les vitraux dédiés à Saint Pierre

LES VITRAUX DÉDIÉS À SAINT-PIERRE


Baie nord de la 5ème travée :
JÉSUS rencontre SIMON PIERRE

La baie nord de la 5ème travée relate les circonstances dans lesquelles s’est effectuée la vocation des premiers Apôtres (MATTHIEU, IV : 18-22 et SUIV. : MARC, I : 16-20 et suiv. ; LUC, 5 : 1-11). JÉSUS est représenté au milieu des premiers apôtres qu’il vient de rencontrer, alors qu’il longeait le lac de Galilée. Il lève la main droite, en signe de bénédiction et tient l’apôtre PIERRE de l’autre main.
Le geste de JÉSUS tenant PIERRE par la main a une portée symbolique. Il rappelle à la fois le pouvoir qui a été transmis directement à PIERRE (MATTHIEU, XVI : 18-19) et le soutien que le CHRIST accorde à son Église, à l’image de l’épisode dans lequel JÉSUS, marchant sur les flots, prend par la main l’apôtre PIERRE sur le point de couler (MATTHIEU, XIV : 22-23).
MARC 16 -18 : Passant au bord du lac de Galilée, il vit SIMON et son frère ANDRÉ en train de jeter leurs filets : c’étaient des pêcheurs. JÉSUS leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.»
Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.

Le vitrail porte la signature HERMET, JUTEAU, les restaurateurs, des ateliers LORIN à Chartres. La signature et la date originale n’étaient plus lisibles au moment de la restauration.

 

Baie nord de la 6ème travée :
Le boiteux de la Belle Porte

Le vitrail suivant a pour sujet le Boiteux de la Belle Porte (Actes des Apôtres, III : 1-8). PIERRE qui se rend au Temple de Jérusalem, pour prier en compagnie de JEAN, guérit un infirme, boiteux de naissance, à la porte du Temple dite la Belle Porte. Interpellé par l’infirme, PIERRE lui dit : « Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de JÉSUS CHRIST de Nazareth, lève-toi et marche. »
Daté de 1870, le vitrail porte les signatures A. LUSSON et L. LEFÈVRE, c’est-à-dire Antoine LUSSON fils et son collaborateur Léon LEFÈVRE.

 

Baie nord de la 7ème travée :
Libération miraculeuse de PIERRE

La libération miraculeuse de saint PIERRE vient ensuite. Arrêté sur l’ordre du roi HÉRODE (Actes, XII : 4-5 et suivants)PIERRE, doublement enchaîné, dormait entre deux soldats. L’artiste représente la scène au moment où les chaînes viennent de se briser, miraculeusement. Les soldats de garde sont endormis. Un ange vient chercher le prisonnier et lui indique d’un geste la voie à suivre. La posture de PIERRE trahit sa stupéfaction.

PIERRE donc était gardé dans la prison ; et l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à DIEU. La nuit qui précéda le jour où HÉRODE allait le faire comparaître, PIERRE, lié de deux chaînes, dormait entre deux soldats; et des sentinelles devant la porte gardaient la prison.
Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans la prison. L’ange réveilla PIERRE, en le frappant au côté, et en disant : Lève-toi promptement ! Les chaînes tombèrent de ses mains. Et l’ange lui dit : mets ta ceinture et tes sandales. Et il fit ainsi. L’ange lui dit encore : Enveloppe-toi de ton manteau, et suis moi.
PIERRE sortit, et le suivit, ne sachant pas que ce qui se faisait par l’ange fût réel, et s’imaginant avoir une vision.

 

Baie nord de la 8ème travée :
La crucifixion de Saint PIERRE Apôtre

La série se termine sur la crucifixion de Saint PIERRE. Conformément à la tradition, le martyr est représenté la tête en bas. Certaines parties de ce vitrail, très dégradées, notamment le visage du saint dont on ne distinguait plus les traits, ont été refaites. L’Évangile de JEAN fait clairement allusion au martyre de PIERRE (JEAN XXI,18-19).

La crucifixion représentée est tirée des apocryphes chrétiens du IIème siècle comme l’Ascension d’ISAÏE (IV, 1-3) ou les Actes de PIERRE (XXXII). Ce sont ces Actes qui contiennent ce fameux récit du Quo vadis où PIERRE désirant quitter Rome, rencontre le Christ s’en allant en sens inverse « pour y être crucifié ». PIERRE décide alors de rebrousser chemin. C’est aussi dans ce livre des Actes de PIERRE que l’on retrouve la demande de PIERRE d’être crucifié la tête en bas, en signe d’humilité.

La verrière est datée Paris 1865. La signature est effacée, mais on peut l’attribuer à Antoine LUSSON père, Antoine LUSSON fils n’étant actif qu’à partir de 1870, semble-t-il.



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