JMO des unités de la 2ème DB qui ont libéré la banlieue nord

JOURNAL DE MARCHE ET DES OPÉRATIONS

DU 1er BATAILLON DU RÉGIMENT DE MARCHE DU TCHAD

Transcription SEHT d’après l’exemplaire conservé au musée

du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris

 

24 août 1944

            La 3ème section de la 2ème Compagnie réoccupe VOISINS. Le Sous-Groupement PERCEVAL (1ère Section de la 2ème Cie)

1 Peloton Auto Mitrailleuse - 1 Peloton Chars - 1 groupe Génie) patrouille dans TRAPPES et MONTIGNY (2 soldats blessés évacués, 15 soldats allemands tués). Le reste du Bataillon poursuit son mouvement.

                        La C.A.1 (compagnie d’appui)passe à RAMBOUILLET à 11 heures

                        La 1ère Cie passe à CERNAY, VILLE JUST-LONGJUMEAU et arrive à CHAMPLAIN où la 1ère Section attaque la côte 136 et fait 47 prisonniers, tue 6 Allemands et détruit ou capture une mitrailleuse, 20 fusils et un stock important de grenades.

 

25 août 1944

            La 2ème Compagnie rejoint le G.T.D à la CROIX-DE-BERNY, progression du Bataillon sans incidents jusqu’à la porte d’Orléans.

Entrée dans Paris.

La 1ère Compagnie attaque le quartier du ministère des Affaires Étrangères-Invalides-École Militaire (7 tués, 26 blessés).

La 2ème Compagnie qui fait partie du Sous/Groupement du lieutenant-colonel NOIRET progresse à partir de la porte d’Orléans par les boulevards Brune, Lefèvre et Victor. Par le quai de Javel, la rue Saint-Charles, le boulevard et le quai de Grenelle.

Arrivée à 11 heures au pont d’Iéna et de l’Alma.

Les ponts des Invalides, Alexandre III et de la Concorde sont occupés.

Le Trocadéro est occupé par la Section de Commandement et quelques hommes de la 2ème Section. Hôtel Baltimore avenue Klébert, 4 Allemands sont tués, 11 blessés, 59 prisonniers, une trentaine de véhicules sont capturés.

Hôtel Majestic, près de l’Étoile, 16 officiers et 42 hommes de troupe sont capturés, ainsi que 20 véhicules.

Nos pertes de la 2ème Compagnie sont 1 tué et 1 blessé.

La C.Aentre aussi par la porte d’Orléans s’installe dans le quartier Montparnasse et participe à la reddition de la garnison Allemande de Paris en envoyant des parlementaires.

 

26 août 1944

            Le Bataillon rend les honneurs au général de Gaulle à l’Arc de Triomphe. Le Bataillon se porte ensuite au Luxembourg.

 

27 août 1944

            Le Sous/Groupement FARRET composé de la C.A, une Compagnie du Génie, 1 escadron de T.D (tank destroyers), 1 peloton d’Auto-Mitrailleuses, 1 batterie du 3ème R.A.C (3ème régiment d’artillerie coloniale)quitte le jardin du Luxembourg et se porte en direction du Nord. À 10 h 30 au carrefour de Saint-Lucien (Nord de PARIS) et lui est adjoint la 3ème Compagnie, et il reçoit l’ordre de nettoyer la zone, en direction de Dugny et d’occuper le village. Engagement à partir du pont de Dugny.

            La Section de Reconnaissance et la Cie du Génie sont engagées entre la route et la rivière « LAVEILLE MÈRE ». Engagements assez durs. Les Autos Mitrailleuses et la 3ème Compagnie attaquent Dugny et l’occupent.

            Après le village, une partie de la 3ème Compagnie attaque les hangars d’aviation bordant le terrain d’aviation du Bourget à l’ouest accrochage sérieux. Le commandant CORLU est gravement blessé, Le capitaine SANMARCELLI blessé également, ainsi que le lieutenant KIRCH.

            À 18 heures DUGNY est complètement nettoyé.

            À 23 h 30 violente contre-attaque allemande conte le point d’appui Nord-est (lieutenant FERRANO) menée par la 3ème Compagnie du 47ème Bataillon de Grenadiers. L’ennemi est repoussé avec de très grosses pertes, dues à la fois au tir des mitrailleuses du P.A (point d’appui), des mortiers de la C.A (compagnie d’appui)et de l’artillerie.

 

28, 29 août 1944

            Le Bataillon s’installe au BourgeT aux environs du terrain d’aviation effectuant quelques points de patrouille, en particulier vers GONESSE.

Le Chef d’Escadron FOSSE est affecté au 1/R.M.T (1er régiment de marche du Tchad), en remplacement du commandant CORLU.

 

30 août 1944

            Le Chef d’Escadron GOBILLARD, recruté à Paris par le G.T.D est affecté à l’État-Major du 1/R.M.T comme adjoint chargé des 1er et 4ème bureau.

 

31 Août 1er septembre

R.A.S

 

2 SEPTEMBRE 1944

            Le Bataillon se porte de Dugny à Blanc-Mesnil où il s’installe au repos dans le groupe scolaire Jean Jaurès.

E.M. ; C.A ; C.H.R  (Compagnie hors rang) ; 3ème Cie : école de Garçons

1ère et 2ème Cie                                                    : école de Filles

Les T.C (train de combat)et le service auto restent au Fort d’Aubervilliers

Le T.R (train régimentaire)au Bois de Boulogne

            L’affectation du chef d’Escadron GOBILLARD est annulée et ce dernier muté à l’État-Major d’un Bataillon de Chasseurs en formation à Paris. Le capitaine DEBUT de l’État-Major du G.T.V le remplace.

            À ce jour l’E.M ; du 1/R.M.T est donc ainsi constitué.

Chef de Bataillon FARRET, commandant le 1/R.M.

Chef de Bataillon FOSSE, commandant adjoint (2ème et 3ème bureau)

Lieutenant BRAMERET, chef de transmissions.

 

du 3 au 07.09.1944

Sans changement. Des permissions pour PARIS sont accordées aux hommes, dans la proportion de 30% de l’effectif. Le 7 à 21 heures le Bataillon reçoit l’ordre de mouvement pour le lendemain.

 

 

10 SEPTEMBRE

À 3 heures le 1/R.M.T quitte BLANC-MESNIL pour la région de PROVINS par l’itinéraire suivant : AUBERVILLIERS - PARIS - (boulevards extérieurs) sortie de Paris par la porte de Picpus, Charenton, Crécy en Brie, Coulommiers, Provins, Ponts-sur-Seine, Longueperte, Pommereau, bivouac à Pommereau.

 

JOURNAL DE MARCHE ET DES OPÉRATIONS

DU 1er GROUPE DU 3ème  RÉGIMENT D’ARTILLERIE COLONIALE

Transcription SEHT d’après l’exemplaire conservé au musée

du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris

 

27 août (1944)

Stationnement : E.M - 1ère et 2ème Batteries : Cité Universitaire, Pavillon des Provinces - 3ème Batterie : Pavillon Danois. C.R : rue Brancion - Section Avion : Cachan.

Le G.T D a reçu mission de se porter sur la transversale St Lucien - Bobigny.

Dispositif : 3 Sous-Groupements :

a)      Sous-Groupement Noiret : Porte de la Villette – Aubervilliers – Le Bourget.

b)      Sous-Groupement Farret : sur axe Porte d’Aubervilliers – St Lucien.

c)      Sous-Groupement Rouvillois : Porte de Pantin - Bobigny.

Le reste du G.T D marche sur l’axe du centre.

Dispositif du 1/3 R.A.C  (1er groupe du 3ème Régiment d'Artillerie Coloniale)

1)      Avec le Sous-Groupement Noiret : 1 section de 3 pièces.

Lt Juif : 3e Batterie

2)      Avec le Sous-Groupement Rouvillois : 1 section de 3 pièces

Lt Watson : 2e Batterie

Le reste du groupe marche avec le gros derrière la 3ème Cie du 1/R.M.T (1er régiment de marche du Tchad)aux ordres du Lt Colonel commandant. Le 1/3e R.A.C(1er groupe du 3ème Régiment d'Artillerie Coloniale).

Itinéraires :Boulevard Jourdan - Avenue d’Orléans - Boulevard Denfert-Rochereau - Boulevard St Michel - Boulevard Sébastopol - Boulevard de Strasbourg - Rue de Flandres.

Mouvement :Avant-garde - 8 h 45

                      Gros - 9 h 30.

La transversale St Lucien - Bobigny est atteinte vers 9 h 00.

Le groupe prend position en bordure de la route longeant au N-E le fort d’Aubervilliers et le cimetière parisien de Pantin.

Il est en position à 10 h 30.

Il effectue des tirs au profit :

1)      du Sous-groupement Rouvillois, pour l’attaque de Blanc-Mesnil - Observateur Lt. Watson vers 12 h 00

2)      du Sous-groupement Noiret, pour l’attaque du Bourget et du terrain d’aviation du Bourget, vers 14 h 00 – Observateur : capitaine Magnat, Cdt. La 3e Batterie

3)      du Sous-groupement Farret, à partir de 18 h 00 (attaque de Dugny) Détachement d’observation : 1ère Batterie, capitaine Dubois.

Les sections détachées effectuent des tirs au profit de leur Sous-groupement.

Vers 21 heures, la Section de la 2ème Batterie rejoint le groupe. Puis le groupe se disperse en vue de passer la nuit - Seule la 1ère Batterie et la Section de la 3ème Batterie restent en position.

 

Nuit du 27 au 28 août :Est effectué un tir d’arrêt de la 1ère Batterie devant Dugny, sur contre-attaque allemande infligeant des pertes importantes en personnel à l’ennemi.

Stationnement pour la nuit : E.M et échelon de la colonne de combat : Fort d’Aubervilliers – 2e et 3e Batteries moins une Section : cimetière parisien de Pantin – C.R rue de Brancion.

À 22 heures 00, le groupe reçoit la mission d’appuyer le G.T D dès les premières lueurs du jour, au nord de Gonesse.

28 août

6 h 30. Mouvement de l’E.M, 1ère et 3ème Batteries, vers le Bourget. Le groupe se met en position sur la lisière sud du terrain du Bourget de part et d’autre de la route du Bourget à Dugny.

Observatoires : de groupe et 3e Batterie : Bâtiment lisière N.E terrain du Bourget : (130-529).

1ère Batterie : Lisière N.E de Dugny.

2e Batterie : Le Blanc-Mesnil : (145-517)

Avions : terrain du Bourget C.R : Fort d’Aubervilliers ?

Tirs effectués : Vers 10 h 00 tir de protection d’une patrouille blindée vers Gonesse.

Le reste de la journée, tirs à vue et concentrations exécutées par observateurs avancés.

En particulier, vers 15 heures, concentration commandée par le capitaine Demarle sur une colonne ennemie.

Vers 18 h 00, deux groupes américains du XVe Corps :

le 955e de 155,

le 196e de 105, sont placés en renforcement du 1/3e R.A.C (référence : Note sans n° du 28 août de l’A.D).

Le 955e groupe détache une liaison et deux observateurs et s’accroche le soir, vers 20 h 00.

Nuit : Tirs de harcèlement effectués par le 1/3e R.A.C et le 955e groupe.

 

29 août

Vers 9 h 00 : concentration sur rassemblement ennemi du 1/3e R.A.C et du 955e groupe.

Les 1ère et 2e Batteries ainsi que l’EM sont replacées dans de cantonnement de repos au Bourget.

La 3e Batterie et les observateurs avancés restent seuls en position.

Vers 16 heures 00 : tir aux lisières Nord de Gonesse sur infiltration d’infanterie ennemie. Participent à ces tirs : la 3e Batterie, le 955e groupe et le 196e groupe. Vers 18 h 00 la 28e D.I américaine arrive et relève le G.T. D de sa mission. La 3e Batterie est repliée.

 

Stationnement en fin de soirée.

E.M – Établissement Dunlop.

1ère Batterie – garage Ford.

2e Batterie – Lisière Sud, Terrain du Bourget.

3ème Batterie – Usine au Bourget-

C.R : Fort d’Aubervilliers-

Remise en état du matériel.

Un observateur, le Lt. Spaniel, et un officier de liaison, le Capitaine Mutel, restent auprès des détachements d’observation des groupes américains.

 

Perte du 28 août

 

N° Mle

Nom et Prénom

Grade

Observation

3.263

HUMBERT Bernard

Brigadier chef

Tué au Combat

 

DU 29 AOÛT AU 8 SEPTEMBRE

 

Stationnement du 1er /3e R.A.C aux lieux de cantonnement :

Pour l’E.M : établissement Dunlop au Bourget.

Pour le 1ère Batterie : garage Ford au Bourget.

Pour la 2e Batterie : Lisière Sud, Terrain du Bourget.

Pour la C.R : Fort d’Aubervilliers.

 

8 septembre

La 2e D.B passe à la 3e Armée américaine et est rattachée au XVe corps. Elle se porte par un mouvement administratif, les 8 et 9 septembre, dans une zone de concentration au Sud-Est de Troyes (ordre 242.3 et 243/3 du G.T.D en date du 7 septembre).

Le G.T D se déplace sur un itinéraire Nord à savoir : Boulevards extérieurs - Porte de Picpus - N. 5 - N. 303 - Saint-Maurice - Joinville - G.C 30 - D. 17 bis - Bry - Torcy - N. 371 - Lagny - N. 34 - Coulommiers - Chailly - J.C 111 - Choisy-en-Brie - Beton - Bazoche - Provins - N. 19 - Nogent - Crancey (zone de bivouac) - Rouilly-la-Belle - Mery - I.C 78 - Troyes - I.C 19 - Lusigny - Vandœuvre - Bar-sur-Aube - N. 396 - La Ferté - Villars-en-Azois - Cunfin - Fontette -

Le 1e/3e R.A.C quitte Le Bourget passe au point initial, les 4 routes d’Aubervilliers, 0 9 h 11.

 

JOURNAL DE MARCHE ET DES OPÉRATIONS

DU GROUPEMENT TACTIQUE LANGLADE

JOURNAL DE MARCHE ET DES OPÉRATIONS

DU 12ème  RÉGIMENT DE CUIRASSIERS

Transcription SEHT d’après l’exemplaire conservé au musée

du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris

                        ________________________________

 

  LE BOURGET et BLANC-MESNIL

                         _________________

          Journée du 27 août 1944

              ---------------------

 

Suivant les ordres donnés pendant la nuit par le Colonel Commandant le G.T D, depuis l’École Polytechnique, le régiment forme deux des sous-groupements du colonel DIO.

 

Axe porte de la VILLETTE – AUBERVILLIERS :

-          colonel  NOIRET

-          capitaine GAUDET (4ème escadron)

-          peloton Spahis

-          Compagnie BOUISSION (1er R.M.T)

-          Batterie MACHAT

Axe porte de PANTIN – BOBIGNY – Commandant ROUVILLOIS

-          Capitaine DORGEIX (2ème escadron)

-          Capitaine PERCEVAL (Cie du 1/R.M.T)

À 07 heures 45, nous partons de l’École Militaire dans de bonnes conditions :

 

Itinéraire prévu : CONCORDE - MADELEINE - rue Tronchet - Boulevard Hausmann - rue Lafayette - rue des Flandres - Porte de la Villette - Route de Soissons.

 

À 09 heures 20, nous sommes à LA COURNEUVE

À 09 heures 40, le détachement arrive à Bobigny.

Entre 10 heures et 10 h 30, le colonel NOIRET reçoit, venant des F.F.I et d’éléments civils, les renseignements suivant :

« À PONT IBLON, quelques éléments d’infanterie, probablement quelques mines à BLANC-MESNIL et à VIEUX MESNIL. Un peu d’Infanterie, 5 ou 6 gros chars à STAINS, le long de la voie ferrée et de la route allant à GONESSE quelques éléments d’Infanterie ennemie et des mines. Vers VAUDHERLAND 60 à 70 chars ennemis. »

Vers 10 heures 50, le Colonel NOIRET reçoit du Colonel commandant le G.T D, l’ordre suivant :

« Éclairé par 5/R.M.S.M (5e escadron du Régiment de Marche de Spahis Marocains),moins un peloton, progresser en direction du Bourget - DUGNY. Vous emparer Aérodrome du BOURGET. Vous établir lisière Nord Aérodrome. Renseigner et rendre compte. FARRET nettoie sur votre gauche et doit prendre DUGNY. ROUVILLOIS se porte dans région Station du BOURGET pour flanc garder, en direction de BLANC-MESNIL - AULNAY-SOUS-BOIS, la prise du BOURGET. Un observateur d’Artillerie est mis à votre disposition.

 

En conséquence le Colonel NOIRET décide de pousser l’Escadron GAUDET par la route Nationale N° 17 jusqu’au terrain d’aviation du BOURGET et de le déployer sur ce terrain d’aviation de façon à l’occuper et à flanc garder les lisières Nord. Le gros du détachement NOIRET suivant derrière.

 

En raison des renseignements qu’il a sur BLANC-MESNIL, le Colonel engage le Commandant ROUVILLOIS à mettre en flanc garde en direction de BLANC-MESNIL et d’AULNAY-SOUS-BOIS, sans dépasser la voie ferrée allant de LA COURNEUVE à SEVRAN.

 

À 11 heures 25, après avis du G.T.D, le colonel NOIRET décide de faire progresser ses chars au Nord du ruisseau LA MORÉE de façon à occuper le terrain d’aviation que des renseignements civils peu précis signalent s’étendre du BOURGET au Nord de ce ruisseau. Dans cette opération offensive, le Colonel demande au Commandant ROUVILLOIS d’appuyer ce mouvement en prenant sous ses feux le BLANC MESNIL.

 

À 11 heures 36, le Colonel NOIRET reçoit le message suivant du capitaine TROQUEREAU : « Suis en contact infanterie ennemie - élément de tête atteint la rivière – ennemi à 400 mètres au Nord et à gauche de la route Nationale N° 17.

 

À 11 heures 50 le commandant ROUVILLOIS envoie au Colonel NOIRET le message suivant : « Je me porte au Nord de DRANCY pour vous flanc garder vers BLANC-MESNIL, AULNAY-SOUS-BOIS - Dispositif : 1 détachement en réserve au Nord de DRANCY (à l’est de la station du BOURGET). »

 

À 13 heures 30, le Colonel NOIRET reçoit du Commandant  ROUVILLOIS « Suis à Château d’Eau, sur route DRANCY - BLANC-MESNIL, au carrefour 800 mètres Sud de l’Église du VIEUX BLANC-MESNIL. Cet observatoire me donne des vues jusqu’à GONESSE - LE THILLAY – ROISSY. BLANC-MESNIL est occupé par 250 hommes, 3 chenilles, 5 tanks - Calme absolu. Je n’ai vu aucun mouvement d’AULNAY-SOUS-BOIS sur BLANC-MESNIL.

 

À 14 heures 50, le Colonel NOIRET décide de porter des éléments d’Infanterie dans le petit ravin 1 kilomètre à l’Est  de la route Nationale à hauteur de PONT IBLON. Mouvement appuyé par des chars qui se retirent ensuite en arrière de la MORÉE.

 

À 14 heures 55, le P.C avant se porte jusqu’à hauteur du terrain d’aviation du BOURGET.

 

À 16 heures 20, le terrain d’aviation du Bourget complètement dégagé de l’ennemi est pris.

 

À 16 heures 55, le commandant ROUVILLOIS fait connaître au Colonel NOIRET, que son attaque sur BLANC-MESNIL est en cours.

 

À 17 heures 10, le VIEUX MESNIL est pris par le Commandant ROUVILLOIS ; vers 17 heures 15 le Capitaine GAUDET et nos éléments de reconnaissances entreprennent une opération dans le but d’occuper la crête située au Nord de la MORÉE. Ce but sera atteint à 18 heures. Le Colonel NOIRET envoie le message suivant au G.T D :  « Occupons Mouvement terrain au Nord de la rivière LA MORÉE entre DUGNY et BLANC-MESNIL. Cette localité est entièrement occupée. Nombreux prisonniers. »

 

Sous-Groupement ROUVILLOIS :C.R du Cdt ROUVILLOIS

Le sous-groupement ROUVILLOIS comprend :

-          l’escadron DORGEIX

-          la Compagnie PERCEVAL

-          une demi batterie d’Artillerie (Capitaine WATSON)

 

Le sous-groupement ROUVILLOIS est en place Porte de PANTIN à 08 heures 45.

 

À 9 heures 30, il arrive au carrefour de BOBIGNY et tombe en garde.

 

Liaison est prise avec le Maire de BLANC-MESNIL qui donne les renseignements

suivants : « BLANC-MESNIL est inoccupée – BLANC-MESNIL VIEUX (800 mètres au Nord) est occupé par des Allemands qui ont avec eux environ 200 otages. »

 

Le G.T D donne l’ordre au Commandant ROUVILLOIS de s’installer en flanc garde du sous-groupement NOIRET. Le Commandant ROUVILLOIS, en fonction de cet ordre et des renseignements du Maire de BLANC-MESNIL décide d’occuper BLANC-MESNIL NEUF.

 

À 12 H 00, le dispositif du Sous-groupement ROUVILLOIS est le suivant : Le peloton de chars BRIOT et une section d’infanterie à l’Est du BLANC-MESNIL. Un peloton de chars : le P.C à BLANC-MESNIL NEUF. Le reste du détachement entre BLANC-MESNIL et DRANCY.

 

Les chars du peloton BRIOT exécutent des tirs sur des camions allemands.

 

À 16 H 00, quelques salves d’artillerie sur BLANC-MESNIL VIEUX précèdent l’attaque sur le village menée par le Peloton de chars CUMEILAL, 20 F.F.I sur les chars et 100 F.F.I à pied.

 

À 18 H 00, le village qui avait été rapidement atteint est nettoyé.

 

                                               BILAN

                                   F.F.I         : 10 tués

                                                   : 20 blessés

 

                                   12ème Cuir : adjudant DESPLANQUES blessé

                                   1er R.M.T  : caporal TERMINI

                                   1 char brûlé

                                   97 Prisonniers dont 1 officier.

Dispositif à 20 heures 00

BLANC MESNIL VIEUX : 1 Peloton de chars  - 1 section d’Infanterie

Lisière Est de BLANC-MESNIL : 1 groupe de chars - 2 Sections d’Infanterie.

                                               P.C du capitaine PERCEVAL.

            Il est trouvé sur le terrain une grande quantité de matériel (Rockets Guns – grenades magnétiques – Mortiers).

BILAN DE LA JOURNÈE DU 27 AOÛT

                                              ___________

GAINS :          Prisonniers : 800

Tués          : 400                     

Matériel    : 2 chars Marck IV

PERTES :        Tués         : 7 (4ème Escadron)

                        Blessés                 : 12

                        Matériel    : 1 char  « Saint Waast » (2ème escadron)

 

       Journée du 28 août 1944

             ---------------------

 

Vers 03 heures 30, cette nuit, un violent tir de 105 est déclenché à l’Ouest et au Nord de la position occupée par le Sous-Groupement NOIRET (Arrivée à peine à 200 mètres de nos éléments de 1ère ligne).

 

            Ce tir attribué d’abord à l’Artillerie ennemie ou a des mortiers ennemis coïncide avec un tir de l’Artillerie de la division.

 

            Un message radio est aussitôt envoyé au G.T D pour faire cesser le tir.

 

            Un officier de liaison auquel se joint un officier de l’Artillerie rattaché au Sous-Groupement NOIRET (Lieutenant JUIF 3ème R.A.C - 3ème régiment d’artillerie coloniale -) se portent vers les pièces et arrêtent le tir qui sera repris dès le retour du Lieutenant JUIF du PC du Colonel NOIRET d’où il corrige les erreurs de pointage.

 

            Vers 10 heures 00, sur ordre du général LECLERC, Commandant la Division, le colonel NOIRET envoie une patrouille uniquement blindée très appuyées par le feu des destroyers avec interdiction d’occuper le terrain, sur les points suivants :

 

            ROISSY-EN-France – VAUDHERLAND – GONESSE

 

            À 13 heures 00, le Commandant ROUVILLOIS envoie au Colonel commandant le G.T D et au colonel NOIRET, le message suivant « Je borde au Nord la route de GONESSE AULNAY-SOUS-BOIS, à cheval sur le carrefour Nord-Est et BLANC-MESNIL. »

 

À 13 heures 10, le Colonel NOIRET envoie au Colonel commandant le G.T.D le message suivant : « Patrouille blindée sur ROISSY-en-France - VAUDHERLAND et GONESSE est rentrée : R.A.S, si ce n’est quelques projectiles de mortiers  qu’elle a reçus aux lisières Nord-Est de GONESSE. »

 

BILAN DE LA JOURNÈE DU 28 AOÛT 1944

        ___________

GAINS   :        Néant

PERTES :        Tués         : (PC Avant) adjudant chef DENOCQ

                        Blessés                 : 12

                        Matériel    : 1 char  « Saint Waast » (2ème escadron)

 

       Journée du 29 août 1944

             ---------------------

 

Vers 08 heures 30, le Colonel NOIRET envoie une patrouille blindée sur GONESSE qui rend compte vers 11 heures que GONESSE est libre d’ennemis.

 

À 09 heures 50, le Commandant ROUVILLOIS rend compte au Colonel NOIRET des événements de la nuit, par message radio suivant : « R.A.S, ai remis au jour mes patrouilles sur la crête au même emplacement qu’hier. »

 

À 09 heures À 11 heures 00, une écoute radio du réseau intérieur du 1er Escadron apprend qu’une colonne Américaine de la valeur d’un bataillon progresse entre AULNAY-SOUS-BOIS et BLANC-MESNIL.

 

À 11 heures 10, l’Aspirant LEMAITRE envoyé en liaison par le Commandant ROUVILLOIS rend compte au Colonel qu’une unité Américaine de l’importance d’un bataillon progresse sur l’itinéraire suivant : CLICHY, AULNAY-SOUS-BOIS – BLANC-MESNIL – Route nationale 17 – LA PATTE D’OIE – ROISSY-EN-France. Cette unité est flanc gardée d’une division américaine ayant pour axe de marche VILLEPINTE - LE MESNIL AMELOT - DAMMARTIN-EN-GOËLE.

 

À 12 heures 10 arrive au P.C du Colonel NOIRET le Commandant des F.F.I du secteur Nord de Paris, pour constituer un poste de surveillance à GONESSE.

 

GONESSE étant entièrement libre, cette personnalité s’y rend et à son retour vers 15 H 00, rend compte qu’il a trouvé, dans ce village, une section de F.F.I entièrement constituée et sous les ordres du Commissaire de police et qui assure la surveillance de ce point.

 

À 16 heures 30, un officier de la Compagnie PERCEVAL, envoyé en patrouille à GONESSE, rend compte qu’il a trouvé GONESSE libre, mais qu’il a aperçu à quelque distance des lisières Nord de Gonesse, une patrouille allemande de quelques fantassins et en arrière de celle-ci, un groupe d’une quinzaine de fantassins et un obusier d’infanterie. Ces renseignements complétés par des renseignements civils portent cet élément ennemi à environ 100 ou 150 hommes à pied.

 

Le Colonel NOIRET demande au Colonel commandant le G.T. D de faire exécuter un tir d’artillerie sur cette troupe.

 

Tir exécuté vers 18 heures 45.

 

Au cours de la journée des éléments Américains assez importants, dont des chars, dépassent nos positions de la MORÉE.

 

À la suite de cette avance, le Colonel décide de faire exécuter dans les unités du Régiment les remises en état du matériel, le recomplètement et la réorganisation du personnel nécessaire.

 

Vers 19 heures 00, tous les éléments américains se replient sans explication en direction de PARIS, sauf quelques éléments d’Infanterie Américaine à pied, tenant les lisières du terrain d’aviation du BOURGET.

 

En conséquence, le Colonel NOIRET fait reprendre les mesures de précaution :

-          Une compagnie alertée à gauche et à droite de la route Nationale 17.

-          Un escadron de chars prêts à intervenir en cas de nécessité.

-          Un peloton de mortiers prêt à exécuter les tirs préparés en avant de nos lignes.

 

BILAN DE LA JOURNÈE DU 29 AOÛT 1944

        ___________

GAINS   :        Néant

PERTES :        Évacués sanitaires       : 3 (du 4e Escadron)

 

                                                           ______________________

 

       Journée du 30 août 1944

              ---------------------

            Nuit sans incident.

 

            Vers 09 heures 00, des éléments de l’Armée Américaine, dont des chars de l’Artillerie automotrice, traversent nos lignes vers la N.17 se portent en direction du Nord.

 

            En conséquence, nos unités, sauf de légers éléments laissés en surveillance reprennent les travaux de remise en état et d’entretien du matériel, de recomplètement et de réorganisation du personnel, de l’habillement, etc.

                                                                       -----------------------

 

BILAN DE LA JOURNÈE DU 30 AOÛT 1944

 

PERTES & GAINS :    Néant

                                                                                                                                                                                                                    _________________

 

                                                                                                                                                                                                                  JOURNÈE DU 31 AOÛT 1944

                                                        ------------------------

 

Cette journée est consacrée à

-          la remise en état du matériel

-          le recomplètement du personnel

-          la réorganisation.

 

BILAN DE LA JOURNÈE DU 30 AOÛT 1944

 

PERTES & GAINS :    Néant

                                                                                                                                                                                                                                                                  _________________

 

                                                                                                                                                                                                               JOURNÈE DU 1er SEPTEMBRE 1944

                                                                       ------------------------

            Le PC du Colonel NOIRET est installé au BOURGET (extrémité Nord du terrain d’aviation, sur la N. 17).

 

            Cette journée est consacrée à la réorganisation et au recomplètement en hommes et en  matériel.

                                                                                                                                                                                                                                                                  _________________

 

                                                                                                                                                                                                               JOURNÈE DU 2 SEPTEMBRE 1944

                                                                       ------------------------

À 16 heures 30, le Régiment se rend à BLANC-MESNIL le VIEUX (P.C du Colonel rue du Plateau, N° 6) où nous recevons un accueil des plus enthousiastes de la part de la population qui avait été libérée par le Cdt ROUVILLOIS.

 



Les réactions

Avatar Michel BALEYTE

Mon père a participé a ces combats très durs du Bourget et de Blanc-Ménil!
Si vous le désirez, il est possible, d'avoir une borne de la Liberté et de demander le dossier à la Maison des Anciens de La 2° DB qui se situe à la gare Montparnasse
J'aurais le plaisirs de venir a l'inauguration de cette borne.
https://maps.google.com/maps/ms?msid=207629124342702144800.0004cdee3cb4b506e7023&msa=0&dg=feature

Le 10-07-2014 à 19:58:50

Avatar catherine frederic

moi aussi, mon père Mr CATHERINE Marcel qui faisait parti de la 1/3 rac de la 2eme db a participé a la liberation de paris jusqu'a BITCHE , là ou il a était blessé par balle, ma mère ma donnait des documents sur mon père, je suis en train de retracer son parcourt, si quelqu'un peu m'aider a retracer son parcours , merci a l'avance

Le 28-11-2014 à 20:05:42

Réagir


CAPTCHA