les vitraux dédiés à Saint Paul

LES VITRAUX DÉDIÉS À SAINT PAUL


Baie sud de la 5ème travée :
SAÜL terrassé sur le chemin de Damas

La série dédiée à Saint PAUL s’ouvre sur la conversion de SAUL.
Le futur apôtre PAUL (Actes, IX : 3-9) se rend à Damas, muni d’un mandat du Sanhédrin, pour persécuter les disciples du Christ, lorsqu’il est arrêté par une force surnaturelle tandis que la voix de JÉSUS l’interpelle : « SAÜL, SAÜL, pourquoi me persécutes-tu ? »

L’artiste a représenté SAÜL, alors qu’il vient d’être jeté à terre. Il est vêtu d’une cuirasse dorée, symbole de sa dureté, et d’un manteau de pourpre, insigne de son rang social. Sa main gauche s’appuie sur son bouclier, tandis que la droite, levée, semble vouloir repousser la vision qui se révèle à lui. Effrayé, son cheval qui vient de le désarçonner, se cabre. Un des suivants de SAÜL essaie vainement de le maintenir. A gauche, le tableau est dominé par la figure de JÉSUS interpellant SAUL. Un soldat tente de se protéger en interposant son bouclier, un autre fuit.

La composition du tableau, disposé en triangle, exprime une force irrépressible. JÉSUS domine la scène, le regard de SAÜL, symboliquement dirigé vers le bas, traduit la cécité provisoire dont il est frappé.
Signée A. LUSSON & L. LEFEVRE, Paris 1874, la verrière est donc l’oeuvre d’Antoine LUSSON fils et de son collaborateur Léon LEFÈVRE.

 

Baie sud de la 6ème travée :
Prédication de PAUL et BARNABÉ à Lystres

 

Le deuxième vitrail de la série a pour sujet la prédication de PAUL et BARNABÉ à Lystres, en Asie Mineure. Il est signé LUSSON et daté de 1866.

Après avoir miraculeusement guéri un paralytique, (Actes, XVI : 8-18) PAUL et BARNABÉ sont pris, en raison de leur pouvoir miraculeux, pour les dieux HERMÈS et ZEUS. D’accord avec la foule, le prêtre de ZEUS, PROPOLÉOS, s’apprête à leur sacrifier deux taureaux. On aperçoit, à gauche du tableau, la hache du sacrifice et l’oreille et la corne de l’un des taureaux qui émergent de la foule. Saint PAUL, horrifié, s’écrie (Actes, XIV : 15) : « Amis, qu’allez vous faire, nous ne sommes que des hommes de la même condition que vous. »

La baie n’est pas datée, mais elle est signée A. LUSSON ET L. LEFEVRE. Elle est donc postérieure à 1870 et elle est l’oeuvre d’Antoine LUSSON fils et de son collaborateur Léon LEFÈVRE.

 

Baie sud de la 7ème travée :
Harangue de PAUL à l’Aréopage d’Athènes

 

Ce vitrail a pour thème la prédication de PAUL à l’Aréopage d’Athènes.

Séjournant dans cette ville, PAUL était plein d’amertume à la vue des nombreuses idoles qui l’encombraient. Il discutait avec les juifs, les prosélytes et même des philosophes épicuriens et stoïciens qu’il rencontrait à l’Agora. Un jour un groupe d’Athéniens le conduisit à l’Aéropage en lui disant  : « Pouvons-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que vous enseignez ? » (Actes, XVII : 19).

La scène représente PAUL, debout au milieu de l’Aréopage, haranguant les Athéniens.

Signée A. LUSSON, l’oeuvre n’est pas datée. Si elle est antérieure à 1870, elle serait l’oeuvre d’Antoine LUSSON père.

La décapitation de Saint PAUL Apôtre

Baie sud de la 8ème travée :
La décapitation de Saint PAUL Apôtre

Le dernier vitrail de la série a pour sujet la décapitation de Saint PAUL.

Le Saint qui eut la tête tranchée à Rome, en 67, sur la route d’Ostie, est représenté à genoux, en prière, torse nu, mains jointes. Épée levée, le bourreau s’apprête à frapper.

Le vitrail porte la signature A. LUSSON et la date 1869. On peut l’attribuer à Antoine LUSSON père.

Arrêté à Jérusalem, sans doute en 58, puis transféré à Rome, PAUL y est détenu en résidence surveillée, puis acquitté en 63. Le récit des Actes des Apôtres s’interrompt alors que PAUL se trouve dans la capitale latine. C’est alors qu’il serait parti en Espagne d’où il serait revenu par les Balkans, où il fut sans doute arrêté. PAUL est cette fois retenu en prison ferme, en attendant son exécution. C’est pendant cette captivité qu’il aurait écrit la deuxième épître à TIMOTHÉE.
Dans cette lettre angoissée, il parle des chaînes qu’il porte et demande qu’on lui amène sa cape, ses livres et ses parchemins (TIMOTHÉE IV, 9-13).
PAUL serait mort martyr vers 67, condamné à la décapitation. Sa sépulture a été vraisemblablement redécouverte en 2005, dans les environs de Rome, sous l’autel de la basilique Saint-PAUL-hors-les-Murs, sur la Voie ostienne.



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