La ferme de Chalmassy

              LA FERME DE CHALMASSY                 

 

On retrouve la banque protestante, dans les gros acquéreurs de biens nationaux à Tremblay, avec les Mallet (1). Le 1er  mars 1791 Guillaume Mallet achète un corps de ferme et 110 arpents de terres labourables, le 25 mai de la même armée il acquiert la ferme de Chalmassy qui représente une superficie de 334 arpents 3 quartiers de terre. Il conserva ces propriétés jusqu'à sa mort, en 1826. Alors régent de la banque de France, il laissa une fortune composée pour un tiers des fermes acquises en 1791.

                                                        

 

 Le baron Guillaume Mallet, régent de la Banque de France, peint par Massot, cliché Roger Coz © SEHT

                                                                                                    cliché Roger Coz © SEHT

Comme le remarque Jean-Marc Moriceau (2) l'investissement foncier constituait une valeur refuge, apportant aux représentants du négoce et de la finance un recours, lorsque les affaires marchaient mal. I1 représentait une garantie permettant de recourir aux emprunts hypothécaires. De surcroit les biens fonciers contribuaient au prestige de leur propriétaire. Ainsi Guillaume Mallet obtint-il, en 1813, l'érection en majorat de la ferme de Chalmassy. Le domaine rapportait 7 600 F de rente, soit un revenu supérieur à celui qui était nécessaire pour le titre de baron obtenu en 1810. I1 fut ensuite confirmé dans ses privilèges par Louis XVIII. À sa mort, en 1826, son fils ainé hérita du titre de baron Mallet de Chalmassy.

 

    La ferme de Chalmassy, vue aérienne, cliché J.-J. Moreau, aéroports de Paris, collection SEHT

 

Toujours en activité, la ferme de Chalmassy est exploitée par une société civile d'exploitation agricole société civile d'exploitation agricole. Cette SCEA est en activité depuis 36 ans. Elle est spécialisée dans le secteur d'activité de la culture de céréales (à l'exception du riz), de légumineuses et de graines oléagineuses. Son effectif est compris entre 1 et 2 salariés.

 

(1) Cf. J.-M. Moriceau, Une nouvelle donne économique. Les adjudications de fermes autour de Paris, dans Paris et Ile-de-France, Mémoires publiés par la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris ct de 1'Île-de-France, tome 41, 1990, pages 465,466.

(2) J.-M. Moriceau, article déjà cité.

 

 

Bibliographie

 

H. REVEL Evolution des patrimoines fonciers à Tremblay-en-France, de l'Ancien Régime à la Révolution, bulletin n° 14 de la SEHT, 1990. Pages 2 à 84.

© SEHT

 

 



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