la résistance locale
2ème Partie : la Résistance locale
AVERTISSEMENT :
L’évocation de la Libération n’a pas pour objet de faire l’apologie de la guerre, mais de célébrer le retour de la Paix et de la Liberté. Elle est l’expression de notre reconnaissance envers tous ceux qui ont lutté contre le nazisme : soldats des armées alliées et résistants de toutes nationalités, y compris allemands. Les documents cités comportent certains termes qui peuvent aujourd’hui choquer. Ils sont le reflet des sentiments d’une époque douloureuse et permettent de mesurer le chemin parcouru par les anciens belligérants, dans le respect mutuel et la compréhension entre les peuples.
Recherches historiques : Hervé REVEL, avec le concours de :
— Jean BLANCHOT…, Maurice DECORZANT …, Cyr DELPOUVE…, anciens Résistants,
— du Mémorial de Caen, des National Archives de Washington et du Service Historique de l’Armée de Terre (S.H.A.T).
* Le présent diaporama résume les recherches effectuées dans le cadre de l’exposition présentée à l’Hôtel de ville de Tremblay-en-France, du 29 août au 24 septembre 2004
-Le 15 août1944, la Police en grève se lance à l'assaut de la Préfecture de Police.
-Le 18 août 1944,les communistes appellent à l'insurrection, la C.G.T et la C.F.T.C lancent la grève générale.
Un armistice est conclu avec les Allemands par l'intermédiaire du consul de Suède. À partir du 21 août , il n'est plus respecté, mais les Allemands restent maîtres des grands axes de la capitale. Ils tiennent solidement l'Hôtel Meurice, quartier général de vonCholtitz, les Tuileries, le ministère de la Marine, le Luxembourg, le Sénat, le Palais Bourbon, le sinistre Majestic, siège de la Gestapo.
Le colonel RolTanguy, chef des F.F.I de l'Île-de-France lance un appel à la population :
« Les F.F.I et la population ont engagé la bataille pour Paris. Chaque fois que nos soldats
ont respecté la tactique mobile de la guérilla, ils ont écrasé l'adversaire. Cependant un danger subsiste : les mouvements rapides des chars ennemis. Ce danger est facile à conjurer, il suffit d'empêcher les Boches de rouler. Pour cela, que toute la population : hommes, femmes, enfants, construise des barricades. Dans ces conditions, le Boche sera isolé et cerné en quelque sorte. Il ne pourra plus exercer de représailles.
Tous aux barricades! » signé Rol
-Le 21 août 1944 le Conseil National de la Résistance (C.N.R) lance à son tour l'appel à l'insurrection générale.
BARRICADE RUE SAINT-JACQUES,
Photo-Presse Libération, Collection SEHT
Á L’EXEMPLE DE PARIS LA BANLIEUE NORD-EST ENTRE DANS LA LUTTE ARMÉE
Grâce à la B.B.C la population de Tremblay-lès-Gonesseest informée des succès remportés par les Alliés. Le régime collaborateur de Vichy utilise les ondes pour diffuser une propagande intense, mais les patriotes écoutent la radio de la France Libre. Depuis le Débarquement, ils suivent la progression des Alliés. Beaucoup alignent de petits drapeaux sur une carte de France pour matérialiser leur progression.
« Chez nous,raconte Jean Blanchot, il y avait une radio. On écoutait Londres. On suivait comme tout
le monde l'avancée des Américains avec de petits drapeaux. » "
![]() |
![]() |
|
Le caporal FTPF Antoine CUSINO, fusillé le 18.08.44. Archives de la SEHT |
Le FTPF Pierre COLONGO, tué le 28.08.44. Archives de la SEHT |
LE GROUPE FTPF DE TREMBLAY-VILLEPINTE
Les militants se préparent à l'insurrection qu'ils appellent de leurs voeux. À l'approche des armées alliées, ils multiplient les coups de mains.
![]() |
|
Le 18 août 1944, le caporal Antoine CUSINO du groupe FTPF du Vert-Galant, à peine âgé de 20 ans, tombera sous les balles criminelles d'un peloton d'exécution nazi, derrière le Château Bataille à Villepinte, siège de la Kommandantur. Une garde d'honneur veillera le jeune supplicié jusqu'aux obsèques. Mardi 22 août 1944, elles donneront lieu à une manifestation populaire qui rassemblera 2000 personnes, selon le rapport du commandant DIVE. Fort heureusement, le régiment que les Allemands vont opposer aux Américains le mardi suivant, est encore à Calais.
![]() |
Au cimetière, Fernand DIVE, sous son pseudonyme de commandant GOURGET, rend hommage au disparu au nom de la compagnie "Commune de Paris" qu'il commande et à laquelle appartient le caporal CUSINO, matricule 311, tombé en service commandé. |
|
Fernand DIVE, dit Gourget Archives de la SEHT |
|
Prisonnier de guerre, rapatrié d'Allemagne en 1943, pour raison de santé, Fernand DIVE s'installe à Tremblay, dans le quartier du Vert-Galant. Il adopte le nom de guerre de GOURGET et crée un groupe de Francs Tireurs Partisans Français (F.T.P.F), rattaché à la 2ème région F.T.P.F de Paris. Au nombre de ses membres, il compte le docteur BRUMBERG de Villepinte, Georges et Sylvie SARTORIO, Madeleine, Louise et Jean BLANCHOT, Georges JÆGLE, Pierre DUPOUY, Antoine CUSINO et son père Auguste, Lucien DUBOIS, Robert NOËL, Marcel DUPRÉ, Jean SEGHEZZI, Roland et Pierre COLONGO, Claude VERDOIA, Paul LEFAUCHEUR, le cafetier PEYCELON et deux aviateurs russes cachés chez les SARTORIO.
Notons au sein du groupe des noms à consonance italienne. La plupart d'entre eux sont affiliés aux F.T.P M.O.I (Main d'OEuvre Immigrée) mais agissent au sein du groupe de Fernand DIVE. Le groupe F.T.P.F du Vert-Galant rassemble toutes les catégories sociales et politiques persécutées par les nazis : Juifs avec le docteur BRUMBERG, prisonniers politiques avec l'évadé Pierre DUPOUY, militants communistes, antifascistes italiens et de très jeunes gens comme Robert NOËL ou Jean BLANCHOT, à peine âgé de seize ans en 1944.
Le groupe a une activité de propagande assez intense : prise de parole dans les usines, distribution de tracts antinazis, collages de tracts et d'affiches appelant les patriotes à se dresser contre l'occupant, les soldats ennemis à déserter.
![]() |
Le blessé rentrait de Paris, lorsque sa moto a été prise pour cible par une patrouille allemande, sur la RN3, à Vaujours.Le pilote de la moto Jean SEGHEZZI, a été tué. |
Certificat médical du docteur BRUMBERG décrivant l’état du Commandant DIVE, grièvement blessé le 27 août 1944Cliché SEHT d’après d’après l’original des archives de Mme Fernand DIVE |
LE GROUPE FFI DE TREMBLAY-LÈS-GONESSE
![]() Cyr DELPOUVEdit DESSAYE Archives de la SEHT |
C'est un gendarme de Livry-Gargan, Cyr DELPOUVE dit DESSAYE qui organise le réseau des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I) de Tremblay. Avec rang de lieutenant, il est affilié au groupe M4 des F.F.I, commandé par Camille NICOLAS de Livry-Gargan, affilié au réseau SUSSEX.Le gendarme DELPOUVE recrute deux chefs de groupe : l'instituteur Albert BÉNICHOU dans le quartier des Cottages dès 1941, Maurice DECORZANT au Vieux-Pays, en 1943L'activité de ce groupe est assez comparable à celle des résistants F.T.P.F du Vert-Galant, bien qu'il n'y ait entre eux aucune liaison.Elle alterne activités de propagande anti-allemande et actes de sabotage contre les moyens de communi-cation de l'ennemi.
Incorporé au groupe M4 des FFI le 1er juin 1944, sous le matricule 3083, Albert BÉNICHOU constitue un groupe composé de Jean FRUCTUEUX, ANTONINI, DESTRUEL, GAUTHIER, Stéphan NEUBOURG, Jean et Jacques DUMETZ, DUNEAU, COLIN, MEUNIER, DUBAN, DUFLOT, Gaston MAILLET, LOBRY, CLÉMENT, BARTHE, LEMET, DUPLAN et DUCROT.
|
Né en France d'une mère française et d'un père suisse, Maurice DECORZANT sert dans la Police, après sa démobilisation. En novembre 1940, il est révoqué pour filiation étrangère, au titre des décrets racistes de juillet et août 1940. Enrôlé par le gendarme DELPOUVE, il monte un groupe de résistants au Vieux-Pays avec Alfred CAVELIER, Ernest BOULONNOIS, André BOULONNOIS, Pierre BUISINE, Louis DHAUSSY, René FRAPPART, Pierre FRAPPART, Marcel BERTHON, Roland MULLER, Roland MONNET, et Camille BERNARD. |
![]() |
Formé par l’instituteur BÉNICHOU à l’instigation du gendarme DELPOUVE, le groupe FFI de Tremblay-lès-Gonessea laissé des comptes-rendus très précis de son activité.
La culture professionnelle du gendarme Delpouvel’a poussé à demander des comptes rendus d’activités écrits, en double exemplaires, et à conserver de tous ces documents. Grâce à une donation de la famille DELPOUVE, la SEHT est entrée en possession de ces doubles.
La fragilité des doubles, réalisés par duplication carbone, sur papier pelure, a incité la SEHT à les confier aux Archives de Seine-Saint-Denis, pour en assurer la bonne conservation.
Grâce à ces documents on peut mesurer la part prise par la Résistance locale dans la libération de Sevran, Tremblay-lès-Gonesse et Villepinte. |
|
Albert BÉNICHOU Archives de la SEHT |
|
![]() |
|
RAPPORT DU FFI ALBERT BÉNICHOUArchives de la SEHT déposées |
|











Je ne sais pas of9 vous avez lu que j'ai e9crit que les preatres e9taient plus proches de Dieu. Comme si l'amour du Seigneur se mesiraut avec un centime8tre. J'ai plein d'amis preatres qui sont merveilleux, et je me mets en rogne lorsque j'entends l'assimilation preatres pe9dophiles. C'est la meame choses quand j'entends, arabes de9linquants: e7a m'enrage pour mes amis arabes. D'autre part, j'espe8re que la confession ne sera jamais rendue publique. Il ne faut pas confondre sacerdoce et Gestapo. Pour info, des journalistes d'un journal miteux local, Lyon mag, sont alle9s confesser e0 des preatres des suppose9s actes pe9dophiles, et ils ont publie9 dans les colonne du journal, les re9actions de ceux-ci.Meame lle KGB n'y avait pas pense9
Le 10-08-2012 à 06:21:33