L'histoire de l'école vue au travers de la carte postale


 

L'histoire de l'école à Tremblay vue au travers de la carte postale

Exposition réalisée à l'occasion des 17ème Rencontres cartophiles, le samedi 4 décembre 2004

L’enseignement primaire à Tremblay raconté par la carte postale

L'invention de la photographie ouvre l'ère de l'image. Elle est portée par une communication de masse, à laquelle contribue largement la carte postale qui connaît une vogue considérable au début du XXe siècle. Cet événement est bien évidemment postérieur aux débuts de l'enseignement primaire, assuré à Tremblay depuis le XVIème siècle. Les registres de catholicité, conservés dans les Archives municipales, comportent en effet un état des offices, à la date du 21 juillet 1560, dont certains célébrés par le Magister. Le curé de Tremblay était donc secondé, dès cette époque, par un vicaire qui assurait les fonctions de maître d'école.

 

Si la carte postale ne relate pas les débuts de l’enseignement primaire, elle est en revanche contemporaine des lois institutionnelles du système public de l’Éducation, votées à l'initiative de Jules Ferry postérieurement à l’invention de la photographie :

  • loi du 16 juin 1881 qui instaure la gratuité totale de l'enseignement primaire dans les écoles publiques,
  • loi du 28 mars 1882 qui établit conjointement l'obligation scolaire et la laïcité des programmes scolaires et du personnel enseignant.
Monsieur LEFÈVRE premier Instituteur de l’École Laïque de Tremblay et sa classe, année 1884
Cliché SEHT, d’après les archives familiales de M. René FRAPPART


Les débuts de l'école publique
   
Les débuts de l'École Publique des premières années de la IIIème Républiques sont relatés dans les monographies rédigées en 1899 par les Instituteurs, à la demande du Ministre de l'Éducation Nationale. Une seule est décevante, celle de Tremblay, qui recopie des données livresques sans intérêt. Son seul apport réside dans le plan de l'école tracé par l'Instituteur Alfred DUBOIS. En revanche la monographie de son collègue de Roissy nous livre de nombreuses informations, notamment l'opinion de l'intéressé sur la réforme du système éducatif opérée sous la houlette de Jules Ferry. Évoquant l'admiration éprouvée par les anciens de son village pour les nouveaux locaux scolaires, il conclut "cette différence de situation nous permet de faire ressortir toute la sollicitude, tout l'amour du gouvernement de la République pour les petits, les humbles, pour le Peuple en somme."
L'école communale
et la Mairie
1908, cachet de la Poste
C.P.A édition Mignon
collection SEHT
 


Les éditeurs de cartes postales
À partir de 1900 la carte postale connaît une grande vogue et son usage se répand en milieu rural. Les commerçants locaux éditèrent des séries de cartes qui relatent la vie locale et sur lesquelles ils posent souvent, en compagnie de leur épouse. Certains de ces clichés ont été pris par des Tremblaysiens, comme l’Instituteur, Germain Héricourt.
 
Le charme ombragé de l’allée des Tilleuls a attiré l’amateur de photo qu’est M. Héricourt, l’instituteur du village. Sur ce cliché il a rassemblé de gauche à droite Mme VARIN, directrice de l’école des filles, Mme Héricourt, son épouse avec à ses côtés leur fille. Au pied de Mme Héricourt se tient son chien.
L'allée des tilleuls, vers 1910
CPA cliché Héricourt
collection SEHT
Germain Héricourt et ses élèves, vers 1922  
  collection SEHT


Sorties de classe
Comme beaucoup de ses collègues en milieu rural, M. Héricourt remplit les fonctions de Secrétaire de Mairie.
Il pose ici avec 31 de ses élèves, à la sortie des cours.
À gauche du cliché, Mme Héricourt est à la fenêtre du logement de fonction, en compagnie de son chien.
Sortie de classe, vers 1920  
CPA édition Desaix
collection SEHT
 
 
Quelques élèves ont été rassemblés à la sortie de l’école par l’éditeur de la carte postale, M. Moulin, qui pose sur le cliché, coiffé d’un canotier.
La sortie de l’école
15 avril 1904
cachet de la Poste
 
CPA édition Moulin
collection SEHT
 


L’école communale de Tremblay, vers 1920
Située à proximité de l’école, au débouché de l’allée des Tilleuls, la place du Quartier servait de cour de récréation. Sur le cliché on distingue M. Héricourt, ses élèves et des soldats alors en cantonnement à Tremblay.
Au 1er plan figure la tour d’exercice des pompiers.
La place du quartier
vers 1915
CPA édition Mignon
collection SEHT
M. Héricourt pose devant l’entrée de l’école, son épouse et leur fille à l’entrée du logement de fonction.
 
La mairie et l’école, vers 1920
CPA édition Guichard, collection SEHT


La scolarisation des filles
 

Avant la construction de l’école du Petit Tremblay, la scolarisation des filles était assurée par des religieuses, au n° 39, rue Louis Eschard.

Construite en 1910 l’école publique des filles comptait déjà 120 élèves en 1916. Ils étaient répartis en 3 classes dont une section enfantine et une garderie qui étaient mixtes. L’école ne comportant que deux salles de classe, il fallut aménager le préau pour assurer l’accueil des élèves.

La nouvelle école de filles
3 juin 1915, date de la correspondance
CPA cliché Héricourt, collection SEHT
 
L’école de filles, vers 1915
13 juin 1916, date de la Poste
CPA édition Mignon, collection SEHT


Les cartes photos
Les cartes postales connurent une grande vogue. Après 1900, la mode se répandit d’adresser sous forme de carte postale des photos personnelles, notamment des photos de classe.
  L'institutrice, Madame GALOIS, à droite du cliché, pose avec ses élèves.
La classe enfantine de l'école de Tremblay, 1912  
Original, collection SEHT  
   

La directrice, Madame VARIN pose avec ses élèves. Son fils Jean-Paul et l’un de ses camarades figurent au 1er rang, au centre du cliché.

À droite de Mme VARIN se trouve Suzanne Yszebaert, qui nous a légué ces clichés. L'institutrice, Madame GALOIS, à droite du cliché, pose avec ses élèves.

Les élèves de l'école des filles de Tremblay, 1914  
Original, collection SEHT  


La distribution solennelle des prix
  Au début du XXème siècle, la distribution solennelle des prix, fête des Écoles et de la République, avait lieu le 14 juillet.
Distribution des Prix, place du Petit-Tremblay, 1906, cachet de la Poste  
CPA édition Charles Yszebaert collection SEHT  
   
Les lauréats, vêtus de beaux habits, les bras chargés des livres de prix, posent fièrement sur ce cliché.
La place du Petit-Tremblay,
le 14 juillet
 
CPA édition Ch. Yszebaert
collection SEHT
 




Parfums d’enfance
 
Original, collection SEHT
 
CPA édition Weival, collection SEHT
   
 
Original, collection SEHT  

 

SCOLARISATION DES ENFANTS DES NOUVEAUX LOTISSEMENTS

 

De 1921 à 1929 la population du Bois Saint-Denis passe de 2 à 252 habitants, celle du Vert-Galant de 12 à 1 024.  L'éloignement des nouveaux quartiers rend  inopérante la Loi sur la scolarité obligatoire. Une délibération du Conseil municipal du 27 juillet 1928 recense 93 garçons et 83 filles " ne pouvant aller en classe par suite de la distance de 4 à 5 km qui sépare les lotissements du chef-lieu communal. "

 

Le 16 novembre 1928, le Conseil municipal pour assurer la scolarisation des enfants  des lotissements du Bois Saint-Denis et des Cottages du Vert-Galant prend une délibération approuvant le contrat de location de deux baraquements à la maison Laceb du Blanc-Mesnil.

 

Le 18 mars 1930, une deuxième délibération régularise la location de deux chalets utilisés comme école provisoire du quartier du Vert-Galant, depuis le 1er octobre 1929.

 

L'ÉCOLE PROVISOIRE DU VERT-GALANT, ANNÉE SCOLAIRE 1929-1930, carte photo, collection SEHT. 16.05.1922

 

 

Carte photo, 1930, de l'école-baraque du Vert-Galant. De 1928 à 1931 les enfants du lotissement n'ont pas été scolarisés, Cf.  "Tremblay-lès-Gonesse, il y a un demi-siècle" article souvenirs de Raymond Baldeyrou, bulletin n° 2 de la SEHT, année 1977

 

 

CONSTRUCTION DE L'ÉCOLE DU BOIS-SAINT-DENIS

(actuelle Eugène-VARLIN)

 

Le 27 juillet 1928 le Conseil municipal décide de construire une école à 4 classes : 2 sections filles et 2 garçons, dite école du Bois-Saint-Denis. Le projet est confié à l’architecte Paul-René CHAUVIN. Le devis d’un montant de 1 395 000 F est approuvé le 17 août.

carte éditée en 1930 par l'architecte concepteur de l'école, Paul René Chauvin, qui était Aulnaisien.

 

L'ÉCOLE DU BOIS SAINT-DENIS, 1930, carte éditée par l'architecte, collection SEHT.

 

Il s'agit de l'école du Bois Saint-Denis, le première école construite à Tremblay.

Bibliographie : bulletin n° 8 de la SEHT, année 1983, pages 7 à 42 article "de l'âge rural à l'âge urbain, Tremblay-lès-Gonesse 1923-1935" auteur H. REVEL

Dans le même bulletin voir 2 articles souvenirs

"Les débuts d'une jeune institutrice," par Georgette Gustin

et

"Un enfant des lotissements" par Albert Briant

 

L'ÉCOLE DU BOIS SAINT-DENIS, 21.05.1936, date de la correspondance.

carte éditée par le café-restaurant Briant.

Édition Briant, collection SEHT.

Heureusement qu'il n'y avait pas beaucoup de circulation à l'époque, ils posent au milieu de la rue... A cette époque le directeur de l'école s'appelle M. Hurbourque  



Construction de l'école du Vert-Galant (actuelle Jean-Jaurès)

 
Construction de l'école du Vert-Galant, 1930 : ouvriers du gros œuvre.  
carte photo, collection SEHT  
 
carte, édition Catala frères  


Inauguration des nouvelles écoles

 
Inauguration des écoles de Tremblay- 25 mai 1931.  
carte photo, collection SEHT  
 
Le restaurant du Vert-Galant, vers 1931
CPA édition Patras, collection SEHT

Les directions des nouvelles écoles
 
Carte photo, collection SEHT  

 
Carte photo, collection SEHT  


Bilan des constructions scolaires des années 30
Lors de la réunion du Conseil municipal du 18 décembre 1931, le Maire présenta le bilan des réalisations municipales, dans le domaine scolaire. Le programme ayant fait l’objet de délibérations de l’Assemblée municipale s’élevait à ce jour à 6 426 000 F, la participation de la commune avait été de 425 000 F, soit 7% de la dépense. Ce programme, si fortement soutenu par le gouvernement, accompagnait la rénovation des quartiers entreprise dans le cadre de la loi Sarraut du 15 mars 1928 sur la réhabilitation des lotissements défectueux.

Les écoles du Bois Saint-Denis et du Vert-Galant étaient terminées. Certains travaux complémentaires avaient fait l’objet de subventions nouvelles, pour lesquelles les autorisations de principe avaient été obtenues le 26 novembre 1931. Le maire énuméra ensuite les constructions à entreprendre sans délai : Centre filles, dont le montant de la dépense subventionnable était fixé à 420 000 F et dont l’adjudication était prévue le 15 février 1932. Centre garçons était en cours d’instruction au Ministère et l’autorisation de principe était promise comme imminente. Signalons que les groupes Centre et Vert-Galant constituent les différentes parties de l’actuelle école Jean-Jaurès.

Le maire estimait que la commune n’aurait pas à contracter de nouveaux emprunts, sauf pour la réalisation du groupe La Plaine qui terminerait le programme et pour lequel il serait nécessaire d’obtenir un emprunt d’environ 2 500 000 F.

 
CPA Photo-Édition, collection SEHT  


L’école Édouard Branly, 1932
 
Le groupe scolaire
Édouard-Branly
 
23.04.1938, date de la correspondance CPA édition Boulon, collection SEHT  

CPA du 20.06.1935, date de la correspondance, collection SEHT.


Construction de l'école La Plaine
 
Les nouvelles écoles, 1935 (École La Plaine, rue d’Anjou)  
CPA, vers 1938, collection SEHT  
 
CPA, collection SEHT  


Les instituteurs patriotes

Durant la seconde guerre mondiale, les instituteurs se distinguèrent dans les combats contre l'envahisseur en 1940, avec le lieutenant Marcel LEGRAND, instituteur à l'école Jean-Jaurès, officier de la Légion d'honneur, mort au combat le 18 mai 1940 à Beaumont-en-Argonne.
Ils participèrent à la Résistance contre l'occupant, avec Albert BÉNICHOU, instituteur à l'école Jules-Ferry, actuelle Eugène-Varlin, responsable du groupe de résistance des Cottages, affilié au groupe M4 des FFI de Livry-Gargan.

 
collection SEHT  
 
collection SEHT  


L'école Marie Curie – 1960
L’école Marie Curie est constituée de plusieurs parties, construites à des époques différentes. Elle regroupe :
• l’école maternelle , rue de Lille, construite en 1957 (4 classes et 2 logements),
• l’école primaire, rue de Lille, construite en 1957 (6 classes et 4 logements),
• l’école primaire, rue Albert Sarraut, inaugurée le 16 septembre 1962 (14 classes).
 
07.08.1970, date de la correspondance
CPA édition CINTEX, collection SEHT
 
 

15.10.1965, cachet de la Poste
CPA, édition ALPHA, collestion SEHT

 


L'école Jules Ferry 1957 – 1961
L’école Jules Ferry est constituée de deux ensembles, construits à des époques différentes. Elle regroupe :
• l’école J. Ferry, 1ère extension de l’ancienne école de filles (6 classes et 4 logements), construite en 1957.
• l’école J. Ferry, 2ème extension de l’ancienne école de garçons (10 classes), construite en 1961.
 
CPA, Éditions d’Art “MARCO” Collection SEHT  
 
CPA, Éditions d’Art “MARCO” Collection SEHT  


Le collège Romain Rolland
La construction du patrimoine scolaire s’est souvent faite dans un climat de lutte. L’une des batailles les plus longues a été sans doute celle revendiquant la création d’un établissement d’enseignement secondaire dans la commune. Dès le 6 juin 1947, le Conseil municipal demande la création d’une classe de cours complémentaire. En 1959, il acquiert, rue de Reims, le terrain pour la construction d’un collège. Celui-ci ne sera inauguré que le 16 septembre 1967.

cliché Gibal, collection SEHT

Panneau municipal revendiquant la construction du collège, rue de Reims

   
 
CPA, édition IRIS, collection SEHT  


Clichés aériens des écoles
Autour des années 60 se multiplient les relevés aériens, notamment ceux de la firme Lapie qui pratique des vues obliques, à faible altitude, sur tout le territoire national. Ces clichés mettent en valeur les bâtiments publics, notamment les écoles.
 
CPA, Cliché Lapie, collection SEHT  
 
27.06.1963 cachet de la Poste
CPA, Cliché Lapie, collection SEHT
 


Le groupe scolaire Jean-Jaurès
 
16.10.1956, cachet de la Poste
CPA, Cliché Lapie, collection SEHT
 
 
CPA, Cliché Lapie, collection SEHT  


Le groupe scolaire La Plaine
 
CPA, Cliché Lapie, collection SEHT  
 
CPA, Cliché Lapie, collection SEHT  


Conclusion
À partir des années 60 la diffusion des cartes postales connaît un net fléchissement pour des raisons multiples :
- la photographie devient un bien de consommation de masse et le public n’a plus besoin de recourir à la carte postale pour avoir accès à une représentation photographique du proche environnement,
- la popularisation de l’usage du téléphone réduit le volume des correspondances privées,
- l’évolution du droit ne permet plus de représenter sur les clichés les passants, qui peuvent intenter des procès aux éditeurs de cartes postales, lesquels sont réduits à produire des clichés vides de toute présence humaine,
- le développement des médias supplante la carte postale qui cesse d’être un support de l’information du public.
Au terme de cette évolution, la carte postale ne relate plus la vie locale et ne rend pas compte de la vague des constructions scolaires des années 1970.


Liste des groupes scolaires dont ne rend pas compte la carte postale

1955          groupe scolaire Maternelle Suzanne-BUISSON, avenue Louis-Dequet,

1955         groupe scolaire Maternelle Danielle-CASANOVA, Huitième-avenue,

1955          groupe scolaire Maternelle Anatole-France, rue de Normandie,

1955         groupe scolaire Maternelle Suzanne-BUISSON, avenue Louis-Dequet,

1956         groupe scolaire Anatole-FRANCE, rue de Normandie,

1957         groupe scolaire Maternelle Marie-Curie, rue de Lille,

1957         groupe scolaire Maternelle Marie-Curie, rue de Lille,

1957         groupe scolaire Jules-FERRY filles,

1961         groupe scolaire Jules-FERRY garçons,

1962         groupe scolaire Marie-CURIE filles, rue Albert-Sarraut,

1963         groupe scolaire Victor-HUGO, rue Kalifat,

1967         groupe scolaire Eugénie-COTTON, rue Eugénie-COTTON,

1967         groupe scolaire Jean-MOULIN, rue Eugénie-COTTON,

1971         groupe scolaire Honoré-de-Balzac, rue Berlioz,

1972/73    groupe scolaire Paul-LANGEVIN, allée Bullant,

1972/73    groupe scolaire Julius et Ethel ROSENBERG, allée Bullant,

1975         groupe scolaire Maternelle Jeanne LABOURBE, rue du 8-Mai 1945,

1976         groupe scolaire Robert-DESNOS, rue Ernest-Renan,

1977         groupe scolaire Pierre-BROSSOLETTE, rue Pierre-BROSSOLETTE,

1977         groupe scolaire Maternelle Elsa-TRIOLET, rue Pierre-BROSSOLETTE,

1979         groupe scolaire Georges-POLITZER, rue du 8-Mai 1945,

1985        groupe scolaire Maternelle Jacques-PRÉVERT, rue Pierre-BROSSOLETTE,

1993         groupe scolaire ANDRÉ-MALRAUX.

   

 



Les réactions

Avatar Marie Michelle Fortas

Bonjour, je tiens a vous félicité pour votre site  les anciennes écoles leurs histoire est racontés mais il n'y aaucune sur les plus récentes j'aurai voulu avoir des renseignement sur l'école maternelle  ROBERT DESNOS a tremblay en france  son histoire la date de  création  ,  et qui y a participé c'est pour mon rapport de stage  je vous remercie d'avance pour votre aide merci

Le 14-03-2017 à 20:05:44

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