l'arpentage de 1786

RELEVÉ D’ARPENTAGE 1786

 

 

Plusieurs documents d'origine fiscale nous renseignent sur l'étendue du territoire de la paroisse de Tremblay à la veille de la Révolution, ainsi que sur la superficie des terres cultivées.

Selon le procès-verbal d'arpentage établi en 1786 par le géo­graphe-arpenteur François Dubois, la superficie de la commune était de 4 487 arpents 66 perches (1) répartis comme suit :

 

 

 

 

(1) Traduction en mesures contemporaines: 1 arpent = 100 perches de 22 pieds de côté, soit un carré de 220 pieds, soit 51,07 ares. Pour simplifier, on peut admettre qu'un arpent vaut un demi-hectare. Il suffit donc de diviser par 2 une superficie en ~arpents pour obtenir l'équivalence en ha.

Prés

      10 a. 50p.

bois

     776 a. 29 perches

friches

       4 a. 37 p.

communes

      92 a. 00 p.

routes - chemins - mares et ruisseaux

     129 a. 11 perches

Bâtiments – cours – parcs – jardins - rues

     152 a. 44 perches

Terres labourables

   3 322 a. 95 perches

totaux

   4 487 a. 66 perches

 

 

   

 

 

 

La superficie totale de Tremblay traduite en hectares, est alors de 2 291 ha 51, chiffre légèrement supérieur à la superficie actuelle (La différence avec la superficie actuelle est due au rattachement à la commune de Roissy, en 1822 d'une enclave de Tremblay).

 

Ce document atteste de l'importance considérable de la forêt: au XVIIIe siècle, avec une superficie de 776 arpents 29 perches: soit 396 ha. Les terrains laissés en friche étaient utilisés pour le pâturage du bétail.

   

 

Les terrains situés au sud de la commune restèrent boisés partiellement jusqu'en 1925, date à laquelle le lotissement du Vert-­Galant fut approuvé. Le sol avait été partiellement drainé lors du percement du canal de l'Ourcq, au XIXe siècle, mais le domaine du Vert Galant demeurait parsemé de nombreuses mares et étangs qui furent comblés lors du lotissement. Le plus grand de ces étangs couvrait une superficie d'environ un ha. Jusqu'au XVIIIe siècle, les roseaux que fournissaient les mares et les étangs étaient encore utilisés pour réaliser les couvertures de la plupart des maisons de Tremblay, comme le confirment les terriers. La Zone d'Aménagement Concerté couvre aujourd'hui l'ancien domaine boisé, mais le Conseil municipal a contraint le lotisseur à aménager des rideaux d'arbres.

 

Avant la Révolution, l'Eglise occupait à Tremblay une posi­tion dominante: le tableau général des ventes de domaines natio­naux effectuées dans le département de Seine-et-Oise montre que sur les 2 472 arpents 10 perches qui furent vendus au titre des biens nationaux: 2 138 arpents 99 perches 3/4 appartenaient à l'Eglise qui possédait 47,67 % de la superficie de la paroisse et la majeure partie de ses terres arables, alors qu'elle ne détenait que 10 % de la richesse foncière au niveau national. (Les ordres monastiques détenaient au total 77,54 % des terres que possédait l'Eglise à Tremblay avant la Révolution).

 

Ce plan nous permet de retrouver de nombreuses dénominations de rues et lieux-dits encore en usage aujourd'hui, par exemple :

  • la rue Crupet,
  • la Maladrerie,
  • la Pissotte,
  • le chemin des Vaches.

 

 

 



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