le groupe était parti dans une camionnette conduite par l’aviateur russe de notre groupe, accompagné de plusieurs camarades. Il y avait parmi eux Georges Jaéglé et Marcel Dupré. Une automitrailleuse allemande est arrivée et a bloqué le véhicule. Les Allemands ont fait descendre les passagers et ont demandé les papiers d’identité. Les copains ont fait comprendre aux Allemands que leurs papiers étaient à 1’intérieur du café qui faisait office de pompe à essence. Seul Antoine Cusino est resté dans la camionnette. Les Allemands ont découvert un pistolet sous le siège du véhicule. Ils ont amené Antoine Cusino baïonnette au canon et ils l’ont exécuté dans les champs de Villepinte. Ce sont les sœurs du sanatorium de Villepinte qui out ramené son corps. Nous sommes allés le récupérer à l’aide d’une voiture à bras pour le ramener chez ses parents. Nous 1’avons veillé toute la nuit. Par un curieux hasard, le jour où il a été pris par les Allemands, je revenais d‘une mission dont m’avait charge’ mon commandant, Fernand Dive, afin de contacter un résistant F.T.P.F. à la Porte de la Chapelle. Je revenais de Paris à bicyclette par la route des Petits-Ponts. Arrivé  près des lieux où Antoine avait été arrêté, j’ai été prévenu par des gens que les Allemands étaient à la recherche de résistants. J’ai retrouvé mes camarades qui s‘étaient échappés du café par la porte de derrière et revenaient au Vert-Galant par les bois de la Poudrerie.

 

Rapport du commandant DIVE relatif à la mort d'Antoine CUSINO, Archives de la SEHT fonds J. Blanchot

 

 

Nous avons continué notre lutte contre les Allemands après les obsèques d’Antoine Cusino, que nous avons accompagné, les armes à la main, au cimetière de Tremblay. Nous étions très nombreux et avons tiré une salve d’honneur sur sa tombe. Un rapport sur ses obsèques a été communiqué par notre commandant aux autorités F.F.I. de la Région Nord. Notre lutte au sein du groupe F.T.P.F consistait à distribuer des appels à la résistance contre les nazis. Nous sortions la nuit pour coller des affiches dans la région et saboter les pancartes indicatrices de direction posées par les Allemands sur la RN3. Je me souviens d’une soirée où nous devions casser des panneaux allemands sur 1’ancienne RN3, au lieu-dit le Grand Cerf à Vaujours. J’étais avec mon camarade Roland Colongo. Arrivés près des lieux, nous avons été arrêtés par des gendarmes qui nous ont demandé ce que nous faisions là à cette heure tardive. Nous avons répondu que nous attendions des camarades qui devaient revenir du cinéma. Ils nous ont dit de repartir, mais je crois qu’ils n’étaient pas dupes, car nous avons appris par la suite que Fernand Dive était en rapport avec des gendarmes patriotes de Livry. S’ils avaient été intrigués par notre comportement, ils auraient pu voir que nous avions une hache dans notre dos. Les gendarmes sont repartis et nous aussi. Comme nous avions une mission à accomplir nous sommes revenus sur les lieux où se trouvaient les pancartes de direction, inscriptions noires sur fond jaune, d’un côté « nach Paris » et de l’autre « nach Meaux». En revenant chez nous, rue de Meaux, nous nous sommes aperçus que nous avions eu beaucoup de chance, car à  300 m, sur la RN3, il y avait un camion allemand bâché, garé au bord de la route. Les soldats dormaient. Nous entendions leurs ronflements sous les bâches. Nous nous sommes demandé comment ils n’avaient pas entendu nos coups de hache.

Antoine CUSINO, fusillé le 18/08/1944, Archives de la SEHT, fonds J. Blanchot

 

Nous avons aussi mené des actions contre les gardes-voies des rails de chemin de fer chargés d’empêcher les sabotages des voies par les résistants. Nous avons fait une descente à Mitry dans un pavillon qui était le siège des garde-voies. Les occupants de ce pavillon étaient partis sur les voies. Il n’y avait qu’une personne. Nous l’avons neutralisée et nous avons attendu le retour des garde-voies. Au retour de ces hommes, nous étions postés derrière la haie du pavillon et nous les avons enfermés dans le sous-sol. Nous sommes repartis avec leurs armes et une machine à écrire. Nous étions tous à vélo. Au retour, nous avons croisé deux Allemands en side-car. Nous étions prêts au combat. Ils out eu, je crois, aussi peur que nous et ont fait demi-tour. Nous sommes revenus au Vert- Galant par les berges du canal de l’Ourcq. Je me souviens que Pierre Colongo avait sur son dos le fusil de chasse que nous avions pris aux garde-voies. Ce fusil il l‘avait en main quand il a été tué par les Allemands, lors de la libération du Vert-Galant, en combattant sur les talus du canal de l’Ourcq.

 

Nous avons aussi participé, dans notre groupe, à une opération de propagande pour inciter la population à lutter contre l’Occupant nazi. Cette opération avait été décidée par notre commandant Dive. Nous devions aller à  Domont, dans l’Oise. Nous sommes partis à vélo et nous avons formé des groupes. Un camarade portait des tracts, accompagné d’un autre qui assurait sa protection avec une arme. Moi, j’avais un pistolet dans ma musette. On nous avait assuré qu’il n’y avait pas d’Allemands ! Quand nous sommes arrivés à Domont, il y avait une colonne de soldats allemands le long de la voie. Nous devions aller sur la place, au centre ville. I1 y avait une fête. C’est à cet endroit que nous devions jeter nos tracts. Nous avions laissé nos bicyclettes en haut d’une côte, au-dessus de la place des Fêtes et nous jetions nos tracts sur la foule. I1 y avait des soldats allemands parmi la foule de la fête champêtre et ils regardaient nos papiers tomber parmi eux ! Nous sommes repartis vite fait sur nos vélos pour revenir chez nous. J’ai eu la malchance de casser la pédale de ma bicyclette. J’ai vu arriver face à moi deux jeunes filles à vélo. J’ai sorti mon pistolet de ma musette et demandé à une des filles de me laisser son vélo. Elle a eu peur et a pris à témoin ma sœur Louisette qui était avec nous dans cette action. Ma sœur  lui a dit que cette affaire ne la regardait pas et je suis parti rapidement, en espérant que les Allemands ne nous suivraient pas. Nous avons eu ce jour-là beaucoup de chance !

 

Nous avons aussi réalisé des réquisitions diverses avec notre groupe : pharmacie, tabac, motos, voitures. Nous avions réquisitionné une moto chez Monsieur Flaviano, rue de Villeparisis, au Vert-Galant, une voiture Peugeot chez Monsieur Péveri, rue de Berry. Ce véhicule était conduit par Monsieur Robert Noel qui, malgré son jeune âge, avait le permis de conduire. Son père était prisonnier de guerre de 1940 à 1945, ce qui lui avait donné le droit de conduire avant 18 ans. Ce véhicule a fait l’objet d’une aventure qui aurait pu être dramatique pour notre groupe. Elle était garée devant le domicile de notre commandant Fernand Dive et des soldats allemands venant du fort de Vaujours où ils étaient cantonnés ont essayé de s’en emparer. Georges Sartorio, voyant ces soldats, était prêt à l’affrontement. Voyant la difficulté de la situation, je suis parti chercher nos compagnons. Nous sommes passés par les jardins, derrière le pavillon de mes parents et nous sommes arrivés avec nos amies, en longeant la clôture de mes parents, face aux soldats allemands qui essayaient de mettre la voiture en marche. Heureusement ils n’ont pas pu la faire démarrer. Ils sont repartis. Là aussi nous avons eu peur. Je me souviens aussi d’une soirée où j’étais parti coller des affiches dans le Vert-Galant, à la limite de Villeparisis, sous le petit pont au bout de la rue de Bretagne. En revenant chez mes parents, j’ai entendu un groupe de soldats allemands qui descendaient du fort de Vaujours pour aller festoyer dans une épicerie buvette de la rue de Lorraine an Vert-Galant.

Chaussés de leurs bottes, ils marchaient au pas cadencé. Heureusement, il y avait encore des petits bois au coin de la rue. J’ai attendu qu’ils rentrent au café. Je suis revenu chez mes parents par la rue des Ardennes. J ‘ai caché mon revolver dans le poêle à charbon et je me suis couché.

Certificat du docteur Brumberg détaillant les blessures du commandant DIVE, archives de la SEHT fonds J. Blanchot

 

 

Notre groupe a participé aux représailles que les organisations de résistance avaient décidées, suite au massacre d’Oradour-sur-Glane par les S.S. Chaque groupe F.T.P.F. devait exécuter un soldat allemand sur son territoire. Un soldat a été abattu à Paris, un autre sur le pont du Chemin de Fer à Sevran et deux S.S. au canal de l’Ourcq, entre Villeparisis et Le Vert-Galant.

 

Paris a été libéré avant la banlieue nord. Notre commandant est parti sur Paris avec Jean Seghezzi sur une moto, pour ramener des munitions et, à la demande des boulangers du Vert-Galant, de la levure pour faire du pain. Au retour de cette mission, en arrivant à Vaujours, face à l’ancienne usine Chalot, des Allemands étaient postés au carrefour. Voyant venir vers eux nos camarades avec leur brassard F.F.l., ils ont mitraillé les occupants de la moto. Jean Seghezzi a été tué par une balle qui avait traverse la main de Fernand avant de toucher le pilote au cœur. Le commandant Dive a sauté de la moto et s’est enfui en longeant le mur de l’usine Chalot. Les Allemands ont continue de le mitrailler. Il a reçu 7 blessures, dont une qui a effleuré 1’œil  droit, une balle dans le pied, une dans l’aine. Il a eu le courage de revenir jusqu’à la rue des Ardennes où il a été aidé par ma sœur Rose et un camarade, Robert Lemonnier. Nous l’avons confié à Monsieur Dubois qui était épicier à l’angle de la me des Ardennes et de 1’avenue de Villeparisis. Je suis parti à vélo à Villeparisis, afin de contacter le docteur Torass, ami de Fernand Dive. Ce dernier n’a pas osé venir au Vert-Galant. Au retour, en traversant la voie Lambert, j’ai aperçu une colonne allemande qui se dirigeait vers la RN3, pour aller prendre position à l’Hôtel Saint-Hubert, dont l’emplacement est aujourd’hui occupé par Placoplatre. J’ai eu la présence d’esprit de retirer mon brassard F.F.I. et de le jeter. Ils n’ont pas essayé de m’arrêter car à cette époque j’avais plutôt l’air d’un gamin que d’un résistant. Quand je suis revenu voir Fernand Dive, d’autres camarades avaient pu contacter le docteur Brumberg qui était un véritable résistant contre les nazis. Ce docteur d’origine juive habitait Villepinte. C’est aussi lui qui est revenu pour constater la mort de notre camarade Pierre Colongo.

 

Fernand Dive a été transporté chez la mère de Georges Sartorio et par la suite a l’hôpital de Montfermeil où il a été opéré par le docteur Simon. Pendant son séjour chez la mère de Georges Sartorio, nous nous sommes positionnés, avec quelques camarades, dans les greniers de l’école La Plaine, rue d‘Anjou. Nous avons soulevé quelques tuiles afin de pouvoir observer les soldats allemands qui se trouvaient sur la butte du canal de l’Ourcq. Nous avons observé quelques soldats dans les fourrés. J’avais un fusil allemand, un mauser récupéré sur un soldat allemand sur la route stratégique du fort de Vaujours. Ce fusil avait été pris par notre camarade Seghezzi, le pilote de la moto tué sur la RN3. Ce fusil était approvisionné avec des balles que m’avait données Lucien Burger, démontées d’une bande de fusil mitrailleur allemand. Des balles traçantes y étaient intercalées. Voyant un Allemand sur la butte, je l’ai ajusté et j’ai tiré. Je ne l’ai plus vu mais un autre a surgi. J’ai encore tiré une balle, mais c’était une traçante. Nous avons été repérés immédiatement ! Une pluie de balles s’est écrasée sur les tuiles, au-dessus de nous. Il y a encore sur le mur de l’école des marques d’impacts, au ras du toit. Nous sommes repartis par la rue d’Anjou. Georges Sartorio est sorti de son pavillon et a arrosé la butte du canal avec sa mitraillette stenn. Ce jour-là, notre commandant Fernand Dive était encore couché chez les Sartorio, attendant son transfert à l’hôpital de Montfermeil. 

                          

 

Jeann BLANCHOT et Pierre DUPOUY, Archives de la SEHT, fonds J. Blanchot

 

 

Nous nous sommes réfugiés dans un champ et avons pris position. Les Allemands nous bombardaient au mortier depuis leur position de la butte du canal de l’Ourcq. La femme d’un camarade de notre groupe, Marcel Dupré, est allée à bicyclette contacter le P.C. à Vaujours. Elle leur a fait part de notre situation et est revenue nous disant que les Américains voulaient que nous cessions d‘utiliser les armes allemandes que nous possédions, car ils repéraient avec leurs détecteurs le bruit des armes allemandes. Les Allemands ont abandonné leur position et nous les avons suivis pour continuer de les combattre à Villepinte, route des Petits Ponts. Ils étaient réfugiés dans la ferme Bataille à Villepinte. Nous les avons combattus dans les champs en compagnie des chars américains. Certains Allemands s’étaient réfugiés dans un immeuble. Nous les avons fait sortir avec les soldats américains et ils sont allés s’allonger sur le sol. Après nous avoir envoyés dans les jardins environnants pour rechercher d’éventuels Allemands, les Américains nous ont interdit de nous approcher des prisonniers allemands. Ils croyaient que nous allions les exécuter. Il y avait 17 Allemands que nous avons ramenés au Q.G. des Américains : Pierre Dupouy, Claude Verdoia et Jean Blanchot. Nous avons continué la chasse aux soldats allemands à Vaujours, dans le pourtour de la Poudrerie de Sevran. Je me souviens avoir possédé une grenade que les Américains m’avaient donnée. Je l’avais accrochée dans ma ceinture. Elle s’est desserrée du détonateur et je n’avais plus que l’ensemble du détonateur et de la cuillère, heureusement encore reliée à l’anneau de déclenchement. Comme les Américains ne combattaient plus après 22 heures, je suis revenu chez mes parents. Le lendemain matin, nous sommes repartis au Q.G. américain à Vaujours. Un Américain m’a demandé en français si je savais on il y avait encore des soldats allemands. Je lui ai signalé la direction de l‘hôtel où les Allemands m’avaient croisé, sur la voie Lambert. Il voulait que j’ai1le avec lui pour lui indiquer le chemin. Ayant croisé cette colonne de soldats allemands d’une vingtaine d’hommes armés de fusils mitrailleurs, j’ai refusé de le suivre. Bien m‘en a pris car une demi-heure après les Américains sont revenus avec leur jeep. Deux soldats américains avaient été tués, ainsi qu’un allemand.

 

Je pensais continuer à suivre l’armée américaine, mais je suis revenu chez mes parents. Deux copains ont continué avec l’armée américaine, Jean-Jacques Gillet et Claude Verdoia. Jean-Jacques a été blessé à Aix-la-Chapelle et a eu des problèmes car l’armée américaine ne lui a pas donné la possibilité d’avoir une pension et une reconnaissance de ses combats en son sein contre l’armée allemande car il n’avait pas d’engagement officiel avec eux. Nous, au Vert-Galant, nous avons constitué un centre de recrutement, afin de continuer la lutte contre le nazisme, au sein de l’armée française. Ce centre était établi au bal du Printania, dans les établissements Coste, avenue Pasteur. De nombreux jeunes de Tremblay et de Villeparisis sont venus grossir notre groupe et nous avons rejoint le fort d’Aubervilliers. Nous sommes allés en rang serré devant le domicile de Fernand Dive, avenue de Villeparisis au Vert-Galant. Le lieutenant F.T.P.F. Pierre Dupouy nous accompagnait. Nous avons été dispersés dans diverses unités combattantes de 1’Armée française, pour participer aux combats d’Alsace et d’Allemagne, jusqu’à la victoire finale du 8 mai 1945.

                       

Fernand DIVE (à gauche) et Georges SARTORIO, aux côtés de leurs épouses

Archives de la SEHT, fonds J. Blanchot

 

Après 19 mois dans la l’Armée, je suis revenu au Vert-Galant, en 1946. Démobilisé au mois de février 1946, je suis revenu à la vie civile et j’ai repris mon activité professionnelle à la Société Téléphonique, rue des Entrepreneurs à Paris XVe.

 

Toutes les actions réalisées par notre groupe F.T.P.F. contre l’Occupant ne sont pas remémorées dans ce modeste récit, car bien d’autres faits de résistance individuelle ont été oubliés, ainsi que certains noms de camarades qui ont suivi notre combat.

 

Les actes relatés dans ce modeste récit ne peuvent en aucun cas être considérés comme œuvre d’imagination. À ce jour, des témoins encore vivants peuvent 1’affirmer la tête haute, afin de pouvoir l’inculquer à nos descendants.

 

Jean BLANCHOT, le 22.04.2002

 

Jean BLANCHOT, à gauche, lors de l'inauguration de la place Fernand DIVE

archives de la SEHT, fonds J. Blanchot



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