Pierre-Simon GIRARD

Né à Caen en 1765, il manifeste de grandes dispositions pour les Sciences. Au terme de ses études, il entre aux Ponts et Chaussées et est affecté à Paris.

En 1790, l'Académie des Sciences propose pour sujet de concours la théorie des écluses applicable aux ports de mer et aux canaux de navigation et les meilleurs procédés à suivre pour la construction de ces ouvrages. P.-S GIRARD remporte le prix.

   
   

 

 

Remarqué par Bonaparte, il participe en 1798 à l'expédition d'Egypte, comme sous-directeur des Ponts et Chaussées. Il y prend la direction d'une équipe d'ingénieurs des Ponts et chaussées, d'ingénieurs militaires et d'ingénieurs géographes avec lesquels il dresse les plans de la ville d’Alexandrie, du port et de la côte environnante. À la création de l’Institut d’Égypte, il propose d ' étudier le Nil en remonte jusqu'aux cataractes. Il prend également part à l'étude des monuments antiques, notamment à celle du nilomètre de l'île d'Éléphantine.

 

Il fournit de nombreuses contributions à la collection des Mémoires sur l'Egypte, notamment plusieurs dissertations relatives aux mesures agraires, à l'agriculture et à la contribution foncière. Promu au grade d'ingénieur en chef par Bonaparte il entre à l' Académie des Sciences et est chargé en 1802 de la direction du canal de l'Ourcq.

 

Chevalier de la Légion d'honneur, élu Membre de l'Institut en 1813, il est nommé Inspecteur Divisionnaire des Ponts et Chaussées pendant les Cent Jours. Mais il perd ce titre, lorsque Louis XVIII frappe de nullité toutes les nominations effectuées pendant les Cent jours. Toutefois, il est promu officier de la Légion d'Honneur en 1831.

Les difficultés techniques rencontrées avec les éboulements survenus dans la butte du Bois Saint Denis, aggravées par les événements de 1814 et de 1815, ont provoqué l'arrêt du chantier. Ces difficultés survenant en pleine alternance politique ont failli provoquer l'abandon définitif des travaux.

 

Après de nombreuses discussions avec l'administration de la ville de Paris, GIRARD perd la responsabilité des travaux, en 1820. Après que la ville de Paris ait dépensé 20 millions, le chantier est adjugé à une société privée, MM. HAINGUERLOT et Cie qui se chargent de terminer les travaux moyennant la concession pour 99 ans des droits de navigation. Pour une dépense représentant à peine le cinquième de la participation de la ville de Paris, cette compagnie réalisa d'immenses profits.

 

En compensation à la perte de la responsabilité des travaux du canal de l'Ourcq, Pierre Simon GIRARD est chargé, en 1819, de diriger les travaux pour l'éclairage au gaz des grands théâtres et de plusieurs quartiers de Paris. De plus, il reste à la direction des eaux de Paris jusqu'en 1831.

 

SOURCE : bulletin de la SEHT, n° 26, Histoire du canal et de la butte du Bois Saint-Denis, par Hervé REVEL

 

bibliographie : articles signés P-S Girard

Traité analytique de la résistance des solides, Paris 1798, in-4 °

Rapport à l'assemblée des Ponts-et-Chaussées sur le projet du canal de l'Ourcq. Paris 1803 in-4°

Essai sur le mouvement des eaux courantes, et la figure qu'il convient de donner aux canaux qui les contiennent Paris 1804 in-4 °

Devis du pont à bascule à construire sur le canal de l'Ourcq, Paris 1808 in-4 °

Devis général du canal de l'Ourcq, depuis la 1ère prise d'eau à Mareuil, jusqu’à la barrière de Pantin, Paris

1819, 2 vol. in-4°

Devis Général du canal Saint-Martin, 1820, in-4 °

Observations sur le canal Saint-Martin et supplément au devis, 1821, in-4°, 1820, in-4°

Considérations sur les canaux et sur le mode de leur concession, 1824, in 8°

Mémoire sur le canal de Soissons destiné à joindre le canal de l'Ourcq, 1824, in 4 °

Sur la description hydrographique et historique des Marais Pontins, par M. de Prony, 1825, in-8°

Du dessèchement général de Paris, de ses rues et de leur assainissement, 1826, in 4°

Rapport verbal fait à l'Académie Royale des Sciences dans sa séance du 19 mars 1827 à l'occasion du canal maritime de Paris au Havre, Paris, 1827, in 8°

Recherches sur les grandes routes, les canaux de navigation et les chemins de fer. Paris 1827, in 8°.

Pierre Simon GIRARD fut également l'auteur de nombreux articles et mémoires publiés dans divers

journaux ou recueils, tels que la Décade égyptienne , le Journal des mines, les Mémoires de l'Institut, la Décade philosophique.



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