la borne révolutionnaire




La borne révolutionnaire de Tremblay-en-France

 

 

 

 

Le 8 mai 1981 l’Assemblée générale de la Société d’Études historiques de Tremblay émettait un vœu demandant à Monsieur le Préfet de Seine-Saint-Denis, en raison de son intérêt historique, le classement de la borne révolutionnaire de Tremblay au titre des Monuments Historiques. Cette initiative aboutissait 14 ans plus tard avec l’arrêté de classement de la borne, au titre des Monuments historiques, en date du 8 mars 1994.

Cette borne se trouvait à l’origine sur la route de Soissons, devant la ferme de Mortières. Lorsque celle-ci fut démolie, dans le cadre des travaux de construction de l’aéroport Charles de Gaulle, un débat s’est engagé avec Aéroport de Paris qui en revendiquait la propriété. Alerté par la S.E.H.T, le maire Georges PRUDHOMME entama une procédure. Comme la borne se trouvait sur une voie départementale, il fut établi qu’elle appartenait au Département qui la céda à la ville de Tremblay. Elle est depuis installée sur la place du Vieux-Pays, devant le Monument aux morts.

La borne révolutionnaire de Tremblay-en-France,
classée Monument historique par arrêté du 8 mars 1994.
cliché SEHT.

 

   

BORNE ROYALE

Cette borne royale était située sur la route reliant Paris à Metz, actuelle RN 3, à la sortie de Meaux, en direction de Trilport et La Ferté-sous-Jouarre.

Elle a été enlevée et transportée au jardin Bossuet lors de travaux d'aménagement urbain. Le chiffre gravé sur cette borne milliaire indique la distance par rapport à Paris, qui est de vingt-trois milliers de toises, soit 44,425 kilomètres. On distingue nettement sur le cliché la fleur de lys,

symbole de la royauté, qui ornait toutes les bornes des routes royales.

Cliché SEHT, J-P Malagne

BORNE ROYALE MUTILÉE

Cette ancienne borne royale est située sur la route des Petits-Ponts, à la hauteur du Lycée Léonard De Vinci où elle a été laissée en place, à la demande de la Société d'Études Historiques. Une borne identique se trouve devant le commissariat de Villepinte. On notera que ces bornes milliaires étaient toujours disposées sur le côté gauche de la route, lorsque I’ on tourne le dos à Paris, afin de tenir compte de la position du postillon qui chevauchait le cheval situé à gauche de I ‘attelage. Grâce à cette disposition, Il pouvait évaluer les distances parcourues.

La fleur de lys, symbole de la monarchie française, a été mutilée par le marteau des révolutionnaires en 1793. Les symboles révolutionnaires ont subi à leur tour le marteau des contre-révolutionnaires en 1814. Le chiffre gravé sur cette borne milliaire indique la distance par rapport à Paris, qui est de

11 milliers de toises, soit 21,4391Km