les campagnes de restauration



1.Les travaux d'entretien menés avant le classement de l'édifice
 
  a) Les travaux de 1818-1823
Les réparations les plus fréquentes dont eut besoin l'église, depuis la reconstruction de l'avant-nef, en 1781, furent localisées au niveau du clocher, en raison de la conception de la tour, qui dans une délibération du conseil de Fabrique de la paroisse, en date du 25 janvier 1812, est décrite comme ayant été construite "en bois latte crépi en plâtre imitant la pierre de taillé". Déjà, à cette date, plusieurs des pièces de bois qui soutenaient le dôme du clocher étaient signalées comme pourries.
Au cours de l'opération, la charpente, la maçonnerie, les combles et la tour du clocher furent refaits, ainsi que la couverture de la nef et la façade dont l'entablement et le fronton furent modifiés. C'est à cette époque que fut modifié le tympan du fronton. Il fut orné d'un Christ en majesté. Sculptée dans une pierre de mauvaise qualité et exposée aux vents d'ouest, cette statue a subi les assauts de l'érosion. Elle est aujourd'hui illisibile. Il conviendrait sans doute de la déposer et de rétablir le fronton de Jean-Jacques Cellerier dans le dessin initial.
 

 

  b) Les travaux de 1854-1863
II avait été décidé de refaire les combles et le dôme de la tour, qui fut alors remplacé par la lanterne que nous connaissons aujourd'hui. Minée par les eaux de pluie, la charpente d'origine, malgré les réparations de 1818, n'était pas assez solide pour supporter la surcharge que représentaient les nouveaux aménagements de la tour. Il fut nécessaire d'établir à l'intérieur une nouvelle charpente reposant sur de gros murs. Cette nouvelle charpente fut reliée aux poteaux d'angle de l'ancienne tour par de fortes barres de fer. Les nouveaux combles et la lanterne furent établis sur elle. Le devis initial qui était de 3.822,54 F fut presque doublé, puisque le montant des travaux atteignit 6.122,19 F. Le solde des travaux dut être pris sur les fonds libres de la commune et porté en recouvrement sur les chapitres additionnels de 1856.
Le 23 mai 1860, le détail des travaux restant à exécuter fut présenté au conseil municipal. Il restait à restaurer plusieurs contreforts, le fronton, les murs latéraux et une partie de la couverture. Le montant du devis s'éleva à 10.000 F.
 
  c) Les travaux menés entre 1878 et 1881
En 1878 de nouveaux travaux d'entretien s'avérèrent nécessaires. Les travaux de 1854 avaient consolidé la tour du clocher, mais la lanterne mise en place à cette époque était trop lourde.
Entre 1857 et 1862, le coût des travaux réalisés par la commune s'éleva à 19.508 F. Le conseil municipal avait pris à sa charge la restauration et la consolidation des parties extérieures, tandis que la Fabrique dont le conseil comprenait le maire et plusieurs conseillers municipaux, prenait à sa charge le coût des travaux intérieurs. Dans sa notice M. Turenne estimait, en 1880, "l'ensemble des dépenses pour grosses réparations effectuées depuis une vingtaine d'années à l'église de Tremblay par la commune, par la fabrique et par les souscriptions particulières, s'élève à la somme de 49.508,76 F."
 
  d) Les travaux menés en 1900, 1903, 1922 et 1932
Le 6 septembre 1900, le conseil municipal décida à nouveau de consacrer 3.000 F à la réparation du clocher. Le 12 novembre 1903, un nouveau devis incluant la réparation du clocher et des combles, fut accepté par le conseil. Il s'élevait encore à la somme de 3.000 F
A la suite des lois de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État, l'église Saint-Médard tomba dans le patrimoine communal et son entretien revint de plein droit à la charge de la commune, propriétaire. La couverture de l'édifice nécessita une réfection en 1922. Le conseil municipal demanda une participation du conseil général, mais ne reçut qu'un secours de 800 F, alloué sur les fonds des amendes de police correctionnelle, alors que le coût prévu des travaux s'élevait à 15.947 F.
La couverture fut à nouveau refaite en 1931. Cette fois le montant des travaux s'éleva à 21.550 F et l'entrepreneur eut quelque peine à se faire payer. Il demanda une intervention ministérielle pour hâter le paiement des sommes qui lui étaient dues.
 
2. Les travaux de restauration menés depuis le classement de l'édifice
 
  Le 12 novembre 1923, le conseil municipal de Tremblay avait demandé le classement de l'église Saint-Médard. La Commission des monuments historiques émit un avis favorable à cette demande, le 31 mars 1939. Le 12 avril 1939 le ministre de l'Éducation nationale, Jean Zay, arrêta le classement de l'édifice, au titre des Monuments historiques, pour la partie construite au XVIème siècle. Cette décision engageait l'État à participer à l'entretien de l'édifice.
 
La campagne de restauration de 1975-1976
 
Première tranche
En mai 1969, l'architecte des Bâtiments de France demanda une revalorisation des crédits qui lui étaient alloués pour l'entretien de l'église Saint-Médard. La restauration du choeur fut entreprise. Le 8 décembre 1975, le certificat administratif de la conservation régionale des Bâtiments de France précisait que la 1ère tranche des travaux était terminée. Son coût avait été de 366.190,00 F.
 
Deuxième tranche
Le 14 novembre 1975, une convention fut passée entre la commune de Tremblay et la direction de l'Architecture au ministère des Affaires culturelles. Elle fixait le montant des travaux réalisés et à réaliser à 864.920 F, dont 78.000 F à la charge de la commune, 30.460 F du département, 324.000 F de la région, 432.460 F de l'État.
Lors des travaux, le piochement des enduits du clocher révéla le mauvais état des structures et différa la réparation du clocher. Le 19 octobre 1976, une réunion entre les entreprises intéressées et les représentants de la municipalité aboutit à l'arrêt des travaux, pour raison de sécurité.
La réfection du clocher n'étant pas prévue dans le financement établi, le projet dut être repris dans son ensemble. La réfection de la charpente étant difficilement envisageable, il fut décidé de la remplacer par une ossature en béton armé, coulée dans le logement des anciens poteaux de bois, solution qui devrait apporter une consolidation définitive.
 

La campagne de restauration de 1979
Afin de relancer l'opération, le conseil municipal de Tremblay demandait la maîtrise de l'ouvrage. Désormais la ville de Tremblay disposait des moyens de suivre l'exécution des travaux. Les Bâtiments de France proposèrent deux devis :
- un de 380.000 F concernant les travaux de consolidation du clocher et de remise en état des couvertures.
- un de 300.000 F pour la restauration et consolidation du choeur.
La charge financière était répartie entre l'État, 40 %; la région, 20 % ; le département, 10 % et la commune, 30 %.
Le démarrage des travaux intervenait à la fin du mois de mars 1979.

 

cliché SEHT

Restauration du clocher 1979

Restauration du clocher 1979

 

 

 

cliché SEHT

Restauration du clocher 1979

Saint Médard mars 1978 sacristie

Saint Médard mai 2011 sacristie

 

 

 

 

 

 

Saint Médard Mars 1978

église et Grange aux dîmes

Saint Médard Mars 1978 l'autel

 

 

Saint Médard Mars 1978 La descente de croix

SAint Médard mai 2011

autel porte en bronze du tabernacle

Saint Médard Mars 1978 La descente de croix

Saint Médard Mai 2011 La descente de croix

   

Rapport concernant les désordres observés dans l'église et les remèdes à apporter
En 1991 Jacques LAVEDAN, architecte en chef des Monuments historiques, rendait un rapport complet sur les désordres observés dans l'édifice.

Toitures : les tempêtes de 1989 et 1990 avaient endommagé la toiture de la nef et des collatéraux. La toiture de la sacristie avait souffert des chutes de tuiles . On observait des fissures sur les murs, de bas en haut, principalement au sud. La collecte des eaux pluviales était inexistante tant pour la nef que les bas-côtés.

Maçonneries : les investigations menées sur l'édifice par l'architecte révélaient 3 types de problèmes :
- Des déversements des maçonneries, paraissant anciens.
- Les puits réalisés sur le pourtour de l'édifice mettaient en évidence une perte de cohésion de toutes les maçonneries, due à la dissolution des liants.
- La médiocrité des fondations de la partie Sud-Sud-Est de la sacristie.

Pour remédier à ces désordres, il était proposé de prendre point par point les mesures appropriées.
En avril 1991, l'architecte évaluait la totalité du programme à un montant total H.T. de 5.095.470,00 Frs

 

Les tranches 1 et 2 de la mission Lavedan
Le programme des travaux découlant de l'étude préalable confiée à M. LAVEDAN, architecte en chef des Monuments Historiques, a été constitué en trois tranches.

1ère tranche :
Réalisée en 1993, elle a concerné la couverture de la nef et la pose de pinces en béton sur les piliers Nord, des travées 5 à 9, afin de stabiliser l'ouvrage.
Le coût de l'opération était estimé à 1.328.807,76 Francs, hors taxes, soit 1.575.966,00 Francs toutes taxes comprises. Calculées sur le montant hors taxe des travaux, la participation des partenaires financiers était respectivement de 35% pour l'Etat, 25% pour la région, 10% pour le département. La part de la commune
s'élevait à 391.832,00 Francs
Suite au décès de Monsieur Lavedan, la mission de maîtrise d'œuvre a été confiée à M. MOUTON, architecte en chef des Monuments historiques.

2ème tranche :
Elle prévoyait la réfection de la couverture des collatéraux. Les analyses opérées par M. MOUTON ont montré qu'il était urgent de mobiliser les crédits prévus pour continuer la consolidation de l'édifice, qui n'était pas encore stabilisé.
Les crédits nécessaires ont été inscrits au budget primitif de l'exercice 1996 de la la ville de Tremblay-en- France, pour un montant total des travaux de 1.950.000,00 Francs.
Le plan de financement prévoyait la participation des partenaires financiers selon la répartition suivante :
615.000 Francs pour l'État, 440.000 la région, 175.000 le département, 720.000 la commune.
A ces sommes s'ajoutaient des reports de crédits des exercices précédents, pour un montant de 285.000 Francs, affectés pour l'essentiel aux frais d'étude.
Le 19 septembre 1996, sur proposition des Bâtiments de France, le Conseil municipal décidait de repousser à une date ultérieure la réfection de la toiture du collatéral sud et de consacrer les crédits de la tranche 2 à la réfection de la couverture du collatéral Nord et à la restauration des 5ème et 6ème travées, pour terminer la consolidation du chœur.

cliché SEHT

Réfection de la voûte centrale, 5ème travée octobre 1997

 

 

cliché SEHT

Taille de la pierre :réfection à l'identique d'un décor de clé pendante octobre 1997

 

 

3ème tranche :
A la date de l'exposition (septembre 1998), la constitution des dossiers de consultation des Entreprises, pour les travaux de la 3ème tranche était en cours, pour la partie de ce programme qui concerne les fondations.

Les vitraux étant dégradés, suite à des actes de vandalisme, une intervention de restauration et de protection s'avérait nécessaire. L'opération a bénéficié d'une subvention de 300.000 Francs d'Aéroports de Paris. Elle a débuté, le 29 novembre 1997 par la dépose qui a nécessité deux mois de travaux.

 


 



 



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