La grange aux dimes
LES MONUMENTS HISTORIQUES CLASSÉS :
La Grange aux Dîmes
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La partie ancienne de l’agglomération était composée de deux bourgs : le Grand et le Petit Tremblay. Fortifié au Moyen Âge, comme l'attestent les vestiges encore visibles rue des Fossés, le Grand-Tremblay possédait un lieu fort. Il fut attaqué par les Anglo-Bourguignons en janvier 1420. Pour couvrir leur retraite, les Armagnacs laissèrent sept hommes dans la place et se retirèrent de nuit après avoir mis le feu aux granges du village. Cet épisode explique que les bâtiments les plus anciens datent du XVe siècle. |
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La Grange aux Dîmes
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La grange aux DîmesEn 1419 la Tour de Tremblay, occupée par les Armagnacs, sert de base d’attaque contre les Anglo-Bourguignons, maîtres de Paris. L’attaque Anglo-Bourguignonne de janvier 1420 se solde par l’incendie du village et la destruction du château de Tremblay.
La Grange aux Dîmes fut le premier des bâtiments reconstruits, après la guerre de Cent ans.Vaste bâtiment sur plan barlong, classé Monument Historique, par arrêté du 12 avril 1939, elle comprend des éléments édifiés au XVe et au XVIe siècles. Flanquée de contreforts, elle est remarquable par sa charpente de chêne qui soutient un toit à deux pentes, dont la flèche culmine à 18 mètres. Elle est voisine de l'église Saint-Médard, on y accède par la rue de la Mairie. Elle appartient à un propriétaire privé, M. Yves DUBOIS, il convient de demander l'autorisation de la visiter en s'adressant au gardien (maison à droite en entrant dans la cour de la ferme du château.)
Longtemps symbole d'oppression fiscale, la Grange aux Dîmes fut choisie par la Paysannerie tremblaysienne, pour abriter un repas civique. Il réunit des centaines de convives, le 30 nivôse an II (9 février 1795.) Cette solennité républicaine avait pour objet de célébrer la Liberté, l'Egalité, la Fraternité et la libération de Toulon. On procéda ce jour-là à l'élection d'une Déesse de la Liberté, entourée pour la circonstance de 12 compagnes choisies parmi les jeunes filles sachant bien chanter. |
La Grange aux Dîmes de Tremblay du XIIème siècle à nos jours
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La première mention d'une grange destinée à recevoir le produit de la dîme se trouve dans SUGER, abbé de Saint-Denis. Écrit entre 1145 et 1147, le document a été publié dans OEUVRES COMPLÈTES DE SUGER, RECUEILLIES ANNOTÉES ET PUBLIÉES D'APRÈS LES MANUSCRITS, POUR LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE FRANCE PAR A. LECOY DE LA MARCHE, PARIS 1867. |
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Puisque le village lui-même était grevé de beaucoup d'obligations par le Comte de Dammartin, à savoir le paiement d'une taille de cinq muids de froment que moi (Suger)lui avais concédée en échange de la paix et parce que ce comte avait l'habitude de lever l'impôt à sa discrétion, se faisant livrer des bêtes à laine et se faisant héberger dans le village plusieurs fois par an, aux dépens des habitants ; en leur nom à tous je traitai la paix avec le comte en ces termes : tout le village nous appartiendrait en paix, épargné de taille et droits d'usage et nous, pour son droit d'hommage, nous lui payerions chaque année, de notre bourse, la somme de dix livres à l'octave de Saint-Denis.
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| LA DÎME À TREMBLAY, AU DÉBUT DU XVe SIÈCLE |
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| GUERRE DE CENT ANS |
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| La grange aux dimes batiment d'exploitation agricole |
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Jusqu'au XXème siècle,le mode de stockage des récoltes nécessite de disposer de vastes locaux. En effet, elles sont stockées en gerbes et battues au fléau, tout le long de l'année, au fur et à mesure des besoins. Il existe dans toutes les grandes fermes des granges de vaste capacité, comme celle de la ferme des Charités qui domine l'entrée sud de Tremblay, à gauche de la rue de Roissy. |
| MONUMENT HISTORIQUE, ANCIENNE PROPRIÉTÉ CONVENTUELLE, ANCIEN BIEN NATIONAL DEVENU PATRIMOINE PRIVÉ EN 1791. |
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LA NATIONALISATION DES BIENS DU CLERGÉ, PRÉLUDE À L'ENTRÉE DE LA GRANGE AUX DÎMES DANS UN PATRIMOINE PRIVÉ.
Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en mai 1939, la Grange aux Dîmes fut, jusqu'à la Révolution, propriété de l'Abbaye de Saint-Denis. Seigneurs spirituels et temporels de Tremblay, les Religieux de Saint-Denis percevaient les droits seigneuriaux et la dîme, impôt qui servait à payer le Clergé, sous l'Ancien Régime. En contrepartie celui-ci prenait en charge l'enseignement et les dépenses à caractère social. Cet impôt était acquitté en nature et correspondait à 6% des récoltes des assujettis pour les grosses dîmes, c'est-à-dire celles qui étaient levées sur les productions céréalières. L'étendue du terroir de la seigneurie, conjuguée aux rendements élevés des terres agricoles de la plaine de France nécessitait des bâtiments de grande capacité pour entreposer le produit des dîmes.
La grange dîmière de Tremblay faisait partie d'un vaste ensemble qui constituait |
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